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  2. // Marseille/Lyon (1-1)

Pas fou fou

Sans Cris, Toulalan, ni Gourcuff, l'OL a obtenu un nul sur la pelouse marseillaise. L'OM a manqué d'efficacité. Surtout Gignac.

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Des deux Olympiques, c'est le lyonnais qui se montre le premier dangereux, autour de Bafe Gomis. En ce début de match, Marseille n'arrive ni à récupérer le ballon, ni à bien l'utiliser. A domicile, Didier Deschamps a opté pour une configuration offensive, voire progressiste. Lucho et Cheyrou sont milieux relayeurs. Rémy, Valbuena et Ayew composent une ligne de trois en soutien de Gignac. C'est un peu léger à la récupération, mais ça commence à venir. Grâce à un bon travail collectif, Marseille prend possession du ballon. Entre Lucho, Valbuena et Rémy, le jeu de l'OM penche à droite. Autour d'Ayew arrivent les premières offensives sur la gauche : Marseille a vraiment pris le match à son compte. Sur un coup-franc tiré depuis la droite, le ballon finit sur Gignac seul au deuxième poteau, mais son but est refusé pour une position de hors-jeu de Rémy, qui, en essayant de reprendre la frappe, a bien fait action de jeu. C'est con. Marseille pousse ; Lyon est acculé. Tout en puissance et en percussion, l'OM récupère le ballon haut, et envoie vite devant. Un jeu animal, comme dirait Guardiola.


Licha sauvage

Alors Lyon laisse passer l'orage, et ne panique pas. Son organisation est plus conservatrice, avec un milieu Gonalons - Makoun - Kallström. Devant, Gomis peut se créer une position de frappe à partir d'un rien, comme sur ce long ballon de contre où il résiste à trois défenseurs, joue un peu dos au panier puis envoie des vingt mètres. Au-dessus. Ce n'est que partie remise. Deux minutes plus tard, Bastos part dans le dos de Taïwo, les Gones sont à trois contre deux. Le Brésilien centre fort à ras de terre, Jean Deux laisse passer, Lisandro claque un crochet, puis nettoie le filet du gauche. 0-1.

Les Marseillais se sont fait aspirer comme des bleus. Privée de Diawara et M'Bia, la défense aussi imposée qu'expérimentale de Didier lui coûte cher. Les Lyonnais ont certes bien joué le contre, mais le placement de Taïwo les a bien aidés. Et comme dans l'axe Fanni fait ce qu'il peut et Heinze n'arrête pas de se trouer... Gomis gagne le duel, puis ouvre dans le dos, encore, de Taïwo pour Bastos qui met la balle du 2 à 0 de peu à côté du poteau. Mi-temps, bien résumée par le match dans le match entre Lucho et Licha. Lucho dans une position reculée de milieu relayeur a touché plus de ballons pour peu de résultats quand Licha a eu trois ballons, et en a foutu un au fond.


Petit Vélo moteur

« Allez allez » , Didier Deschamps essaie de remotiver ses troupes. Marseille est mieux. Plus motivé, plus haut, plus volontaire. Et le résultat ne se fait pas attendre. Sur une frappe aux vingt mètres de Cheyrou, Valbuena vient coller son pointu pour tromper Lloris. Malin. Et décisif. 1-1. Les deux Olympiques sont maintenant à égalité, il reste quarante minutes pour faire la différence. Le momentum est clairement pour les ouailles de Deschamps. A nouveau, les Rhodaniens essayent de calmer le jeu. C'est d'abord une grosse frappe de Gonalons (puissant, discipliné et dur sur l'homme, le gone baby gone est un futur grand). Puis, après tergiversation makounienne, un plat du pied de Gomis qui passe de peu à côté. Ensuite, une reprise à bout portant de Bastos au-dessus. Marseille a du répondant, Valbuena ne s'arrête jamais de courir. 65è, la partie s'est équilibrée, les forces se neutralisent ; les entraîneurs vont pouvoir commencer à utiliser leur banc.


Beaucoup de changements pour rien

Entre ici Fabrice Abriel pour, surprise, Mathieu Valbuena ; Lucho monte d'un cran. Puis c'est un autre Argentin, Delgado, qui entre en jeu pour Bafé Gomis ; Bastos prend la gauche, Lisandro passe dans l'axe. Les deux coachs conservent le même système mais replacent leurs meilleurs joueurs. C'est bien, il reste quinze minutes à jouer. Et le match aurait pu être plié sur la traditionnelle boulette de Diakhaté (tête en retrait trop molle), mais Gignac ne peut en profiter. Pire, il laisse sa place à Brandao. Marseille, à domicile et deux points derrière Lyon au classement, se doit d'aller chercher la victoire. Lyon pourrait se satisfaire d'un nul. Reste que Puel fait entrer Briand pour Bastos. Delgado passe à gauche et se retrouve aussitôt à la conclusion d'un beau contre collectif, mais voit sa frappe contrée. Les ouailles de Puel cherchent clairement la victoire. Marseille aussi. Ils se sont un peu endormis, mais poussent poussent poussent dans les derniers instants. Malgré les bananes de Brandao, les déhanchements d'Ayew et les dégagements douteux de Lovren, ils n'y parviendront pas. Au classement, ils devront toujours regarder Lyon d'en bas.

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Meilleur moment du match: la 100ème minute et Gerets qui fait fermer la gueule de Pierre Ménès qui répond par... une imitation d'accent belge pourrie!
Sérieux ? Merde j'ai raté ça ! Y'a pas une vidéo de la scène ? Ou alors faîtes moi une retranscription de ce qui s'est dit, ça devait être limite jouissif !
Mathoux : "Alors je vais vous poser une question piège, si vous étiez entraîneur de l'OM, quelle attaque feriez-vous jouer ?"
Gerets : "Laissez moi deux semaines à l'entraînement avec les joueurs et je pourrai vous répondre, sans ça je ferais comme les journalistes et je parlerais sans savoir (petit regard vers Ménès) , n'est-ce pas, mon ami ?"
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