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Park Jong-woo, un îlot dans la godasse

Dans une forêt de Park se détache Park Jong-woo. Personne ne connaît sa ganache et les chances qu'il dispute la moindre minute au Brésil sont infimes. Pourtant, il est l'homme par qui le bordel est arrivé. Découverte d'un milieu capable de filer des suées aux diplomates.

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On a tendance à l'oublier, mais la Corée du Sud a terminé sur la troisième marche du podium du tournoi olympique de Londres 2012. À la faveur d'une victoire dans la petite finale sur le Japon. 2 à 0. Lors de la remise des médailles, à Wembley, les guerriers Taeguk savourent leur succès. À l'exception notable de Park Jong-woo, un des artisans du joli parcours. Ce dernier a été recalé du protocole par le Comité international olympique (CIO). Motif ? L'athlète a brisé l'omerta politique de rigueur selon la charte des JO en affichant ses opinions à l'aide d'une pancarte sur laquelle était inscrit : « Les Dokdo sont à nous. »

Grain de sel sur une plaie diplomatique

À l'époque, Park Jong-woo évolue au Busan IPark en K-League après avoir été formé à l'université Yonsei. C'est un récupérateur besogneux à qui l'habit de joueur de l'ombre va comme un gant. En 2014, il rejoint le championnat chinois et son compatriote Jang Hyun-soo au Guangzhou R&F : «  Les dirigeants semblent vraiment croire en moi. J'ai donc été très touché par leur offre. En plus, ce club possède un entraîneur de renom en la personne d'Eriksson. Il peut m'aider à poursuivre ma progression  » , déclare-t-il à la FIFA. Effectivement, aux côtés du technicien suédois qui aimait les massages, il se perfectionne défensivement, allant jusqu'à dépanner à l'occasion en défense centrale. Malgré des progrès manifestes, il lui préfère Hong Myung-bo question coaching : «  Il reste le meilleur entraîneur avec qui j'ai eu la chance de travailler. Je suis convaincu que nous pouvons franchir un nouveau palier au Brésil. » Hong dirigeait l'équipe olympique avant de prendre les rênes de la sélection.

En un mot comme en mille, Jong-woo aurait dû rester un élément méritant de la sélection sud-coréenne jusqu'à ce qu'il se signale aux Jeux olympiques. Avant cette fameuse petite finale, le président sud-coréen Lee Myung-bak fait escale aux Dokdo, ou rochers Liancourt en français, source de contentieux et que se disputent Nippons et Sud-Coréens notamment en raison de prometteurs gisements gaziers. La suite ? Dans l'effervescence de la victoire, Park Jong-woo se saisit d'une pancarte dans le public, la brandit torse-poil et ajoute son grain de sel sur une plaie diplomatique encore vive.


«  Sans arrière pensée politique, ni préméditation  »

Défendu par Hong Myung-bo, il reçoit également le soutien étonnant du Japonais Keisuke Honda louant un patriotisme qui fait défaut à ses compatriotes. Gênée aux entournures, la Fédération sud-coréenne se désolidarise et évoque une attitude « impulsive, sans arrière-pensée politique, ni préméditation » . Cependant l'armée du pays y voit un acte « courageux » . D'ailleurs, la question militaire se pose. Doit-il être exempté du service militaire pour bons résultats sportifs ? Ou servir sous les drapeaux comme chaque Coréen en âge, puisqu'il n'est pas officiellement médaillé ? Au surplus, Jong-woo est sous le coup d'une double enquête : celle du CIO qui se prépare à fondre le bronze de sa breloque, et de la FIFA qui ouvre une procédure disciplinaire. De son côté, la Korean Football Association pond une lettre d'excuse en anglais à son homologue japonaise. La missive entretient la polémique puisqu'elle contient une vingtaine d'erreurs de syntaxe et de grammaire, tandis que les médias locaux critiquent un exercice de repentance. Finalement, la FIFA retarde les débuts de Jong-woo avec les A en lui infligeant deux matchs de suspension et pas loin de 3 000 euros d'amende. Trois mois plus tard, il recevra sa médaille : « sans publicité, ni trompettes » , à la demande du CIO. Tout ce temps, Jong-woo a gardé le silence. Aveuglé par les pleins phares de la médiatisation, il s'est tapi là où il est le mieux. Dans l'ombre.

Par Adrien Rodríguez-Ares
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