Paris, qu'est-ce QIA ?

Selon toute vraisemblance et surtout selon L'Équipe, le PSG devrait être racheté avant la fin de l'été 2011. Ce n'est pas la première fois que l'on entend ce genre de refrain depuis 2006 sauf que, cette fois-ci, tout a l'air beaucoup plus concret. Manque plus que les couplets pour écrire une belle chanson.

0 9
À son arrivée à la tête du Paris-Saint-Germain en 2006, Colony Capital, par la voix de Sébastien Bazin, annonce clairement la couleur. Ils ne restent que pour une période pouvant osciller entre 5 et 7 ans. Force est de constater qu'à l'arrivée de l'été 2011, on est clairement dans les temps. Le but de l'investisseur américain n'aura été autre que de profiter du tremplin qu'offre le “club PSG” afin d'être présent sur le marché immobilier que celui-ci engendre naturellement. Tom Barrack, le grand boss de la filiale américaine, ne s'en était d'ailleurs jamais caché comme lors d'un entretien avec le média italien Panorama : « Les alentours du stade de Paris représentent un domaine très intéressant pour le développement immobilier. C'est le seul moyen de gagner de l'argent dans le football » .

Cinq ans plus tard donc, on se rend compte que le plan d'action est en passe d'être respecté à la règle. Mais alors pourquoi avoir racheté le club si seul le bail emphytéotique les intéressait ? Tout simplement parce qu'il est plus aisé de séduire une mairie en 5 ans qu'en un éclair. Et c'est exactement ce qu'a fait Colony notamment avec la politique menée au sein des tribunes parisiennes et plus particulièrement dans les virages. Un argument que la Mairie de Paris saura sans doute apprécier au moment de trancher quant à l'obtention du bail.

Le PSG en ligne d'émir

Après plusieurs tentatives (vaines) de rachat depuis 2006, Colony Capital semble bien, cette fois-ci, tenir le bon client et surtout décidé à vendre ; et ce, même à perte. QIA (Qatar Investment Authority) serait donc le nouvel élu. Ou un investisseur de classe mondiale comme il se définit lui-même sur son site web. À la tête de ce fonds d'investissement se trouve le Cheikh Tamim Al-Thani ; prince héritier du Qatar âgé de 30 ans, passionné de sport de surcroît, qui se verrait bien faire comme ses potes de Manchester City ou de Malaga. De prime abord, QIA veut réinvestir l'argent des ressources naturelles du pays dans des secteurs aussi divers que variés. Mais, Coupe du Monde 2022 oblige, c'est surtout vers l'amélioration des relations Europe/Moyen-Orient tant sur le plan financier que sur celui de l'opinion publique que QIA veut tendre. Et quoi de mieux que la ville Lumière pour offrir une vitrine à des Qataris soucieux de (re)dorer leur image aux yeux du vieux continent? Parce que si le Paris-Saint-Germain est quotidiennement soumis à des moqueries liées à son incapacité à obtenir de grands résultats, il n'en reste pas moins un club chargé d'histoire. Une entité qui dispose d'une valeur non-négligeable dans un marché où les grands clubs à moins 100 millions d'euros ne courent pas les rues. Sauf que l'on imagine mal le prince et ses troupes renoncés aux profits immobiliers pour ne s'occuper que du sportif. Encore que...



À grands coups de Cheikh

Si un accord venait finalement à être trouvé, il se dit qu'une somme de 150 millions d'euros sur 3 ans serait débloquée rien que pour le budget des transferts. Pour rappel, à titre de comparaison, Robert Louis-Dreyfus avait investi entre 150 et 200 millions d'euros sur toute la durée de son mécénat à l'OM. De quoi faire saliver les fidèles du club de la Tour Eiffel nostalgiques d'une époque où les joueurs de classe internationale jonchaient la pelouse de la Porte d'Auteuil. Il est, en tout cas, clair qu'avec un financement de cet ordre, le club de la capitale pourrait enfin avoir les moyens de ses ambitions. Et avoir des ambitions, tout court. Dès lors, les sujets qui faisaient sourire il y a encore quelques semaines ne semblent plus aussi aberrants. Notamment l'achat groupé A.Diarra-Payet-Gameiro qui, du coup, paraît plus que plausible. Et dans tout ça, les supporters parisiens ne devraient pas être les seuls à se réjouir de cette arrivée du Moyen-Orient dans la Ligue 1 de par le nivellement par le haut que ces investissements engendreraient. On voit effectivement mal l'Olympique Lyonnais de Jean-Michel Aulas ou encore Marseille laisser passer ce train sans tenter de lui sucer la roue.





Franck Lenfant

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
150M sur 3 ans, pourquoi pas, mais avec Roche au recrutement, ça peut faire peur !!
Fm Scout à la place d'Alain Roche !
Enfin une équipe à Paris, il était temps!
Espérons qu'ils achètent vraiment et envoient du rêve un peu !!
Canada ??! Pu-tain c'est encore un coup de Kachkar !! Mais qu'es ce qu'il a contre la France celui-là ?
on dit "Lyon" et "Olympique de Marseille"

merci gratte papier de mes deux
on dit pas "Olympique de Marseille" mais "Olainpikeu de MarSSeilleu"
Avec 150 milions, les autres clubs vont les prendre pour des pigeons et leur vendre des pseudo joueurs à tarifs élevés
Ils auront au moins le même sponsor que le Barça c'est déja ca
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
Article suivant
Top 10 : Formés à Cannes
0 9