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Pato et les renaissances du sous-marin

Annoncé comme la relève de Ronaldo, puis tombé dans un anonymat dérangeant, Alexandre Pato retrouve le continent européen. Direction Villarreal et son Madrigal, un stade qui s’est fait une spécialité de faire renaître des carrières malmenées.

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Le 2 août 2007, l'AC Milan fête l’acquisition d’un jeune Brésilien de dix-sept ans. Neuf ans plus tard, Villarreal se réjouit du recrutement de ce même Auriverde. Pendant ce laps de temps, Alexandre Rodrigues da Silva, communément nommé Pato, a troqué son statut de successeur de Ronaldo pour celui de Golden Boy en perdition. Une carrière tronquée par un corps lâche autant que par une pression démesurée pour ses frêles épaules, mais qui n’empêche pas le Yellow Submarine du Castellon de miser sur lui pour les quatre prochaines saisons. « C’est un joueur qui arrive avec une envie énorme et la même volonté que nous avons d’être champions » , promet Fernando Roig, président d’un Villarreal qui a lâché trois millions d’euros aux Corinthians pour s’attacher ses services. Un montant bien loin des 22 millions astronomiques déboursés par le club de Silvio Berlusconi pour un minot de dix-sept ans, et qui conforte le dernier quatrième de Liga dans sa politique de transfert alliant jeunes promesses et paris offensifs. C’est que depuis son arrivée dans l’élite espagnole en 1998, Villarreal se plaît à ressusciter des cracks en puissance aux ailes brûlées.

Roig et Cordon, maîtres artisans


Ville aux 51 000 âmes en banlieue de Castellon de la Plana, capitale de la province éponyme, Villarreal est une exception européenne. Ou de la Ligue des champions, pour être précis. Plus petite agglomération à participer à la plus prestigieuse des compétitions de club – Monaco étant l’exception –, elle fait de son club de football son ambassadrice aux quatre coins du continent, offrant aux yeux des suiveurs du ballon rond un modèle de gestion inégalé. Dans le sillon d’un FC Séville disposant d’un bassin de population bien plus large, de finances bien plus importantes et d’une histoire bien plus ancienne, le Villarreal CF s’est construit autour de son ossature président-directeur sportif. Quand les Palanganas profitent du travail de Del Nido et de Monchi, le sous-marin jaune aperçoit en Fernando Roig et Antonio Cordon ses guides. Le premier, patron de la chaîne de supermarchés Mercadona, instaure une politique budgétaire inédite car intelligente en Espagne, tandis que le second, fin connaisseur du football sud-américain ainsi que de la formation de nombreux pays, flaire les bons coups et attire des joueurs confirmés mais revanchards.


De ce tandem séparé depuis tout juste un mois après dix-sept ans de bons et loyaux services – Antonio Cordon prenant les commandes de l’AS Monaco – découlent les transferts de Juan Roman Riquelme, Robert Pirès, Diego Forlán… Autant de réussites pour des joueurs offensifs alors dans le creux de la vague. En mal de confiance du côté d’un public blaugrana qui n’apprend jamais à aimer ses délices durant son seul exercice au Camp Nou, Riquelme débarque à Villarreal auréolé d’un statut de déception. Une réputation qu’il décolle de sa peau en quelques rencontres qui suffisent à faire du meneur de jeu de l’Albiceleste l’idole de tout le Madrigal. Autour de Riquelme, le submarino amarillo fonce vers une historique seconde place en Liga et échoue en demi-finales de Ligue des champions. L’exploit l’érige au rang de plus grand joueur de l’histoire de Villarreal, « un club dont il est à l’entière disposition » , en juin 2012 à la suite de la descente surprise en Liga Adelante. Grâce à la gestion de celui qu’il présente en « meilleur président de club qu('il ait) connu » , le club ne coule pas et, mieux, remonte au printemps suivant. Pour la réussite que chacun sait.


Soldado : « J’ai eu la chance de venir ici et de tout recommencer »


L’éclosion de Diego Forlán, en manque de tout à Manchester United, ou la seconde jeunesse de Robert Pirès, parti chafouin de son Arsenal, répondent au succès de Riquelme dans leurs registres respectifs mais avec la même réussite. Plus récemment, c’est Roberto Soldado, en perdition à Tottenham, qui retrouve le plaisir de jouer sur les bords de la Méditerranée. « J’ai eu la chance de venir ici et de tout recommencer, délivre-t-il au Guardian. C’est ce dont j’avais besoin : jouer au foot là où il n’y a pas trop de pression, où je peux travailler en paix, où le vestiaire a les pieds sur terre et désire grandir ensemble. » Un discours empreint de simplicité et de remerciement qui a sans aucun doute séduit Pato. Sous les ordres du méticuleux Marcelino Garcia Toral, toujours dans la force de l’âge, et avec la Ligue des champions à disputer, le Brésilien peut se rêver en nouvelle résurrection estampillée Villarreal après un énième revers, cette fois à Chelsea. Et en cas d’échec, les seuls trois millions d’euros dépensés pour sa venue n’auront rien de l’accident industriel pour les finances saines du sous-marin jaune. Une certaine vision du gagnant-gagnant.

Par Robin Delorme
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