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  2. // Auxerre/PSG (1-1)

Paris Saints Regrets...

Auxerre c'est un brave p'tit gars qui monte à la ville pour se faire dépuceler mais qui recompte trop ses couilles avant de passer à l'acte. Traduction : Auxerre a raté pour la deuxième fois cette semaine l'occasion de prendre la tête de la L1. Tant pis pour l'idiot. Et Paris ? Pas mieux. Malgré un bon match. D'où le malaise......

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Bon, déjà un bon point pour les deux équipes : du 4-4-2 des deux côtés. Pfff, ça nous change des 433, 4231, 4141, des 451 déguisés et des 43210... Partez ! Un peu d'orthodoxie de temps en temps, ça fait pas de mal. Deuxième bon point : pas de huis clos. Faut pas déconner, un match sans public, c'est comme la TV sans Cauet. Voilà donc l'AJA en pleine dynamique, au complet, avec Guy Roux en tribune, mais lestée d'un peu de fatigue après son match contre Monaco de mercredi et atteint aussi d'un petit complexe psycho-socio contre le PSG qui l'a sortie de la Cup of France, aux tirs au but. Belle équipe, Auxerre. Rien à dire, mérite sa place en haut du classement. Les gars s'adorent et s'écrivent souvent des cartes postales de colonies de vacances. Sauf que l'AJA, c'est un peu trop stéréotypé : on cherche Pedretti au milieu et il oriente du poste d'aiguillage dans la profondeur (Jelen & Niculaé, soit l'Europe des 27) ou sur les côtés (Oliech à droite ou Birsa à gauche). C'est pas mal, ça joue plutôt long, précis, plongeant dans l'axe, écarte-poil sur les côtés. Ça a duré une bonne partie de la première période, le temps de marquer un joli but : Jelen, lancé sur le côté droit de la ligne médiane, centre à l'entrée des 16 mètres, plein axe pour Niculaé qui contrôle et dessoude à 10 mètres : 1-0 (10ème). Parfait, rapide, précis. Paris est à la rue. Mais Paris se réveille en égalisant par Sankharé qui reprend un ballon repoussé par Sorin sur une belle reprise du gauche de Erdong : 1-1 (15ème), ça ne bougera plus.

Voilà, voilà... Alors, que dire de Paris ? Daniel Riolo répondrait de façon négative et lapidaire à cette question, Vincent Duluc passerait son tour because Lyon en C1, c'est nom de dieu plus important et Pierre Ménès ferait de l'œil à la mère Moreau en faisant exprès d'avoir oublié la question... Paris ? Des regrets, évidemment. Pas pour le titre de champion, faut pas déconner. Y'a la Coupe de France pour la rubrique « titres » , toujours en course et bien placé (Quevilly, la chance !). Non, franchement, à l'Abbé des Champs Paris a démontré un potentiel qui aurait dû le rapprocher de la 6ème place plutôt que l'infâme 12ème position actuelle. La faute à pas de chance, c'est vrai, avec les blessures mal tombées de Camara, Hoarau, Erding, Coupet ou Luyindula. Avec ces gars alignés dans le 11 régulier, Paris aurait pu conserver sa place dans le Top 6 qu'il occupait jusqu'à début octobre juste avant la dégringolade régulière et surtout la chute libre de début 2010 (15ème le 6 février, après la taule à dom contre Lorient, 0-3). Ce soir, Paris était quasiment au complet (Coupet, Ceara, Luyindula blessés, Jallet et Giuly sur le banc) et il a livré un match plus qu'honnête.

Un match plus qu'honnête ça veut dire que le PSG a fait nul là où il aurait perdu il y a peu. Pourquoi ? Parce que Paris était bien en place. Au milieu, Makélélé a parfaitement tenu sa place. Un match incroyable, bien en jambes, malin à la récup et à l'interception, presque en N° 10, même si sa relance a manqué de précision. Clément a été OK défensivement et en soutien de Big Mak. Mais fondamentalement, et il est là le progrès notable, mais hélas, pas encore consolidé : Paris défend en avançant et non plus en reculant. Contre l'OM au Parc, si Paris avait défendu en bloc qui avance, pas sûr qu'ils auraient pris 3-0. Paris se porte plus vers l'avant, joue nettement moins latéral, balançant un peu trop vers les avants mais sans en abuser comme à la plus triste époque de Pauleta...En tout cas, Auxerre a été bloqué net dans l'entre jeu : en deuxième mi-temps, l'AJA n'a quasiment jamais atteint les 16 mètres parigots, sauf dans les 5 dernières minutes. Un bon point pour Traoré, plutôt bon en latéral droit, aussi bien en duels (sauf sur le but de Niculaé...) que sur la relance. D'ailleurs, c'est simple, Paris a squatté le côté droit à 90 % avec Traoré et Sessegnon, et avec Maké parfois en agent de liaison.

Et là, on en arrive aux vrais regrets de ne pas avoir vu des paires fonctionner plus souvent. Paire axiale défensive Camara-Sakho plutôt performante mais encore un peu en manque de repères. Dommage qu'ils n'aient été pas associés plus souvent. Le procès en incompétence qui a visé Sakho était injuste tant le manque de matchs en commun l'avait pénalisé. Deuxième regret : la paire Erding-Hoarau. En début de saison, tout le monde savait qu'ils auraient pu faire mal. Et ça a été encore le cas ce soir, sur le but parisien : gros travail de Hoarau en l'air et dans l'axe puis sur le côté, centre sur Erding, reprise repoussée et but de Sankharé. Là aussi, dommage... On voit bien le déficit de jeu en commun qui aurait posé beaucoup plus de problèmes aux adversaires parisiens. Il faut le souligner : avec des Sessegnon, Hoarau et Erding en mouvement, ça pèse des tonnes sur des défenses d'un strict point de vue de positionnement et de possession du ballon dans les 30 derniers mètres adverses. C'est entre autre ce qui a plombé la relance auxerroise, obligée de récupérer bas et remonter 70 mètres. On le répète : Auxerre ne s'est pratiquement jamais montré dangereux en seconde mi-temps. Hoarau et Erding ne sont toujours pas encore revenus à 100 % et Sankharé à gauche a fait ce qu'il a pu. Au moins, il a marqué son premier but en pro... On ne va pas s'étendre sur Edel, tout juste pas catastrophique, en attendant surtout le retour de Coupet.

Voilà, en guise de pré-bilan : Paris a raté sa saison de transition, ceci dit sans aucune ironie. On savait que le PSG serait l'un des animateurs de ce championnat, promis à tutoyer le premier tiers du classement. Il n'en a rien été, avec sa crise hivernale de novembre encore quasiment pile au rendez-vous. Dommage, la base de cette équipe, c'est à dire le 11 type plus quelques remplaçants (Giuly, Chantôme, Luyindula, voire Maurice, etc.), n'était pas crade sur le papier. Une bonne saison 2009-2010 aurait laissé présager une belle saison 2010-2011. On craint bien qu'avec un effectif peu ou pas renforcé, le PSG de l'an prochain ne nous jouera juste qu'une bonne année de transition. Encore une...

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