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Pastore, l'émotif anonyme

Javier Pastore squatte de nouveau le XI parisien après une vilaine blessure à la cuisse. Contrairement à ses débuts franciliens, le numéro 27 se la joue discret. Comme si l'Argentin s'était fondu dans le collectif. Sans bruit. Et sans forcer.

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Avec Javier Pastore, tout est souvent question de chiffres. 42, c'est son prix en milions. Le détail que l'on balance chaque semaine à la face des dirigeants parisiens. Trop cher, trop jeune, trop inconnu. Trop de trop, en somme. 11, c'est le nombre de buts du Paris-SG qui portent la griffe du numéro 27 (8 buts, 3 passes). En 22 matches, c'est plutôt costaud. 22, c'est également son âge. Javier est un bébé. Un enfant. Un môme sur lequel on a fait peser l'ensemble des ambitions parisiennes. Alors oui, de temps en temps, l'ancien joueur de Palerme se rate. Il se perd sur le pré. Ne défend pas. Ne court pas trop non plus. Mais quand il se met en marche, la musique résonne et la magie opère.

Ancelotti, le mentor

Depuis son retour à la compétition contre Montpellier, le milieu de terrain a été impliqué dans au moins la moitié des buts de son équipe. Contre les Héraultais, par exemple, il est à l'initiative du mouvement qui amène l'égalisation. C'est son nouveau truc, ça. L'avant-dernière passe. Celle qui est souvent à l'origine du décalage. Preuve que le garçon a simplifié son jeu. Il est devenu collectif. Au sens premier du terme. Il n'y a plus El Flaco et les autres. C'est devenu un ensemble. Durant son absence hivernal, le PSG n'a pas tangué. Loin de là. Pis, avant d'affronter Caen ce soir, certains médias s'affolent plus de l'absence de Nenê. La présence de l'Argentin passant presque pour anecdotique.

Et comme le garçon se veut discret, ça arrange tout le monde. Six mois après ses débuts dans la capitale, Pastore reste une énigme. Il ne parle pas encore français, se fait discret en dehors du stade et semble être à l'écoute de son nouveau mentor, Carlo Ancelotti. Rien à voir avec les rapports crispants qu'il semblait entretenir avec Antoine Kombouaré. De son joueur, Carlo Ancelotti ne tarit pas d'éloges, d'ailleurs. En conférence de presse, le Mister se laisse aller : « Pour son rendement, sa position sur le terrain est importante. Je pense qu’il a besoin d’espaces pour montrer les grandes qualités qu’il a. Je pense que sa meilleure position, c’est d’être plus proche du milieu que de l’attaque, car il a les caractéristiques pour jouer plus éloigné du but  » .

Futur milieu relayeur ?

Milieu, c'est donc là que se jouera l'avenir de l'Argentin. Contre Dijon, suite à l'expulsion de Sissoko, il a passé près d'une heure au poste de milieu relayeur, aux côtés de Blaise Matuidi. Dans un position un poil reculée. Pourtant, il a été solide. Discret, appliqué, et juste. Sur l'ouverture du score, c'est lui qui délivre un amour d'ouverture pour Guillaume Hoarau. Sans parler de son coup du foulard le long de la ligne de touche, le numéro 27 s'est avéré efficace quand le jeu était face à lui. Même Rolland Courbis s'est laissé séduire sur les ondes de RMC: « On va encore dire que face à Dijon, Pastore n'a pas été extraordinaire. Non, il n'est pas extraordinaire, mais il a donné une passe de l'extérieur à Hoarau qui après sa glissade, a offert le but à Tiéné. Ce Pastore, à tout moment, est capable de faire un truc. Beaucoup de joueurs ne font pas des trucs aussi surprenants que lui. Quand je vois jouer Ederson, par exemple, on devine tout. Ça veut dire que les autres devinent aussi. Pastore est pour moi le gars qui apporte le petit plus à une équipe déjà talentueuse » .

Autrement dit, Javier est le X Factor du PSG. Son accélérateur de particules. Bizarrement, depuis quelques semaines, on laisse le joueur tranquille. On ne lui parle plus de son prix, de son rendement, de ses stats ou de son salaire. Alors que la France du football ne parlait que de lui en début de championnat, on le laisse actuellement tranquille. C'est simple, Javier est devenu un coéquipier comme un autre. C'est peut-être ça, sa plus grande réussite.

Par Mathieu Faure
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RahXephon Niveau : CFA
"Quand je vois jouer Ederson, par exemple, on devine tout. Ça veut dire que les autres devinent aussi." Ahahaha, tout à fait ça.

Chouette article, sinon.
Le_Touriste Niveau : DHR
Bien vu pour Ederson mais pour Robben c'est pareil tu le sais qu il va te mettre un crochet extérieur pied gauche ! Et bah pourtant il t enrhume ^^
Mario De Napoli Niveau : District
Pastore est un pur talent. Un joueur rare et percutant. Mais il manque une corde à son arc : la grinta. Ça devrait être dans ses gènes pourtant (sic). Il a tellement conscience de sa supériorité technique qu'il se complait souvent dans une nonchalance, certes, peu ostensible mais bien réelle. C'est ce qu'il lui reste à améliorer pour être incontournable en albiceleste.
Che cazzo fai! Niveau : DHR
C'est malheureux à dire pour AK47, mais le fait qu'il y a un grand coach qui absorbe toute l'attention des médias, permet aux joueurs d'évoluer plus librement avec moins de pression.

Et si Pastore ne fait pas un grand match, on ne va pas pointer du doigt l'homme qui coûte 42M€ mais plutôt louer le collectif du PSG.
chouette article, et puis laissons le temps au temps, ce gamin peut devenir un vrai monstre !
Perso je trouve que ça serait du gâchis de le faire jouer relayeur. Il est trop fort pour ça !
Ouep, article très cool. Pastore faisait rêver lors de ses premiers matchs et pendant son passage à vide pendant l'hiver j'ai été soufflé de voir à quel point il faisait une tête de petit chien triste ; preuve de l'importance de l'état d'esprit dans les performances des joueurs.
Dans ses derniers matchs, je l'ai bien bien kiffé : impliqué, adroit, collectif, montre beaucoup d'enthousiasme au moment de célébrer les buts. La seule chose, comme le dit Mario, qui lui manque, c'est la grinta. Il passe son temps à marcher et n'accélère qu'aux moments clés. Tout le contraire d'un Blaise Matuidi par exemple, qui n'est pas très technique mais qui fonçait partout, taclait, se roulait, allait au contact etc.

En tout cas j'espère qu'il connaitra bientôt le français, je pense que c'est dans l'intéret du PSG qu'il s'intègre vraiment dans l'effectif. Pour l'instant ça n'a pas l'air d'être le cas.
gastongaudio Niveau : Loisir
El Flaco ne sera jamais un joueur adepte de la "grinta"; son style de jeu s'apparente plutôt à celui de Riquelme, dont il est par ailleurs un grand fan. Pour que leur talent soit exploité au maximum ce type de joueur ne peut s’éparpiller dans un pressing défensif, et leur nonchalance va de pair avec l'imprévisibilité de leur passes aiguisées. une nonchalance qui laisse place à de l'explosivité lorsqu'ils se mettent à enchainer les dribbles dans de petits espaces. Carlo Ancellotti a d'ailleurs très bien compris comment gérer ce type de joueur contrairement à Kombouaré qui semblait éprouver une certaine jalousie vis à vis de cette pépite.
kickandbrush Niveau : DHR
ils aurait pue titrer bandeur anonyme à ce moment là de la saison ou un peu de talent et moins de nonchalance réveillerai mon décodeur canal+
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