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Pato, d’un transfert raté au PSG aux Corinthians

L’an dernier, pendant le mercato hivernal, Pato avait été à deux doigts de signer au PSG. Finalement, Silvio Berlusconi l’avait convaincu de rester. Un an plus tard, le joueur s’est engagé avec les Corinthians. Retour sur une année de lose totale.

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Dans le football, tout peut basculer très vite. Surtout lorsque l’on a des jambes en cristal. En un an, Alexandre Rodrigues da Silva, plus connu sous le nom de Pato, a connu une véritable descente aux enfers. Retour sur les faits. Lors des premiers jours du mercato hivernal 2012, une rumeur se répand comme une traînée de poudre : le PSG serait sur le point de faire signer Pato. En Italie, la nouvelle est confirmée. Le joueur, pourtant déclaré invendable par son président, va partir, convaincu par le projet de Leonardo et l’arrivée sur le banc de Carlo Ancelotti. Il n’y a plus qu’à signer le contrat, mais au dernier moment, coup de théâtre. Pato reste. Silvio Berlusconi a changé d’avis (sous l’influence de sa fille, Barbara, compagne du joueur ?) et a demandé au joueur de rester. Le Cavaliere s’assoit ainsi sur les 30 millions d’euros que le club parisien était prêt à débourser. Mais il est sûr de lui : « Pato représente l’avenir du Milan AC » . Oui. Encore faudrait-il qu’il soit en mesure de jouer. Car une semaine après ce refus de transfert à Paris, l’attaquant brésilien se blesse lors d’un match de Coupe d’Italie contre Novara, rencontre où il inscrit d’ailleurs le but décisif lors de la prolongation. Un long calvaire commence.

Le canard et le Cavaliere

Ce calvaire pourrait se résumer à un chiffre. 719. Comme le nombre de minutes disputées par Pato, toutes compétitions confondues, sur l’ensemble de l’année 2012. Soit 8 matchs complets. Une misère, pour un joueur qui va aller de blessure en blessure. De fait, jamais l’attaquant ne va réussir à récupérer pleinement ses moyens après la blessure face à Novara. Il revient un mois plus tard, se reblesse, se soigne, revient, joue un peu, se reblesse, et ainsi de suite jusqu’aujourd’hui. En un an, Pato n’a pas marqué le moindre but en Serie A, son dernier pion remontant au mois de novembre 2011, face au Chievo. Une véritable tristesse, lorsque l’on connaît le potentiel du joueur. De fait, lorsqu’il débarque à Milan en août 2007 pour 22 millions d’euros, Pato est considéré comme un futur crack. Pour son premier match avec le Milan AC, en janvier 2008, il marque un but à San Siro face au Napoli, se présentant ainsi face à ses nouveaux supporters.

La suite est belle. Pato, surnommé « il Papero » (le canard), claque beaucoup de buts et s’impose comme un titulaire indiscutable sur le front de l’attaque milanaise. Champion d’Italie en 2011, où il forme un redoutable trio d’attaque avec Robinho et Ibrahimović, il se voit bien rester toute sa carrière à Milan. Mais des pépins physiques commencent à l’enquiquiner, déjà à partir du mois de janvier 2010. Il se remet relativement vite des premières blessures, mais affiche toutefois une certaine fragilité. Fragilité qui va se confirmer en 2012, année maudite pour l’ancien de l’Internacional Porto Alegre. Depuis janvier 2010, Pato a en effet connu 16 blessures, dont 13 de nature musculaire. Silvio Berlusconi finit par se résigner. Il ne peut pas garder dans son effectif un joueur avec un tel salaire, surtout à une période où son club a été obligé de liquider ses talents pour renflouer les caisses. Après quelques jours de tractations, l’officialisation est donc arrivée ce matin : Pato quitte Milan et rejoint les Corinthians pour les quatre prochaines années. Le club de via Turati encaisse 15 millions d’euros, qui devraient servir à acheter un autre attaquant. Un mec pas blessé, de préférence.

Coup à trois bandes


Ironie : Pato va passer aujourd’hui une visite médicale aux Coritnhians. On se demande bien ce que le médecin du Timão va bien pouvoir lui dire. «  C’est bon, monsieur, vous êtes apte à jouer  » . Menteur. Pato, de son côté, quitte Milan avec une certaine mélancolie, après avoir compris qu’il ne pouvait plus assurer un rôle de protagoniste. « Je souhaite saluer, mais surtout remercier tout le monde. Du président jusqu’à toutes les personnes du Milan AC avec qui j’ai travaillé pendant ces années oubliables. Je pars au Brésil, aux Coritnhians, pour avoir la possibilité de jouer avec régularité. Ce ne sera toutefois pas facile d’oublier Milan. Je suis et je serai toujours lié à ce maillot, à ces couleurs et aux tifosi rossoneri. Ma plus grande pensée et mon plus grand merci leur sont d’ailleurs destinés » a-t-il déclaré. Mais derrière ce transfert, il y a, comme toujours, une stratégie du patron milanais. Le papa de Barbara a déjà anticipé la suite. « Pato a annoncé sa volonté de retourner au Brésil pour une année ou deux, nous promettant toutefois de revenir ensuite à Milan. Nous allons donc le faire signer dans la meilleure équipe d’Amérique du sud, les Corinthians, ce qui ne me semble pas une mauvaise solution » a-t-il affirmé.

En gros, un coup à deux, voire à trois bandes ? Silvio envoie Pato au Brésil pour retrouver ses moyens, sans s’encombrer de son salaire, pour ensuite le récupérer ? Ouais, pas con. Reste qu’en un an, la mentalité des dirigeants milanais a évolué. L’an passé, un joueur comme Pato avait été retenu. Un an plus tard, après les départs de Zlatan et Thiago Silva, Milan a compris qu’un renouvellement total était nécessaire pour repartir. Repartir de joueurs prometteurs, comme Stephan El Shaarawy. Pato, lui, n’est pas assez fiable pour construire les bases du nouveau Milan AC, celui qui, selon les dires de son président, « luttera à nouveau pour le Scudetto d’ici deux ou trois ans » . Ça tombe bien, c’est aussi le temps qu’il laisse à Pato pour retrouver sa meilleure condition physique. Alors, à dans deux ans, Alexandre ?

Par Eric Maggiori
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