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Passi : « On va supporter les frères de la RDC »

Né à Brazzaville, membre du collectif Bisso na Bisso, Passi n’a jamais coupé les liens avec le continent qui l’a vu naître. Fou de foot depuis l’enfance, il compte bien suivre cette CAN gabonaise, même si son Congo-Brazzaville ne s’est pas qualifié. De retour sur scène en mars prochain pour une série de concerts de la tournée L’Âge d’or du rap français, le rappeur a zappé et maté avec nous la CAN, le foot africain, mais aussi l’équipe de France.

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On va commencer par la question qui fâche. Pas trop déçu par l’absence du Congo-Brazza à la CAN ?
Je suis forcément un peu déçu, mais vu que le Congo-Brazzaville n’est pas à la CAN, on va soutenir les autres Congolais. La République démocratique du Congo, son voisin, a une bonne équipe, elle a bien agi à la dernière CAN, c’est une bonne équipe d’outsiders. On va voir ce qu’elle va faire à cette CAN-là, ça peut être une confirmation.

Pour toi, que représente la CAN ?
Elle représente le football africain, les talents d’Afrique. Vu que je suis africain, ça me concerne aussi à la base. Parmi les joueurs présents, il y en a qui évoluent dans les plus gros championnats européens, et d’autres qui en feront partie dans quelques années. La CAN c’est aussi ça, voir la relève, les équipes qui montent, les pays qui fonctionnent au niveau du sport. Je la suis depuis des années. Même si on est chacun derrière notre pays, il y a un esprit commun. Le sport est une des cultures qui réunit, qui donne de l’espoir, qui montre aussi l’état d’esprit d’un peuple. Tout cela est réuni à la CAN. Regarder la CAN, c’est savoir quelle heure il est au niveau du foot africain.

Toi qui t’es toujours engagé pour l’Afrique, que penses-tu du football africain ?
On a des joueurs de qualité, de qualité internationale. Il y a des gros noms qui se sont inscrits dans les plus gros clubs européens, ou même mondiaux. Mais je pense qu’il y a toujours le même problème africain en général, si on avait de meilleures infrastructures, plus d’investissements derrière, le football en Afrique se porterait encore mieux. C’est toujours pareil, on a des joueurs de grande qualité, mais après on est beaucoup moins organisés que plein de pays du monde.

Tu as déjà pensé à t’investir dans le football africain ?
Vu que je n’y vis pas et que j’y vais seulement de temps en temps, pas pour l’instant.

« Le Gabon a eu sa part de souffrance, s’il peut y avoir un peu de sourire, un peu de joie pour les frères gabonais, c’est bien. »

La seule fois où le Congo a été champion d’Afrique, c’était en 1972, l’année de ta naissance, ça commence un peu à faire long, non ?
Oui, mais notre Congo-Brazzaville a connu des hauts et des bas ces dernières décennies. Ce sont des histoires qui mettent toujours du temps à se lisser, si je puis dire. Ça ne permet pas vraiment à la culture, à l’éducation, aux sports d’évoluer facilement. On en souffre un petit peu. Mais à la dernière CAN, on a bien été présents quand même. Là, je pense du coup qu’on va supporter nos frères de la RDC. On va voir leur parcours. Après, il y a aussi le Gabon qui est à côté, avec un Aubameyang qui cartonne. On va voir ce que ses potes et lui vont faire.

Toi qui parles de hauts et de bas au Congo, que penses-tu de l’organisation de la CAN au Gabon, qui connaît une période de tension ?
C’est bien que ça puisse faire redémarrer le pays, et donner un peu de joie à tout le monde. Les Gabonais, d’un bord comme de l’autre, ont tous eu la pression des élections, même si je pense que les périodes électorales ne sont pas de bonnes périodes dans tous les pays du monde. Le Gabon a eu sa part de souffrance, s’il peut y avoir un peu de sourire, un peu de joie pour les frères gabonais, c’est bien. En plus, c’est juste à côté du Congo. Entre la RD Congo et le Gabon, ce sont des pays avec la même culture que la mienne. Dons si ça se passe bien pour le peuple, c’est ça qui est important pour tout le monde.


Quelle équipe est ta favorite pour cette édition ?
L’Algérie est favorite. Elle peut faire mal si elle élève son niveau de jeu comme elle l’a fait face à l’Allemagne à la Coupe du monde. Elle a fait rêver toute l’Afrique, on était tous derrière les Algériens. On suit un peu tout le monde. Si le Cameroun déchire, on va kiffer le Cameroun. Si la Côte d’Ivoire brille, on va kiffer la Côte d’Ivoire. Le Sénégal aussi a une très, très bonne équipe. Il y a vraiment l’esprit panafricain derrière la CAN, même si on a une fierté pour notre région bien sûr.

Tu n’as jamais coupé les ponts avec l’Afrique, quel est ton lien avec ce continent ?
J’ai toujours gardé un lien fort avec l’Afrique. Musicalement, même avant de faire Bisso na Bisso, on allait faire des concerts avec le rap français en Afrique. J’ai une partie de ma famille qui est au Congo, j’ai aussi des amis qui bossent en Côte d’Ivoire, au Sénégal. On garde des liens, on fait des allers-retours quand on peut, on fait des concerts là-bas. Ça fait partie de notre double culture, on en profite. C’est important de rester connecté.

« Drogba et Eto'o, c’était une fierté pour l’Afrique, pour le football africain. Ils ont donné de l’amour à leurs peuples. »

Gardes-tu le souvenir d’une CAN en particulier ?
J’avais fait un titre pour la CAN 2002 qui se déroulait au Mali, ça s’appelait Mali 2002, on était six artistes africains (Cheb Mami, Youssou N’Dour, Papa Wemba, Femi Kuti, Rokia Traoré). On avait fait le lancement de la compétition, j’avais kiffé. C’est mon petit souvenir à moi, j’étais fier de le faire.

So Foot a récemment fait un Top 100 des joueurs africains, lequel est pour toi le plus grand joueur ?
Il y en a plein, ça dépend des époques. Moi, j’aimais bien Drogba et Eto’o, leur manière de briller en dehors du terrain, ce qu’ils ont fait au niveau du foot européen. Ce sont deux personnalités qui ont marqué leur époque. C’était une fierté pour l’Afrique, pour le football africain. Ils ont donné de l’amour à leurs peuples. Ce sont de beaux exemples. Il y en a eu d’autres et il y en aura d’autres.


Est-ce que tu suis le championnat congolais ?
Franchement ? De loin. J’ai mon équipe, celle de Dolésie d’où vient ma mère, j’essaye de savoir un peu ce qu’elle fait, mais je suis ça de loin. Honnêtement, je suis un peu plus la Ligue 1, parce que l’information est plus proche. Je vais au Parc de temps en temps, dès que je peux. Je suis mordu de foot depuis l’enfance, je m’intéresse aux résultats et je regarde des matchs dès que j’ai le temps.


Pour revenir à ta double culture, as-tu supporté l’équipe de France à l’Euro ?
J’ai suivi les Bleus pendant l’Euro. Moi, j’aime le foot. On est en France, y a l’équipe de France qui joue, je regarde. En France, on a de très bons joueurs, mais je trouve qu’on manque de temps en temps d’un finisseur. Mais sinon on a de très, très bons joueurs qui brillent. Quand l’équipe de France déroule, personne ne l’arrête.

« Les footballeurs dédient leur vie à leur sport, et quand ils essayent de respirer, la respiration peut être trop grande. Ils peuvent se faire piéger par la vie, tout le monde peut se faire piéger par la vie... »

En parlant de manque de finisseur, qu'as-tu pensé de la mise à l’écart de Karim Benzema ?
On est dans une période un peu difficile. J’ai trouvé ça dur, parce que c’est un bon joueur. C’est un élément qui a toujours brillé et qui a toujours été bon. Il fait partie des finisseurs qui nous manquent. Après, il y a un esprit d’équipe... Il aurait peut-être fallu que l’équipe le soutienne un peu plus. Mais tu n’es pas dans les vestiaires, tu ne sais pas comment ça se passe. Mais c’est un bon joueur, hein. C’est con qu’en France, on se passe, pour X raisons, d’une force qui nous permettrait de gagner.

Selon toi, le « climat » actuel a joué dans cette mise à l’écart ?
Totalement. On peut tous le dire. On est dans une période difficile, on sait tous ce qu'il se passe. Il y a ce discours sur l’exemplarité, du coup, c’est aussi aux joueurs de faire attention car ils sont surexposés, surmédiatisés, ils représentent la France. Il y a des pressions, mais il ne faut pas céder à ces pressions-là.


Penses-tu justement que les sportifs ont un devoir d’exemplarité ?
C'est surtout les politiques qui ont un devoir d’exemplarité ! Après, en fonction des métiers, en fonction des expositions, il y a des devoirs différents. Mais je pense, oui, qu’un sportif a un devoir d’exemplarité. Mais ça se joue aussi au niveau de la performance. Ils dédient leur vie à leur sport, et quand ils essayent de respirer, la respiration peut être trop grande. Ils peuvent se faire piéger par la vie, tout le monde peut se faire piéger par la vie. Mais en France, dès que ça t'arrive, on oublie ta performance. Je trouve ça dommage. Quand on veut gagner, et qu’on peut gagner grâce à des grands sportifs, tant que ça n’est pas trop grave, on ne devrait pas se passer de leurs forces.

Pour terminer, dans Je zappe et je mate, tu rappais : « Troisième mi-temps, Tout le sport, je suis fou de Téléfoot...
(Il coupe) je suis la télé du dimanche, L’Équipe du dimanche me branche.  » Je suivais beaucoup L’Équipe du dimanche, ça me permettait d’avoir un point sur le niveau du football européen. Tous les dimanches soir, tu avais le droit à ton petit résumé de ce qu'il s’était passé dans les grands championnats européens. C’était une pure émission !



Par Maeva Alliche
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