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  2. // River/Boca (1-0)

Pas de quoi se pavaner

Les deux clubs de Buenos Aires ont livré un piètre spectacle hier soir au Monumental. A l'image de leur sombre actualité. Grâce à sa victoire, River Plate sort un peu la tête de l'eau.

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Des passes qui n'arrivent jamais, des ballons qui terminent leur course dans les panneaux publicitaires, des joueurs qui se tordent de douleurs plus ou moins fictives sur la pelouse : ce nouveau Superclasico avait vraiment mal démarré. Après une première mi-temps insipide durant laquelle l'unique soubresaut fut un ballon expédié par le latéral platense Paulo Ferrari au-dessus de la transversale du portier bostero, River Plate a finalement pris le dessus sur son rival historique. Alors que les Millonarios avaient encore en travers de la gorge une main dans la surface non-sifflée par Hector Baldassi, l'arbitre argentin de la dernière Coupe du monde, et que Riquelme, invisible en première période, observait depuis le banc la suite de la rencontre, Jonathan Maidana, un ancien de la maison xeneize, parvint à s'élever au-dessus de tous pour smasher le ballon dans la cage de Javier Garcia sur corner (54e).

L'ombre de Riquelme


Palermo a eu beau multiplier les courses et les déviations de la tête, rien n'y fit : à aucun moment Boca ne donna l'impression de pouvoir inverser la tendance dans cette triste parodie de football. Avançant la peur au ventre, les deux formations, coupées en deux pendant la majeure partie de la rencontre, n'ont jamais su enthousiasmer le public du Monumental. River, qui obtient sa première victoire depuis sept matchs, a toutefois montré plus d'envie et à peine plus de jeu pour empêcher son adversaire de se montrer menaçant. Juan Pablo Carrizo, le portier local, n'a ainsi pour ainsi dire jamais vu la balle de la partie. La sortie de Riquelme, blessé, n'a pas changé grand chose au cours du match, tant le numéro 10 de Boca a manqué d'influence lors des quarante-cinq premières minutes.

Le dernier soupir de Borghi


Arrivée cet été en provenance d'Argentinos Juniors, Claudio Borghi -qui n'a récolté que dix-sept points en quatorze matches lors de ce Tournoi d'ouverture- déjà fragilisé avant cette défaite, devrait suivre le même chemin qu'Angel Cappa, remercié la semaine dernière du côté de Nuñez. Roberto Pompei, déjà venu jouer les pompiers de service en avril dernier, devrait assurer l'intérim lors des cinq dernières journées du Tournoi, en attendant la nomination d'un nouvel entraineur, qui pourrait être Julio César Falcioni, actuellement sur le banc de Banfield -avec qui il a été sacré champion voici un an- ou Blas Giunta, un ancien Xeneize aujourd'hui à la tête du club de seconde division Almirante Brown. Avec une mission similaire à celle confiée à Juan José Lopez à River Plate : remettre sur pied une équipe compétitive pour l'an prochain.

Alejandro Carbone, à Buenos Aires

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