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  2. // Ce qu'il fallait retenir de la 9e journée

Paris psychote, Marseille ne lâche rien

La 9e journée de Ligue 1 a été une affaire de dernières minutes. Des minutes qui sourient à des Marseillais audacieux et plombent des Parisiens incapables de conserver un résultat. Comme un résumé de ce début de saison.

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  • Blanc et le mal parisien

    Comme justifier l'injustifiable ? Comment expliquer cette incapacité à conserver un score ? Laurent Blanc avance une raison aussi irrationnelle qu'incompréhensible. « Notre équipe a tellement peur de prendre un but qu'elle le prend » , essaye-t-il d'expliquer à propos des deux points lâchés à la dernière minute par ses joueurs face à Monaco. Comment une équipe supposée trop forte pour la Ligue 1 peut-elle trembler dès qu'elle voit les cinq dernières minutes arriver ? Blanc évoque une équipe en panique, un manque de vigilance. Mais si ce n'était que cela… Hier soir au Parc, le PSG n'a pas dominé son sujet. D'accord, l'adversaire était Monaco déguisé en 13e du classement et a livré son meilleur match de la saison en L1. Mais cela ne suffit pas à expliquer ce manque de maîtrise, ces occasions concédées et cette impression de voir une équipe incapable de tuer un match quand il en a l'occasion. Peut-être que Cavani retrouvera un jour l'inspiration, Ibrahimović fera bien un jour son retour, mais en attendant Paris redécouvre le doute et accuse déjà sept points de retard sur l'OM. À force, cela ne va plus être anecdotique.

    ⇒ À lire : le résumé du match PSG - Monaco
    ⇒ À lire : les notes du match PSG - Monaco

  • Vous avez raté Caen-Marseille et vous n'auriez peut-être pas dû :

    Il l'a pensé, mais il ne l'a pas formulé ainsi. Encore tout essoufflé après son pointu victorieux et sa course de dératé vers le banc où il a secoué Marcelo Bielsa comme un vieux prunier, André-Pierre Gignac a évoqué au micro de Canal « la chance du premier » plutôt que l'expression consacrée « la chance du champion » . Et la chance, il faut savoir la provoquer. Et l'OM est un formidable provocateur. Sous la pluie de Normandie, les Marseillais n'ont pas dominé leur sujet, la faute essentiellement à des Caennais prêts à relever le défi du jeu. Alors quand Yrondu Musavu-King a égalisé pour Malherbe, les Marseillais auraient pu s'asseoir sur le point du match nul et ne plus en bouger. Mais la gestion de petit épicier n'entre pas dans l'ADN d'une équipe entraînée par Marcelo Bielsa. Et à la 94e minute, Gignac se retrouve servi dans la surface adverse par son latéral gauche, Benjamin Mendy. Depuis, Franck Sauzée cherche toujours à retrouver sa voix.


    ⇒ À revivre : le résumé du match Caen - Marseille

  • L'analyse définitive du week-end : Makelele déjà menacé

    Depuis 1998 et la loi Royal, le bizutage est officiellement un délit en France. Visiblement, les bancs de touche de la Ligue 1 échappent à ce cadre législatif. Prenez Claude Makelele. Battu à Furiani par Lorient, il s'est réveillé dimanche dans la peau d'un entraîneur 19e et déjà contesté. Habitué à côtoyer les sommets et à fréquenter les meilleurs joueurs de la planète, l'ancien milieu du Real et de Chelsea découvre un club normal de Ligue 1, avec ses moyens et ses joueurs normaux. Et plutôt que de prendre sur lui cette nouvelle défaite, il a décidé de charger une nouvelle fois ses troupes. « Je n'ai pas vu des joueurs avec un amour-propre. C'est indigne de professionnels. Indigne de joueurs de Bastia. C'est ne pas respecter le maillot. Il faut que les joueurs se remettent en question. » Une remise en question à laquelle Makelele pourrait peut-être s'associer du haut de ses 9 matchs en Ligue 1. D'ailleurs, il a sans doute entendu le nom de son prédécesseur, Frédéric Hantz, scandé par des supporters pour qui le CV de joueur et d'adjoint de leur nouvel entraîneur importe peu. Disons qu'il s'agit d'un premier avertissement.


  • La polémique de la machine à café : René Girard fait-il tache à Lille ?

    Deux expulsions en neuf journées, René Girard tourne à une moyenne digne d'un Cyril Rool des grandes années. L'entraîneur de Lille aime parler fort et très près des oreilles des arbitres. Une proximité pas du goût de Clément Turprin qui l'a envoyé se calmer en tribunes. Pas du genre à s'excuser, Girard s'est encore un peu enfoncé en conférence de presse. « Cette expulsion n'est pas justifiée, mais bon, c'est comme ça, je m'appelle Girard. Si on est suspendu parce qu'on a dit à l'arbitre qu'il y avait hors-jeu de 4m... » Dans un club propre sur lui, le Gardois dépareille avec ses emportements, sa parano et sa phobie arbitrale. Jusqu'à présent, il était protégé par ses résultats et surtout par ses résultats. S'ils ne suivent plus, la tolérance lilloise risque de diminuer dangereusement pour Girard. Il aura alors pour le coup une bonne raison de croire qu'on lui en veut.

    ⇒ À lire : le résumé du match Lyon - Lille

  • Le top 5

    - L'atelier lucarne opposée avec le Rennais Paul-Georges Ntep et le Nantais Georges Kévin Nkoudou. Un formidable plaidoyer pour les prénoms composés par la même occasion.
    - La réhabilitation du pointu par André-Pierre Gignac face à Caen.
    - La construction sur le but de Ben Yedder qui rappelle que Toulouse n'est jamais qu'à 4 heures de route de Barcelone.
    - Le une-deux avec le poteau du Niçois Palun qui égalise face à Montpellier en se prenant le ballon plein poire. Même Inzaghi n'avait pas osé.
    - Le sens de l'humiliation par Alexandre Lacazette sur son troisième but.


    ⇒ À revivre : la résumé de la soirée de samedi

  • Ils ont dit :

    - « Prenez-vous un café à la mi-temps.  » Christophe Galtier qui cherche à réveiller l'arbitre de Saint-Étienne-Toulouse et ses assistants.
    - « Les excuses ne servent à rien et ne serviront jamais à rien. » Brandão peut décommander les fleurs qu'il devait envoyer à Thiago Motta.
    - « Je félicite l'arbitre assistant. Il faut un œil de lynx pour pouvoir accorder ce but-là ! » Malgré six ralentis, Rolland Courbis assure, lui, ne toujours pas savoir si le but niçois était valable.
    - « S'ils jouent comme mardi, ça sera plié en décembre pour le titre.  » Visiblement, Dimitri Payet ne regarde que les matchs de Ligue des champions du PSG.

  • Le tweet

    Bel hommage des supporters stéphanois au regretté Brice Taton lors de la réception du TFC.



    Par Alexandre Pedro
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