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Pas de Mondial 70 pour l'Argentine

L'Argentine fut le grand absent de la mythique Coupe du monde 70. La faute à une préparation chaotique et au Pérou de Teófilo Cubillas.

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Une série de fiascos et de forfaits. Voilà à quoi pouvaient se résumer les relations de l'Argentine avec la Coupe du monde depuis l'après-guerre. Une exception : la World Cup 66, où l'Albiceleste avait menacé l'Angleterre, en quart de finale, avant qu'un arbitrage maison ne favorise son élimination. Cette exception confortait les dirigeants argentins dans leur conviction qu'on jouait sur les bords du Rio de la Plata une forme supérieure de football. En Argentine, les héros vaincus de 1966 étaient d'ailleurs considérés comme des « champions moraux » . Alors pourquoi se préparer dans des conditions idéales ? Pourquoi s'astreindre à programmer ? Et, tout simplement, pourquoi faire preuve ne serait-ce que d'un peu de sérieux, puisque le talent peut vaincre seul ?

Le tournoi qualificatif pour la Coupe du monde 1970 s'étalait sur un gros mois d'été 69. L'Argentine cohabitait dans un groupe à trois avec la Bolivie et le Pérou. Le premier de la classe validerait son billet pour le Mexique. Une mission à la portée de l'Argentine. En apparence… Car il fallait se coltiner l'altitude bolivienne, tandis qu'au Pérou, une génération dorée grandissait, menée par Teófilo Cubillas. L'Argentine ne s'était pas vraiment préparée pour l'échéance capitale de l'été 69. Ou plutôt, s'était très mal préparée. Depuis 1966, six sélectionneurs s'étaient succédé sur le banc de l'Albiceleste, otages des luttes intestines qui agitaient la tête de la Fédération. Finalement, le mythique Adolfo Pedernera (membre de la Maquina de River Plate) concluait un cycle qu'il avait inauguré quatre ans auparavant. Son deuxième mandat débutait quarante-cinq jours avant le tournoi de qualification pour la Coupe du monde. La planification réduite à sa plus simple expression.

Cinq mois auparavant, les dirigeants argentins avaient toutefois pris des mesures qui indiquaient qu'ils comptaient se présenter dans les meilleurs conditions possibles à la Paz, premier étape du tournoi éliminatoire. Un séjour dans la capitale bolivienne avait été organisé pour sélectionner les joueurs qui répondraient le mieux à l'altitude. Les enseignements de cette escapade seront finalement jetés à la corbeille par le nouveau staff. Les joueurs se pointeront à La Paz quelques heures avant le coup d'envoi, et une simple injection devait suffire à les faire courir comme des lapins à 6000m d'altitude. Résultat : 3-1 pour la Bolivie. Dans la foulée, l'Argentine s'incline au Pérou (1-0).

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Au moment de disputer le dernier match du tournoi, l'Albiceleste se retrouve dos au mur. Après avoir battu la Bolivie (1-0) en bénéficiant d'un pénalty généreux, elle doit impérativement l'emporter face au Pérou, pour revenir à hauteur de ses deux rivaux. Trois matchs seraient alors organisés au Paraguay pour départager les concurrents. Pour faire pencher la balance du côté des ouailles de Pedernera, la Fédération argentine décide de faire de la Bombonera et de ses tribunes rugissantes le cadre de ce match vital. Pas de chance, la Bombonera n'a jamais vraiment réussi à l'Albiceleste, et ce ne sera pas non plus le cas ce 31 août 1969.

Sur le terrain de Boca Juniors, le Pérou va maîtriser son sujet. À la 63e, Cachito Ramírez ouvre le score. Dirigés par le Brésilien Didi, les Péruviens se créent les meilleurs opportunités, mais l'Albiceleste finit par arracher un pénalty généreux à la 80e minute. « Je me suis pris volontairement les pieds dans les jambes de De la Torre » , reconnaîtra plus tard ce filou d'Alberto Rendo. Réduite à recourir aux talents d'acteur de ses joueurs, l'Albiceleste va céder à nouveau à la 82e minute. Fin de l'histoire ? Non, car malgré le chrono qui court contre eux, les locaux refusent d'abdiquer. À la 92e minute, la Bombonera rugit à nouveau après une géniale improvisation de Rendo. L'Argentine croit même arracher sur le fil sa qualification pour la Coupe du monde dans les dernière secondes des arrêts de jeu. Le ballon vient bien secouer à nouveau les filets péruviens, mais le but n'est pas validé, la faute à une charge préalable sur le gardien de la Rojiblanca. Le talent ne peut pas tout. La grinta non plus.

Par Marcelo Assaf et Thomas Goubin
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