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Pastore, c’est quoi le problème ?

Etincelant lors de ses premières sorties avec le PSG, Javier Pastore semble totalement déphasé depuis quelques rencontres. Triste, amorphe sur la pelouse, le joueur connaît une période de vide qui inquiète les supporters parisiens. Analyse.

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Parfois, les statistiques parlent mieux que n’importe quelle analyse. Javier Pastore a disputé, jusqu’ici, 13 matches de Ligue 1. Lors des 7 premiers, il inscrit 5 buts et distille 3 passes décisives. Lors des 6 derniers, il n’inscrit qu’un seul but, et n’offre aucune passe décisive. La scission entre les deux parties, c’est cette trêve internationale au cours de laquelle le joueur a parcouru des milliers de kilomètres, pour finalement ne disputer que sept petites minutes avec l’Argentine contre le Venezuela. Depuis ce petit voyage à l’autre bout du monde, Pastore semble le cousin éloigné du magnifique joueur admiré lors de ses premières apparitions avec le PSG. Alors quoi ? Que s’est-il passé pour que, de joueur décisif, Pastore devienne, en quelques jours, un acteur passif ? Plusieurs hypothèses, autant d’incertitudes, et beaucoup d’interrogations en suspens. La première chose qui choque, au vu des derniers matches de l’Argentin, c’est son attitude. Pastore a l’air triste. Il ne se bat pas, il ne court quasiment plus et, surtout, un regard de cocker a remplacé son sourire de gamin.

Maurizio Zamparini, le président de Palerme, qui l’a fait venir en Europe il y a quelques années, donne son point de vue. « Pastore est triste parce qu’il n’arrive pas à être déterminant. Cela n’a aucun rapport avec le choix qu’il a fait de signer à Paris. Pastore est heureux à Paris, je le sais. A Palerme, il avait aussi connu des moments de moins bien. D’ailleurs, déjà à l’époque, c’était lors de la période juste avant Noël. Peut-être une question de fatigue, de contrecoup de la trêve estivale » explique-t-il. La fatigue. L’ancien de Palerme semble effectivement accuser le coup. Cet été, il a participé à la Copa America en Argentine. Ne sachant pas de quoi allait être fait son avenir, il a prolongé ses vacances, et n’est arrivé à Paris que le 4 août, alors que le championnat reprenait deux jours après. A son arrivée, Pastore se donne un mois pour se préparer. Deux semaines plus tard, il est sur la pelouse face à Valenciennes. Si son immense talent et son enthousiasme ont, dans un premier temps, permis de cacher les effets néfastes de cette préparation tronquée, aujourd’hui, il faut se rendre à l’évidence : Pastore est cramé. Solution, aussi immédiate que délicate : du banc, beaucoup de banc, jusqu’à la trêve.

Pastore comme Zidane

En effet, avec ses 1601 minutes disputées depuis la mi-août toutes compétitions confondues, l’Argentin a de quoi être au bout de rouleau. Surtout qu’il n’a pas forcément le coffre de surhomme qui va avec. S’il est surnommé « El Flaco » , le maigre, c’est bien pour quelque chose. « Pastore est un petit moteur, comme Zidane à ses débuts. Quand il était à Bordeaux, Courbis le sortait régulièrement vers la 70ème minute, car il n'avait plus rien dans la chaussette. C'est à la Juve, où il s'est tapé des séances à vomir à la fin, qu'il s'est forgé une caisse d'athlète. Pastore n'en est pas là  » assure Bixente Lizarazu. En effet, à Palerme, Delio Rossi, son entraîneur, avait compris. Lorsque Pastore connaissait un coup de mou (l’an dernier, en novembre/décembre, la saison précédente, de septembre à décembre), le coach le laissait systématiquement sur la pelouse une heure. Jamais plus. Lors de matches contre le Milan AC ou Parme, Rossi avait même osé sortir sa pépite à la pause. Pour son bien. « Effectivement, je pense qu’il est particulièrement fatigué actuellement. Les seuls moments où il était moins décisif à Palerme, c’est lorsque sa condition physique était moins bonne. Cela affecte ses prestations » souligne justement Delio Rossi.

Si la fatigue semble une explication plausible au rendement en baisse de Pastore, elle n’est évidemment pas la seule. Pour Zamparini, l’autre problème, c’est la façon dont le joueur est traité par ses coéquipiers. Un souci qui l’aurait suivi de la Sicile jusqu’à la France. « Je pense qu’au PSG, on lui a donné trop vite trop de responsabilités, et il se peut que cela ait créé quelques problèmes au sein du vestiaire. A Palerme, déjà, il y avait eu des soucis de vestiaire, mais c’était plus une question de clans. Le clan des Italiens, contre le clan des étrangers. J’ai vu le match contre Nancy la semaine dernière. Il n’y a pas de jeu. Ce qui m’a frappé, c’est que personne ne donne le ballon à Pastore. Il faut lui donner la balle. Lorsque ses coéquipiers, à Palerme, ont compris ça, tout a été mieux » martèle le sulfureux patron sicilien. Donc, quoi ? Donner les clefs à Pastore et attendre l’éclair ? Oui, selon Zamparini. Mais pas seulement. « Les problèmes de Pastore se règleront lorsqu’ils changeront d’entraîneur » ajoute-t-il. Une petite bastos pour Kombouaré, qui, hier soir plus que jamais, semble avoir été lâché par ses joueurs. L’épisode Ancelotti a laissé des traces, qu’on le veuille ou non.

Docteur ès tactique


Du repos. De la confiance. Voilà donc les deux antibiotiques à prescrire à celui que les Qataris ont payé 42 millions d’euros. C’est tout ? Non. Aussi doué soit-il, Pastore a également besoin d’un léger recadrement tactique. Et ça, personne n’est mieux placé que Delio Rossi pour l’expliquer. « Pastore, c’est un joueur qui ne doit pas jouer trop devant. Ce n’est pas un attaquant. Dès qu’il est devant, attaquant de pointe ou seconde pointe, il est moins efficace. Lui aime jouer plus bas, dialoguer avec les défenseurs et les milieux. C’est à ce poste-là qu’il est le meilleur. Ce qu’il aime, Pastore, c’est être dans le vif de l’action » explique son ancien coach. Or, en matière de feux-follets, l’actuel technicien de la Fiorentina en connaît un rayon. Sous son aile, des joueurs comme Pandev ou Zarate ont exprimé leur meilleur football. A tel point que les entraîneurs qui lui ont succédé sont parfois allés lui demander des conseils. « Pourquoi Zarate marquait des frappes en lucarne avec toi, et n’arrive pas à la mettre au fond à deux mètres du but avec moi ? » . Le genre de questions qu’Edy Reja, coach de la Lazio après lui, a pu lui poser. On doute, néanmoins, que Kombouaré ne prenne son téléphone pour passer un coup de bigot à Rossi. Ses problèmes, il va devoir les régler tout seul. Oui. Encore faut-il qu’il soit encore l’entraîneur du PSG. La patience des Qataris a des limites. Et Pastore ne peut désormais plus lui servir de bouclier.

Tous propos recueillis par Eric Maggiori, sauf Bixente Lizarazu, par Dave Appadoo

Eric Maggiori
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