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  2. // PSG/Montpellier (2-2)

Paris s'essouffle

A 11 contre 10, le PSG, qui menait 2-0 à la mi-temps, a laissé échapper un match et deux points qui lui tendaient les mains et se retrouve désormais légèrement distancé par le peloton de tête.

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Ce soir, en rentrant chez lui, Ruddy Buquet n'aura sans doute aucune demande d'ami de la part d'un joueur montpelliérain sur son Facebook. On rembobine. 10e minute : sur une attaque héraultaise, l'arbitre intercepte le ballon au milieu du terrain, récupération parisienne, Nenê s'engouffre à gauche, sert Hoarau, tête, 1-0. Peu avant la mi-temps, Sakho repousse de la main un centre adverse, aucun sifflet, tout le monde aux vestiaires. Une mimine involontaire pour les Parisiens, du « basket » pour René Girard, le coach du MHSC. Question de point vue... Enfin, 48e minute, Cyril Jeunechamp réclame une touche qui lui est refusée, et s'engage dans un tête à tête avec l'arbitre assistant. Carton rouge et doigt d'honneur du joueur. Voilà pour l'œuvre de l'homme en jaune ce dimanche soir.

Sinon, au niveau du jeu, le PSG avait très vite pris la mesure de son invité. Après l'ouverture du score du réunionnais, suite à un pressing de tous les instants, c'est Giuly qui récupère à droite, qui centre pour ... Mapou Yanga-Mbiwa, contraint au CSC. Deux à rien après quatorze minutes. Les élèves de Kombouaré gèrent bien leur double avantage, entre contres et attaques placées, mais font preuve d'un peu de relâchement avant le repos. Un relâchement assassin en deuxième période... 47e minute, Olivier Giroud exulte. Il peut : il vient de nettoyer la lucarne d'Edel, un brin statique, de la tête suite à un coup-franc de Belhanda. 2-1. L'expulsion de Jeunechamp aurait pu (dû?) remettre le PSG dans le coup, pourtant ce sont bien les shorts orange qui se révoltent et vont chercher l'égalisation par... bah Giroud, encore (58e). Profitant d'un mauvais replacement de la défense francilienne consécutive à un corner, le numéro 17 récupère au coin de la surface et sèche Apoula d'un pétard rase-motte petit filet. Paris n'enchaîne plus trois passes, le stade sonne toujours aussi creux, et Montpellier passe à quelques centimètres du bonheur sur un nouveau coup de botte de Belhanda manqué de peu par Giroud. Rien d'autre à signaler, à part quelques très rares tentatives d'incursions ici et là. En infériorité numérique, les sudistes réussissent même à inverser les pourcentages de possession de balle en leur faveur. C'est dire.

Belle opération donc pour les salariés de Loulou Nicollin qui sont revenus au panache avec leurs armes : fougue, jeunesse et ce qu'il faut d'impact psychologique sur l'adversaire – et tant pis pour le Facebook de Ruddy Buquet. En face, le PSG a séduit et déroulé pendant quarante-cinq minutes, tout en mouvements, pressing et débordements, avant d'accuser le coup physiquement et mentalement en seconde période. Bref, tout ce qu'il ne faudra pas faire jeudi face à Benfica en Europa League. Et encore moins dimanche soir, à Marseille.

PM

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De pire en pire...

Une passe sur l'arbitre et c'est la faute à l'arbitre (pas celle du passeur ni du gars qui fait l'appel)

Une main dans la surface, une bénédiction pour les journaleux ; si elle avait été sifflé, So Foot aurait critiqué l'arbitre en prétextant que pour les parisiens elle était involontaire. Mais comme elle n'a pas été sifflé, So Foot critique l'arbitre en prétextant que pour les Montpellierains elle était volontaire.

Un joueur qui s'en prend à un arbitre assistant et se fait exclure et c'est la faute à l'arbitre.

Un lecteur qui ne renouvellera plus son abonnement ? La faute à qui ?
Disons que l'arbitre a semblé accuser le coup après ce but consécutif à sa déviation involontaire et a ensuite pris des décisions plus ou moins judicieuses...mais c'était quand même un arbitrage plutôt "maison" en effet...

Ce qui m'a marqué c'est surtout un tel effondrement collectif en seconde mi-temps de la part du PSG: impressionnant !
le carton rouge a survolté les pailladins, (comme c'est souvent le cas d'une équipe qui se retrouve à 10) mais inscrire un but en infériorité numérique, et à l'extérieur, c'est pas fréquent -et on était pas loin du 2-3, ce qui à titre personnel , m'eut hautement réjoui !
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