1. // Bundesliga- Hertha Berlin

Pas si bon d'avoir les boules

Présent depuis 1997 dans l'élite, le Hertha Berlin voulait réveiller la fibre footballistique d'une ville au destin sportif tourmenté par l'Histoire. Las, faute de budget, de cohérence sportive aussi, die Alte Dame (la vieille dame) se meurt. La défaite de samedi face à Nuremberg enterre ses derniers minces espoirs de maintien. Retour sur un gâchis né au printemps dernier.

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Un club de la capitale en crise, victime d'un recrutement raté, d'une absence de jeu et de la violence de ses supporters. Ça vous dit quelque chose ? Il s'agit bien sûr du Hertha Berlin, lanterne rouge de la Bundesliga depuis la 6ème journée. Samedi après-midi, le match face à Nuremberg avait l'allure de quitte ou double. Revenus quelque peu dans la course à un maintien miraculeux, les Berlinois accueillaient le premier non relégable, le FC Nuremberg, 15ème à six longueurs. Un match à ne pas perdre pour des supporters à bout de nerfs bien décidés à faire saisir aux joueurs l'enjeu de la rencontre ( « Le match de notre vie, vous l'avez entre vos mains » clamait la banderole des Hertha Fans, le principal groupe de la OstKurve, le virage occupé par le kop du Hertha).

Une dernière chance complètement ratée. La faute à Bunjaku d'abord, auteur de l'égalisation à l'heure de jeu puis surtout de Charisteas, buteur assassin dans les arrêts de jeu. Et même pas de la tête s'il vous plait, mais d'un plat du pied droit, qui trompe de près Drobny ! Vraiment trop pour les “Herthaners” qui laissent immédiatement éclater leur colère, tentant d'envahir le terrain avant de mettre à sac le sinistre Olympiastadion.

Morose fin de saison et douloureux souvenirs...

Triste destin que celui du seul club de la capitale à s'illustrer en Bundesliga. Le destin et les ambitions sportives déjà tourmentées par trente ans de mur, le voilà qui rechute après trois saisons génératrices des plus beaux espoirs. Plus dure est la chute disent certains... Éliminé de la Coupe d'Allemagne, rossé par Benfica en Europa League (4-0 au match retour), le Hertha n'a plus rien à espérer de sa fin de saison. Retour il y a tout juste un an. Presqu'une éternité dans l'histoire du club. Avril 2009, l'Olympiastadion fait le plein (chose quasi unique pour une ville pas forcément portée par la fièvre footballistique, faute de palmarès) pour célébrer la place de leader de son club résident avançant dans la foulée d'un super Andrey Voronin (prêté par Liverpool).

Le chouchou Pantelic non renouvelé

Aux espoirs de titre, la fin du printemps répond par un dur retour à la réalité. La Ligue des Champions s'échappe à la dernière journée et l'Ukrainien s'envole faute de budget (malgré une dernière "braderie" des Reds, le proposant à 5 millions d'euros). Même l'icône Pantelic (oui oui, l'ex lofteur du PSG, auteur à Berlin de 46 buts en quatre saisons !), en froid avec le coach d'alors, prend la poudre d'escampette, préférant vivre à l'ombre du phénomène ajaxiste Suarez. Censé les remplacer, le recrutement estival de l'entraineur Lucien Favre (basé sur des vidéos...) reste l'un des plus grands flops de la Bundesliga. Faute de contrepoids dû au licenciement du manager Dieter Hoeness (le frère d'Uli, président du Bayern) en fin de saison ?

Qu'importe, le bilan est implacable. Le Hertha retrouvera en mai prochain la Bundesliga 2, quatorze ans après sa montée. Vingt ans pile après la réunification. La ville a su se moderniser mais son football reste en chantier. Au revoir, “Herthaners” ! Une petite consolation tout de même ? En Bundesliga 2, joue l'Union Berlin. Ça promet de beaux derbys.

Guillaume Bardou

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