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  3. // Naples-Nice (2-0)

Pas si triste Nice

Nice a perdu, et a surtout été dominé à peu près partout. Oui, mais. Mais quoi ? Mais en arrivant au San Paolo avec des doutes et en ayant fini le match à neuf contre onze, les Aiglons auraient pu s'en tirer beaucoup plus mal.

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Naples, le San Paolo, le public plein de maboules, les grognards de Sarri... Depuis que Nice a appris qu'il allait se coltiner le Napoli pour gratter un ticket pour la Ligue des champions, le petit monde du Gym attendait ce 16 août avec un sourire mi-excité, mi-inquiet. D'un côté, il y avait la promesse d'un match alléchant qui ne demandait qu'à partir dans tous les sens, ce qui caressait dans le sens du poil tous les amateurs de beau jeu. De l'autre côté de la balance, ce petit coup de flip habituel chez ceux qui savent qu'ils ont tiré le pire numéro au tirage au sort. Comme tous ceux qui ne savent pas vraiment où ils foutent les pieds, les Niçois ont fait la liste des pour et des contre, histoire de savoir s'ils devaient bomber le torse ou non. Dans la colonne de gauche, il y avait l'élimination de l'Ajax au tour précédent qui prouvait que les bonshommes de Favre en avaient sous la pédale. Dans celle de droite, ce début de saison tout pourri en Ligue 1 et une défaite à domicile il y a quatre jours contre Troyes. Du coup, l'OGC débarquait au San Paolo un peu chancelant, sûr de ses forces, mais affolé par ses lacunes, et sans quelques gros bras qui font toujours le boulot, Balotelli en tête. Quant au gentil Sneijder, eh bien on attendra un autre soir avant de voir ce qu'il donne. En face, derrière la crête furieuse de Marek Hamšík, les cinglés du Napoli se posaient moins de questions et commençaient à pilonner la cage de Cardinale dès le « Hajime ! » de l'arbitre.

Du cauchemar à l'enfer


Nice a perdu. Nice a été dominé. Nice a galéré en défense, Nice a galéré en attaque, Nice a flanché un peu partout. Certains joueurs ont été carrément à la ramasse, avec Malang Sarr en figure de proue des laborieux. Ceux qui ont voulu se montrer ont animé quelques actions, mais ont souvent oublié de faire le geste juste, à l'instar de Saint-Maximin. Sur sa ligne, Cardinale a fait du Cardinale. Solide quand il fallait stopper les tirs, vilain comme tout quand il fallait faire autre chose. L'ouverture du score est pour sa pomme, et directement liée à sa sortie de malvoyant. La soirée niçoise a commencé à virer au cauchemar quand Jallet a envoyé ses genoux dans le buffet de Mertens, à la limite de la surface, monsieur l'arbitre optant quand même pour le penalty. Elle a carrément sombré dans l'enfer quand un carton rouge est venu humidifier les yeux de Koziello, imité dans la seconde par Pléa, coupable d'avoir voulu négocier un peu trop rudement avec l'homme au sifflet.

Seri transparent


À dix minutes de la fin, Nice se retrouvait à neuf avec une défense en délicatesse, un Seri transparent, et une attaque incapable de cadrer un tir. Une sacrée panade. Mais à l'ombre du Vésuve, les Niçois ont découvert qu'un volcan pouvait gronder et trembler sans tout démolir sur son passage. Nonchalants et presque suffisants en fin de match, les Napolitains ont jeté à la poubelle un petit paquet d'actions où ils n'avaient plus qu'à pousser le ballon au fond. Une bonne manière de faire rire les copains avec l'air de dire « Hé, regarde comment qu'on domine ! » , mais aussi un bon moyen de ne pas tuer la partie. Résultat, Naples ira à Nice avec deux buts d'avance. C'est bien, sans être suffisant pour être tranquille. Et à nouveau, avant le match retour, Nice aura le sourire un peu gêné de l'équipe qui sait que l'élimination lui pend au nez et qu'elle ne serait pas humiliante, mais aussi que l'exploit est possible.

Par Alexandre Doskov
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