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  2. // BATE/PSG (2-2)

Paris revient du froid

Deux-deux contre le Bate Borisov. Qui aurait pu penser que le PSG s'en contenterait ? Le froid d'abord et un scénario de hold-up parfait lorsque les biélorusses ont manqué d'alourdir la marque contre le cours du jeu. A la maison au retour, un résultat nul et vierge suffira.

Moins 20°C à l'ombre. Une pelouse pas épargnée par le nuage de Tchernobyl. Un statut de grandissime favori face à un adversaire presque mystère, de retour de vacances - le Bate Borisov a été sacré pour la cinquième fois d'affilée en novembre dernier et reprendra le 1er avril prochain – et n'ayant rien à perdre. De l'aveu même de son président, son équipe abordait ce premier duel franco-biélorusse de l'histoire des C1, C2 et demi et C3 réunis « sans beaucoup d'espoir » . Une attaque en panne et un moral en berne. Ce 16ème de finale aller avait tout du chausse-trape. Il se murmurait même que le Bate était spécialiste des débuts de matchs en fanfare. Et ça n'a pas loupé. Après une entame de match réglementaire du PSG ornée par deux frappes de Nêne (6è et 13è), le club de la capitale se fait ferrer sur la première action adverse. Contre le cours du jeu, Rodianov est servi à l'entrée de la surface de réparation. Sakho a lâché son marquage. Le Biélorusse peut servir Bressan d'une talonnade sur un plateau repas. Le Brésilien aussi appelé Renan n'a plus qu'à, le long du poteau, Edel ayant déjà le cul par terre. (1-0, 17è). Le braquage est en cours.

Paris vacille alors quelques minutes mais ne s'affole cependant pas. On reprend les mêmes bases et on recommence. Jeu rapide, direct et sur le large. Sur une belle manoeuvre à trois, Chantôme loupe la mire de près (23è). Puis c'est au tour Luyindula de rater pour quelques centimètres le trophée de la plus belle frappe de longue distance (24è). Quand vient enfin le but de celui qui sait attendre. Sur une faute (encore !) de tête de l'adversaire, Luyindula hérite de la boule et peut offrir sur un deux contre deux l'égalisation de la demi-heure à Erding (1-1, 29è). La suite n'est que le respect de la réalité économique et de la vérité géopolitique, entre un club au budget 80 millions d'euros et un autre heureux détenteur pour faire son marché d'une enveloppe de quelques centaines de milliers d'euros. Soit une domination à outrance seulement retardée par une maîtrise approximative de la règle du hors-jeu. Un manquement à greffer au problème Apoula. Sur leur deuxième occase, Volodjko frappe sur le portier arménien. Ce dernier préfère la repousser plutôt que de la capter. Soit. Mais il n'aurait pas fallu se plaindre s'il n'avait pas été signalé hors-jeu sur sa frappe après. (40è)


Pas de discours à la mi-temps pour Kombouaré. Suspendu par l'UEFA, le Kanak ne pourra voir ses joueurs qu'une demi-heure après le coup de sifflet. De toute façon, il n'y en avait nul besoin. Le Paris SG repart comme il est sorti : le pied sur le ballon avec un certain souci de la construction. Mais une main de Likhtarovich sur une tête d'Erding (52è) puis une frappe d'enfant de Jean-Eudes Maurice directement sur le gardien l'empêche de dégeler les filets. C'est le temps des remplacements et le rythme de retomber. Le BATE profite des largeurs. Edel sauve les meubles à maintes reprises, mais n'y peut pas grande chose, pour une fois, sur la frappe seul contre trois de Volodjko. Poteau et Gordejchuk la met en force (2-1, 81è). Le scénario s'inverse alors totalement et Paris peut finalement s'estimer heureux. Tout juste entré en jeu, Maksim Skavysh manque la balle de la qualification seul au point de penalty. On se dit alors que le PSG se contentera dans ce froid de son but compte double et le Bate de sa victoire. Sauf que ce soir, il y avait Luyindula. Passeur, l'attaquant parisien s'est mué buteur. De la tête et à la dernière minute. (2-2, 89è). Egalisation méritée, mais le Bate peut avoir des regrets. Pourtant ce soir, les plus à plaindre, ce ne sont pas les biélorusses. Mais plutôt les deux arbitres venus à Minsk pour faire le nombre. Immobiles, derrière le but. Pour un Bate-PSG.

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