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Paris, qu'as-tu fait de ton intensité ?

Très moyen contre Rennes (1-1), le PSG débute sa campagne européenne dans une forme physique incertaine. Alors que les Parisiens s'appuyaient habituellement sur un tempo soutenu et des changements de rythme précis, ils affichent depuis la reprise un petit trot. Oui, les Parisiens jouent à deux à l'heure et ça se voit.

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Le PSG 2014/2015 a déjà joué cinq matchs de championnat. À l'exception de la manita verte passée à Saint-Étienne, les Parisiens n'ont jamais semblé dans le rythme. Et encore, face aux Verts, c'est l'erreur de Stéphane Ruffier qui fait sauter le bouchon stéphanois et non la puissance de frappe des Parisiens qui, jusque-là, jouaient à la baballe. Contre Évian et surtout face à Rennes, samedi, le PSG a manqué de rythme. D'intensité. De vitesse. De verticalité. Moralité, 90 minutes de possession stérile pour un match qui porte bien son nom : nul. Comment expliquer 63% de possession de balle pour un tel résultat ? C'est un peu le fil rouge parisien du moment. Posséder, posséder, posséder. Actuellement, les hommes de Laurent Blanc maîtrisent très bien l'horizontalité. Un jeu qui consiste à explorer toute la largeur du terrain sans jamais réussir à créer le moindre danger. C'est ennuyeux et stérile. Où est donc passé ce formidable rouleau compresseur qui broyait ses adversaires il y a de ça un an ? On se souvient encore des matchs contre Nantes, Lisbonne, Olympiakos, Lyon ou Bastia au Parc des Princes. Les ouailles de Laurent Blanc envoyaient du jeu, de la verticalité et tenaient leurs adversaires en respect avec une alternance de possession et de jeu direct.

Aujourd'hui, le jeu direct a disparu. On ne tente plus rien. Lucas, Lavezzi et Cavani n'essaient même plus d'aller chatouiller les reins de leurs adversaires directs. Samedi, à l'exception d'un amour d'ouverture de Verratti pour Ibrahimović (qui va terminer sur une frappe sur la barre), les Parisiens n'ont jamais pratiqué un jeu direct. C'est con, car ça marche. Au lieu de ça, les hommes de Laurent Blanc se sont évertués à garder la balle sans jamais changer de rythme. Et là, on se souvient du leitmotiv de Carlo Ancelotti durant son passage parisien : « Mettre de l'intensité. » Et force est de constater qu'actuellement, Paris joue en marchant.
 C'est quoi le problème, en fait ? Premièrement, il y a l'état de forme physique des mecs. Les Mondialistes sont encore en phase de récupération. À l'exception des Italiens – rentrés très tôt – tous les internationaux du PSG ayant joué le Mondial ne sont pas dans le rythme. Lavezzi, Matuidi, Silva, Cavani : ces gentils messieurs sont en rodage. Deuxièmement, il y a cette absence de plan B dans le schéma prôné par Laurent Blanc. Face à des équipes qui jouent et ne ferment pas le jeu, le PSG déroule. Classique. Mais quand les défenses sont basses et regroupées, les Parisiens ne savent pas faire autre chose que se passer la balle sans jamais changer de rythme. C'est à eux de savoir trouver des solutions. Ils ont les outils pour. En Ligue 1, 80% des équipes fermeront le jeu face au double champion de France. C'est le jeu.

Une équipe « bâtie » pour le contre ?


Pourtant, la possession anime le vestiaire. Que ce soit Thiago Motta dans L'Équipe Mag' - « Le vrai PSG, c'est celui qui contrôle le ballon à partir de derrière, qui fait une passe de plus pour prolonger la possession, qui maintient l'adversaire dans son camp, qui récupère le ballon tout de suite après l'avoir perdu… » - ou alors Javier Pastore dans L'Équipe de lundi : « Carlo avait mis en place un 4-4-2 dans lequel on attendait de récupérer la balle et de sortir en contre-attaque avec des joueurs rapides, comme Lavezzi, Lucas, Ménez… Avec Laurent Blanc, le style est plus technique. Il veut que l'on garde le ballon, que l'on reste plus haut. C'est différent. Avec Ancelotti, nous avons eu de très bons résultats, mais je suis plus heureux avec Blanc parce que, sans critiquer les autres, c'est ça le football à mes yeux ! » C'est donc clair, les cadres apprécient le style de jeu de Laurent Blanc, même si ça ronronne beaucoup trop en ce moment. D'autant que l'équipe est rarement bousculée en Ligue 1. À bien y regarder, l'effectif de Laurent Blanc gagnerait pourtant à changer d'orientation de temps en temps. Non pas de schéma tactique, mais de cahier de jeu.


À l'exception du trio Motta-Verratti-Pastore, tous les joueurs offensifs parisiens possèdent les qualités pour un jeu direct et rapide. Lucas, Lavezzi, Cavani, Matuidi ou même Ibrahimović (qui sait tout faire), ces gars-là se régaleraient dans un jeu offensif basé sur la course vers l'avant. Tactiquement, les quatre premiers cités sont incapables de faire la différence en partant arrêtés. Blanc est donc face à un dilemme. Persister avec sa possession barcelonaise sans changement de rythme et attendre une erreur de l'adversaire ou reculer un minimum sur le terrain pour vite se projeter à la récupération du ballon et briser des lignes en vitesse. 
Le match contre l'Ajax Amsterdam apportera un début de réponse. Soit les Franciliens se la jouent tranquille et sortent 90 minutes ennuyeuses avec 60% de possession. Soit ils balancent de l'intensité et du mouvement – ce qui n'est pas contraire à la maîtrise du ballon d'ailleurs – et le rouleau compresseur se remet en marche. 
Blanc doit prouver qu'il est capable de prévoir l'aléa. Ou tout du moins de le gérer. Ce qu'il n'a jamais vraiment réussi à Bordeaux ou en équipe de France. Le Président doit s'adapter et être moins prévisible. À la fois dans ses compositions d'équipe, dans son coaching et, surtout, dans sa manière de jouer. On sait très bien qu'il maîtrise parfaitement son plan initial. À lui d'y trouver des alternatives pour ne pas être prisonnier d'une seule manière de jouer. Il n'y a pas encore urgence à ce stade de la saison, mais pour le moment, on reste clairement sur notre faim.

Par Mathieu Faure
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