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Paulinho, parce qu’il n’y a pas que Neymar

Hier, le Temple du football, le Maracana, a rouvert ses portes. Et les artistes n’ont pas déçu. Oxlade-Chamberlain et Rooney ont inscrit deux buts magnifiques, mais le jeune Paulinho, pépite des Corinthians, s’est chargé d’égaliser en fin de rencontre.

« Oh non, pas Paulinho… » . A croire que Bixente Lizarazu était un avant-gardiste. En 2011, dans la pub Parions Sport, le nom d’un Brésilien fictif est cité. Deux ans plus tard, Batistos n’existe toujours pas, mais Paulinho est bien là. Hier soir, au Maracana (excusez du peu), il a inscrit son troisième but avec le maillot de la Seleçao, mais déjà, certainement, l’un des plus beaux de sa carrière. Sur un centre de Lucas, il se coordonne à l’entrée de la surface et expédie une superbe reprise de volée au fond des filets de Joe Hart. La plus belle réplique possible au chef d’œuvre tout juste réalisé par Wayne Rooney. Une juste récompense pour un joueur qui, depuis son arrivée aux Corinthians en 2010, a déjà tout gagné avec son club : championnat national, championnat Paulista, Copa Libertadores et Mondial des Clubs. Protagoniste absolu des succès de son équipe, Paulinho veut désormais relever deux défis, et non des moindres : devenir l’une des pièces maîtresses de la Seleçao de Scolari, avec évidemment vue sur le Mondial 2014, puis conquérir l’Europe, en atterrissant directement dans l’un des clubs les plus hupés du Vieux Continent. Peut-être même, qui sait, dès cet été.

20 millions ou être patient

José Paulo Bezerra Maciel Júnior. Voilà le nom complet de celui que tout le monde connaît sous le nom de Paulinho. Profil : un milieu de terrain technique, habile avec le ballon (est-il vraiment nécessaire de le préciser ?), positionné en tant que milieu défensif mais qui n’hésite jamais à se projeter vers l’avant, comme on a pu le voir hier soir. En trois ans chez le Timao (il débute tout juste sa quatrième saison), Paulinho a déjà inscrit 25 buts toutes compétitions confondues, preuve de son apport sur le plan offensif. Des chiffres et des prestations qui vont déjà baver nombre de clubs européens. L’été dernier, l’Inter avait tout fait pour griller la concurrence et le faire signer avant que son prix ne flambe. Mais l’affaire avait finalement capoté. Au mercato hivernal, Manchester City et le PSG n’ont pas caché leur intérêt pour le milieu de terrain. Mais encore une fois, rien ne s’était concrétisé. Ces derniers jours, il semblerait que ce soit la Roma, qui entretient de bonnes relations au Brésil, qui ait tenté d’établir un contact, annonçant un nouvel été de convoitises.

Mais faire bouger Paulinho sera compliqué. En effet, son président, Mario Gobbi, a maintes et maintes fois réaffirmé son intention de ne pas le laisser partir avant le Mondial 2014. « Je ne le vendrai pas ; je l’ai déjà dit à maintes reprises, je ne veux pas qu’il quitte le club » a-t-il affirmé. Bon, en même temps, c’est aussi ce qu’avait dit le président de Santos à propos de Neymar… A l’heure actuelle, les Corinthians ne possèdent toutefois que 55% des intérêts du joueur, après avoir racheté la partie détenue par la banque BMG. Le reste est détenu à 45% par le fond Audax, représenté par l’agent Thiago Scurto. Lors des dernières négociations de contrat, réalisé en août 2012, la clause libératoire a été fixée à 20 millions d’euros, avec un contrat qui expire en 2015. Pour ceux qui veulent le faire signer dès cet été, il faudra donc faire flamber la carte bleue. Ou être patient.

Un tour en Lituanie et en Pologne


Bon, 20 millions d’euros, c’est bien, mais les vaut-il ? A priori, oui. Au Brésil, on dit le plus grand bien de Paulinho, son arrivée aux Corinthians correspondant avec le retour aux succès du Timao. De fait, avant que Paulinho n’arrive au club, les Corinthians n’avaient plus gagné le titre national depuis 5 ans, et n’avaient jamais remporté la Copa Libertadores. C’est désormais chose faite, avec un Mondial des Clubs en prime. Starifié depuis son arrivée dans l’ancien club de Ronaldo, Paulinho n’a pas toujours été sous les projecteurs. C’est une partie quasi « secrète » de sa carrière, mais le jeune Brésilien a déjà joué en Europe ! C’était en 2006. Paulinho est alors âgé de 18 ans, et décide de quitter son club formateur, la Juventus-SP, pour signer un contrat d’un an au FC Vilnius, en première division lituanienne. Il débarque en cours de saison, plante trois buts, et permet à Vilnius de terminer à la 7e position. La saison suivante, le début de championnat est prometteur. Mais le 12 août, son contrat d’un an prend fin. Plutôt que de le renouveler pour au moins aller jusqu’au bout de la saison (en Lituanie, la saison commence en avril et finit en novembre), il s’engage avec le ŁKS Łódź, club polonais qui va aujourd’hui être relégué en troisième division.

A l’époque, le club est en D1, et Paulinho effectue une saison pleine, avec 17 matches au compteur. A la fin de la saison, il cède toutefois à l’appel du pays et rentre au Brésil. Il s’engage avec Bragantino, en D2 brésilienne. Il dispute une saison là-bas, et se fait remarquer en inscrivant 7 buts lors des barrages, ce qui ne permet toutefois pas à son club de remonter en D1. Mais les recruteurs ont tout suivi. Quelques jours après la fin de la saison, les dirigeants des Corinthians déboulent avec leurs gros sabots, et enrôlent le milieu de terrain. Là-bas, il devient l’un des éléments clefs de l’équipe, se fondant parfaitement dans le dispositif mis en place, à l’époque, par Mano Menezes. Mais c’est véritablement avec l’arrivée aux commandes de Tite, en novembre 2010, que Paulinho va pouvoir exprimer tout son potentiel et devenir le joueur (convoité) qu’il est aujourd’hui. Cet été, il va falloir suivre les tractations le concernant. Pas sûr, en effet, que le PSG, le Real Madrid, et Manchester City, l’aient si rapidement rayé de leur petite liste.

Par Eric Maggiori
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