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  2. // PSG/Salzbourg (3-1)

Paris se donne des ailes

Le PSG n'aura douté qu'un quart d'heure. Le temps de chauffer le moteur et de trouver ses automatismes. Comme souvent depuis le début de saison il a fallu attendre l'ouverture du score pour voir les Parisiens se libérer. Après quoi le match était plié.

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PSG – Red Bull Salzbourg (AUT) : 3-1


Buts : Nenê (35eme, sp), Bodmer (44eme) et Menez (67eme) pour le PSG - Sekagya (87eme) pour Salzbourg

Pour ce premier match d'Europa League de la saison, Antoine Kombouaré avait l'intention d'aligner « la meilleure équipe possible » face aux modestes Autrichiens du Red Bull Salzbourg. Javier Pastore et Diego Lugano étaient donc titulaires. Sylvain Armand et Christophe Jallet, de retour de blessure, font également partie du onze de départ. Tout comme Nicolas Douchez et Mevlut Erding préféré à Gameiro en pointe. Ceci, évidemment, pour ménager l'ex-Lorientais en vue du prochain match de championnat contre Evian.

Kombouaré aligne donc son 4-5-1 fétiche, avec Pastore en meneur de jeu. Armand reprend sa place sur le flanc gauche de la défense poussant Tiéné sur le banc pour le plus grand bonheur des supporters parisiens. Premier enseignement qui n'en est pas vraiment un : Lugano respire la sérénité contrairement à Zoumana Camara qui malgré une envie certaine de bien faire n'a toujours pas compris qu'on ne relance jamais dans l'axe. la première occasion parisienne intervient à la 8è minute. le ballon traîne au milieu de terrain, Pastore surgit pour lancer Nenê sur son aile gauche. Le Brésilien s'emmène idéalement le cuir mais frappe droit sur le gardien. Le PSG pêne à se montrer dangereux et les Autrichiens ont bien compris que la faille parisienne se prénommait Zoumana. Que ce soit dans le jeu au pied ou dans les airs, l'ancien stéphanois n'est pas au niveau. Sur un centre venu de la gauche il est largement dominé par Maierhofer qui d'une tête placée oblige Douchez à une deuxième parade (12è).


Pastore s'amuse

En cette première période, le Paris Saint-Germain joue par intermittence. Les hommes de la Capitale éprouvent des difficultés à se trouver et portent énormément la gonfle à l'image d'un Jérémy Ménez oubliant régulièrement ses partenaires. La faute également à l'absence de Kévin Gameiro. Le jeu tout en percussion et en mouvement du buteur international fait cruellement défaut à l'animation offensive parisienne, et Mevlut Erding semble légèrement en dedans. Le PSG s'en remet alors à ses talents individuels pour débloquer la situation, en particulier en contre. Jérémy Ménez porte une nouvelle fois le ballon en oubliant Erding et oblige son défenseur à faire faute dans la surface de réparation. Nenê transforme le penalty (35è) et le Parc souffle tant son équipe avait du mal jusque là. Ce but a pour mérite de décoincer les Parisiens. Javier Pastore, lui, n'en a pas besoin et ne cesse de s'amuser avec ses adversaires. Entre passements de jambes et petits ponts, l'Argentin rend fous des Autrichiens aux guibolles qui claquent quand l'ancien de Palerme s'empare du cuir. Mathieu Bodmer, lui, ne s'emmerde pas avec tous ces gris-gris. Le milieu parisien inscrit juste avant la pause ce qui est sans doute le plus beau but de son équipe depuis le début de saison. Erding s'arrache sur le côté gauche, lève la tête et envoie un centre à l'entrée de la surface pour la reprise de volée de l'ancien Lyonnais. A la mi-temps, le PSG mène finalement logiquement 2 à 0.

Une mi-temps d'entraînement

Forts de cet avantage, les hommes de Kombouaré entament la deuxième période beaucoup moins tendus. Terminée la recherche de l'exploit individuel. On travaille désormais les automatismes. Les Autrichiens, eux, semblent accuser le coup physiquement et mentalement. Conséquence, le rythme du match baisse cruellement et il faut attendre la 64è minute pour voir la première action de cette seconde mi-temps. Pastore récupère un ballon à 50 mètres du but adverse et lance idéalement Erding qui croise trop sa frappe. Ce sera la dernière opportunité du Turc qui, dans la foulée, cède sa place à Kévin Gameiro. Lequel se met immédiatement en évidence en cadrant sa frappe pour son premier ballon. Sans danger pour Gustafsson qui se couche parfaitement. Il ne faut attendre que deux minutes pour voir le troisième but parisien. Ménez est plus vif que Sekagya et intercepte un ballon mal transmis pour se présenter seul face au portier suédois de Salzbourg. L'ancien Romain évite cette fois tout passement de jambes ou grigri inutile et ouvre tranquillement son pied pour gagner son face à face.

Le but autrichien en toute fin de rencontre est anecdotique et dû à un léger relâchement des Parisiens qu'ils n'auraient certainement pas eu contre un adversaire d'un autre calibre et dans un match plus serré. Ce PSG 2.0 a de la gueule et dégage au fil des semaines une sérénité grandissante. Une fois le score ouvert, les hommes de Kombouaré se libèrent et déroulent, minant peu à peu le moral de leurs adversaires. Le prince héritier du Qatar, le cheikh Tamin bin Hamad al-Thani, a fait de cette Europa League l'un des objectifs principaux du club. Il faudra quand même attendre de passer les poules et d'être face à de plus sérieux opposants pour savoir si ce PSG là en est capable.

Sylvain Michel

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On a retrouvé du Erding dans le dernier geste de Pastore face au but. On se sert les coudes au PSG, une équipe est née.
C'est incroyable de faire croire que Ménez aurait été capable de mettre un "gri-gri inutile" au gardien sur ce but. On parle pas de Nenê quand même.
Pastore est vraiment une chance pour le championnat de France. Il donne envie à beaucoup de gens (dont moi, qui ne suis pas un fan du PSG) de regarder ses matchs, juste pour lui. Je connaissais le joueur à Palerme, mais sa mentalité est en plus exemplaire: il est collectif, altruiste, jamais râleur (malgré la différence de niveau avec les autres parisiens), et quand Bodmer inscrit son magnifique but, alors qu'il était seul démarqué au premier poteau et avait demandé le ballon, il saute de joie et va féliciter son partenaire. Le gendre idéal, quoi. Vraiment un joueur exceptionnel dans tous les aspects du jeu. Et on peut lui pardonner son raté final, il court et propose tellement...

D'ailleurs Menez m'a beaucoup étonné hier soir par son activité, il propose énormément de solutions en permutant avec Néné, en décrochant au milieu, voir en apportant le surnombre sur l'aile, et avec des replis défensif bien sentis. Il a aussi progressé depuis son départ de Monaco.
Bodmer !!!! Bodmer !!!!!! Bodmer !!!!!!!

Laurent Blanc ne doit même pas savoir son nom à lui non plus...

Un peu nonchalant certes, mais bordel quelle classe !
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