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Patrice Évra est-il à l'abri ?

Incroyablement fébrile contre l'Islande dimanche soir à Valenciennes, Patrice Évra soulève de nombreuses interrogations avant le début de l'Euro. Comme si le maillot bleu tétanisait le Mancunien.

Kolbeinn Sigþórsson a 22 ans et découvre la vie à Amsterdam entre femmes de joie, stupéfiants et peintures. L'attaquant islandais de l'Ajax n'est personne sur le Vieux Continent. Pourtant, dimanche soir, le blondinet s'est amusé avec le capitaine de Manchester United, Patrice Évra. Sur les deux buts islandais, l'attaquant a profité des faiblesses du Français pour enfiler caramel et caviar. La prestation de l'ancien capitaine des Bleus est si consternante que sa convocation pour les 23 de l'Euro fut même remise en cause à un moment donné par une partie de la presse. À croire que l'histoire d'amour entre l'équipe de France et Patrice Evra est vouée à l'échec. Difficile de comprendre comment ce mec, encensé depuis près de six ans par sir Alex Ferguson, peut à ce point se planter, une fois la liquette bleue sur le dos. Depuis 2010, Évra doit composer avec Knysna, il le sait. Capitaine pendant le bordel sud-africain, son bagout et son trop plein d'assurance n'ont jamais plu. Pour beaucoup, le meneur, c'est lui. Pour son acte de syndicaliste, il a écopé de six matches de suspension à la sortie du dernier Mondial.

Derrière cette fierté permanente à peine dissimulée sous sa moustache, Évra s'est senti humilié. Lors de son retour en Bleu, il ne l'a pas caché. « Après Knysna, il fallait que quelqu'un prenne, c'est moi qui ai pris. C'est injuste, dans la mesure où certaines personnes ont dit que j'étais un meneur, c'est totalement faux. On a fait une erreur, on en est tous conscient. Je pense que je vais vivre avec cette cicatrice. J'ai envie de tourner la page, d'être une solution et pas un problème pour cette nouvelle génération. » Un mix entre Pascal le grand frère et John J. Rambo, le côté martyr en plus. Avec la blessure d'Éric Abidal, Patrice Évra se retrouve donc titulaire sur son aile gauche. Une aile au sens large dans l'esprit du numéro 3 de MU. Contre l'Islande, on l'a surtout vu au milieu de terrain, tenter d'apporter quelque chose offensivement (rien, en fait), au point de constamment délaisser son couloir. Défensivement, il a tout fait de travers. Marquage lâche, mauvais placement et brouillard tactique permanent. Sa première mi-temps ressemble à tout ce qu'il ne faut pas faire dans un match de football.

Clichy, le dindon de la farce

Pourtant, on devrait s'y habituer avec Évra, le joueur garde le moral. En conférence d'après-match, il avoue être « tranquille. On peut toujours faire plus. L’important était de gagner et de faire des montées et descentes. Il fallait faire travailler sa condition physique. Ce n’est pas là qu’il faut être à 100%, mais le 11 juin. On ne s’affole pas. » Voilà, le mec est serein. Sa prestation de merde ? Il ne s'y attarde pas, estimant que le problème est avant tout collectif. Les critiques sur son cas personnel ? Rien entendu. La concurrence ? Il ne connaît pas. C'était déjà ce qu'il laissait entendre lors de son retour en Bleu. « Quand j’ai pris mes six matchs de suspension, un journaliste avait demandé à Laurent Blanc si on reverrait un jour Patrice Évra en équipe de France. Il avait répondu, tout logiquement, qu’en six matchs, les autres prétendants avaient le temps de boucher cette place. J’ai été rappelé après un problème de santé d’Abi (ndlr: Éric Abidal) et il y a eu ce mini-tournoi en Pologne et en Ukraine où je pense que j’ai fait deux bons matchs. À partir de ce moment-là, je crois que j’ai marqué des points dans l’esprit de Laurent Blanc. J’ai senti une confiance et une satisfaction de sa part. » Oui, Évra parle de lui à la troisième personne. Rien de surprenant quand on connaît le type. Pis, Patou estime que personne n'a réussi à le griller dans l'esprit du sélectionneur. Entre son CV et son expérience des grands rendez-vous, c'est le meilleur. Enfin, c'est son avis. Le seul qui compte.


Aujourd'hui, Gaël Clichy, l'autre Mancunien, le bleu ciel, est le seul qui le titille sur son côté gauche. Le Citizen vient d'être sacré champion d'Angleterre en réalisant une fin de saison XXL. Moins costaud physiquement que son partenaire, Clichy a l'avantage d'être un meilleur footballeur. Surtout, l'ancien Gunner ne possède ni l'ego, ni le melon d'Évra. Reste à savoir si Laurent Blanc aimerait se lancer dans le tournoi avec un back-four inexpérimenté et sans forte tête (Debuchy-Rami-Mexès-Clichy avec Lloris dans les bois). Pour le moment, l'expérience d'Évra semble tenir la corde pour un rôle de starter en dépit d'une fin de saison compliquée. Dans les couloirs du camp de base anglais, on a largement commenté la prestation du Français, partenaire de club de certains Anglais. On dit le gaucher cramé. Cuit. Au bout du rouleau, physiquement. C'est con, c'était son point fort. Mais Clichy n'a pas dit son dernier mot. Si le Citizen avait la bonne idée de sortir un gros match contre la Serbie, demain, on pourrait assister à une redistribution des cartes. Après tout, Évra n'est plus à une désillusion près en Bleu.

Par Mathieu Faure
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