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Paris, passer à autre chose

Dernier match de l'année pour le PSG qui se rend à Saint-Étienne où l'attend une redoutable machine verte. Un match entre costauds. Et peut-être le dernier d'Antoine Kombaouré. Oui, encore.

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La dernière fois que le Paris-SG est venu se dorer la cerise dans le Chaudron avec les trois points à la clé, l'unique buteur s'appelait Peguy Luyindula. Comme par magie, c'était aussi lors d'une dix-neuvième journée (23 décembre 2007) et les Franciliens étaient venus faire un hold-up dans le Forez (0-1). A l'époque, l'attaque du PSG vibrait aux sons des contrôles du duo Luyindula-N'Gog. Les choses ont changé. Actuellement, Luyindula s'entraîne où il peut et David N'Gog désespère l'attaque de Bolton. Bref. Avec 37 points en 18 journées, le PSG est actuellement sur un rythme de champion avant son ultime match de 2011. Malgré tout, l'impression dégagée par les hommes de Kombouaré est quelconque, oscillant entre le très irritant et le moyen-plus. Le collectif se cherche depuis six mois. Les individualités sont là mais sont incapables d'évoluer ensemble. Pastore est dans son monde, Ménez joue pour sa gueule, Gameiro court dans le vide et Nenê défend. Le monde à l'envers.

Surtout, c'est la dernière occasion pour Antoine Kombouaré d'envoyer un bon "fuck" à la face de Leonardo. Et oui, le Qatari-SG peut terminer champion d'automne en l'emportant dans le Forez. A ce tarif, difficile de lourder le Kanak. Une défaite en revanche, combinée à des victoires montpelliéraine, lilloise et lyonnaise, enverrait le PSG à une dégueulasse quatrième place. Et forcément, AK-47 dirait au revoir à son banc. Personne n'est dupe. Pour son énième dernier match, le Kanak devrait aligner la même équipe que face à Lille. Matuidi et Chantôme étant toujours forfaits, c'est le duo Sissoko-Bodmer qui officiera dans l'entrejeu. Sakho out également, la charnière centrale Bisevac-Camara, qui a plutôt bien verrouillé contre Lille, sera de nouveau alignée. Hoarau pourrait même débuter. Quoi qu'il en soit, les tricards sont connus. Et ils sont trois : Erding, Tiéné et Lugano. Trois joueurs jugés soit irrécupérables mentalement (Erding) ou trop mauvais (Lugano et Tiéné). C'est donc avec une effectif réduit que le PSG débarque dans le chaudron. Un Geoffroy-Guichard chaud bouillant. A l'image des Verts, injouables depuis un mois.

Sainté en feu

13 points sur 15. C'est le bilan comptable des Verts sur les cinq derniers matches. C'est simple, personne n'a fait mieux. Galtier a trouvé sa formule. Sans véritable attaquant de pointe. Les Verts ont aussi leur quatre fantastiques : Sinama-Gradel-Aubameyang-Nicolita. Plus loin, Clément et Lemoine ont pris de l'épaisseur et la défense tient le coup. C'est donc un vrai choc qui va se jouer dans le froid stéphanois. Même en l'absence du Roumain Nicolita (suspendu), l'ASSE a des atouts à faire valoir. Car son remplaçant, Bakary Sako, est loin d'être une tanche. C'est sûrement là que réside la force des Verts. Dans ce collectif huilé, sans star, sans ego, sans casse-couille, où le délicieux Batlles fait encore des miracles avec ses guiboles d'adolescent, à 35 piges bien trempées. Même Clément, pourtant affublé d'un patronyme honni pour un milieu défensif, semble se refaire une santé dans le 4-2. L'ensemble est cohérent et solide. Mieux, personne ne parle d'eux.

Pour le moment, les Verts avancent cachés. Ils sont dans l'ombre des gros et produisent du jeu. Ce qui ressemblait à un match de gala prend de plus en plus la forme d'un choc. Un vrai. Même si Stéphane Ruffier préfère rester vigilant dans les colonnes de l'Equipe : "La réception de Paris, ça peut-être un cadeau empoisonné car, dans la tête de tous, il y a les vacances juste derrière". Clairement, ça va se filer sur la pelouse gelée du Chaudron. Sportivement, le vainqueur du soir – s'il y'en a un – ne sera pas plus avancé qu'au coup d'envoi. Il se payera juste le luxe de partir en vacances l'esprit tranquille. Soulagé. Serein. Le genre de situation qu'Antoine Kombouaré ne connaît plus depuis le mois de juillet. Il n'est plus à trois semaines près.

Par Mathieu Faure
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