1. //
  2. //
  3. // Nice-PSG (0-3)

Paris met tout le monde d’accord

La série d’invincibilité continue. Ce soir, les Parisiens en sont à dix-sept matchs sans défaite en Ligue 1 et il ne leur a fallu qu’une seule mi-temps pour tuer toutes les velléités de victoire niçoise. Score final : 3 – 0 grâce à deux buts d’Ibra et un de Cavani.

Modififié
2k 72

OGC Nice 0-0 Paris Saint-Germain

Buts : Cavani (33e), Ibrahimović (45e et 61e) pour le PSG

Pour tout le monde, Nice avait les armes pour battre Paris. Parce qu’ils jouent. Parce qu’ils n’ont pas peur. Parce qu’ils ont Ben Arfa. Mais ça, c’était avant le coup d’envoi. Car en 45 minutes, les Parisiens ont décidé de mettre tout le monde d’accord : la Ligue 1 est pour eux et personne ne pourra se mettre en travers de leur route. Personne ! Et surtout pas Nice. Même si Laurent Blanc a décidé de faire tourner et d'aligner Stambouli, Ibra est encore capable d’offrir des caviars à Cavani, de provoquer des penaltys tout seul et de les mettre au fond, bien entendu. En fait, l’espoir n’aura duré qu’une mi-temps grâce à un Ben Arfa hyperactif. Et puis c’est tout.

Un duel (presque) biblique


C’est un peu l’histoire de David contre Goliath. Déjà parce que, personne ne l’ignore, Paris est beaucoup mieux gaulé. Mais aussi parce que depuis le début de saison, seul le Gym semble en mesure de titiller le géant. Et dès les premières minutes de jeu, les Aiglons donnent du crédit à ce scénario. Bien aidé par leur public, ils se ruent sur la surface parisienne sans craindre le retour de bâton. Ben Arfa, tout excité à cette idée, envoie par deux fois ses pierres en direction de la cible… À côté. De son côté, le grand Ibra aimante tout ce qu’il peut devant. Ballons et défenseurs compris. Et au quart d’heure de jeu, sur une grande quille mal contrôlée par Bodmer, il passe à deux doigts d’ouvrir le score. C’était sans compter sur Cardinale, bien concentré, et qui permet à ses coéquipiers de garder espoir.

Sinon, les Parisiens arrivent plus ou moins à poser le jeu. De longues possessions latérales, comme ils ont l’habitude de le faire. C’est pratique, ça limite les risques, mais c’est juste un peu abrutissant. Du coup, Ben Arfa en remet une couche. Un râteau sur Stambouli, un crochet sur Marquinhos et une frappe au-dessus de la cage de Trapp. C’en est trop pour le colosse parisien. Sur le côté gauche, Ibra fait la différence en s’appuyant sur Matuidi et offre à Cavani un but tout fait. 1-0. Gros silence à l’Allianz Riviera. Les Niçois sont sonnés et ne se relèvent que cinq minutes plus tard, mais Bodmer tombe sur un bon Trapp. Dur. Surtout que Paris enchaîne. Di María décale Cavani sur le côté gauche qui remet dans la course d’Ibra dans la surface au contact avec Hult. Le géant tombe au sol, mais il est loin d’être mort. Carton rouge pour le défenseur niçois, penalty converti par Ibra lui-même et 2-0, à onze contre dix. Bref, la réalité est souvent bien différente de la fiction. Ça aurait même été logique que Goliath fracasse David.

Même l’arbitre et le ballon s’en vont


Et du coup, le reste de la rencontre n'est qu'un décrassage pour les Parisiens. Ils ont fait le nécessaire pour prendre l’avantage, en tous points, sur les Niçois et peuvent largement se détendre en seconde période. Zlatan tente une Madjer dès le retour des vestiaires. Di María tente des reprises de volée improbables. Aurier tricote. Même Stambouli met des râteaux. Bref, c’en est trop aussi pour Antony Gautier, l’arbitre du match, qui feint la blessure pour rentrer plus tôt chez lui. Le spectacle est terminé. Sauf qu’on ne peut pas arrêter un match avant son terme et ça, c’est très dur pour Claude Puel et ses hommes. D’ailleurs, Di María et Ibra continuent de s’amuser comme des petits fous. À l’heure de jeu, le premier sert le second entre deux défenseurs, qui bombardent Cardinale. 3-0. Le ballon, lui aussi fatigué et déçu du déroulement de cette rencontre, feint la crevaison sous les pieds de Germain pour rentrer plus tôt chez lui. Seul le public de l’Allianz Riviera, même si certains n'hésitent pas à demander le maillot d'Ibra, avec les commentateurs de beIN, obligés de parler de ski et d'art, restent en place. Ce soir, les Parisiens n'ont pas seulement marché sur les Niçois. Ils ont surtout définitivement pris le monopole de la Ligue 1 en faisant taire les derniers résistants.

Par Ugo Bocchi
Modifié

Dans cet article

paul.la.poulpe Niveau : Ligue 1
La père Serge il est de pire en pire non? Ca fait un moment qu'il a pas réussi un centre. On n'est pas près d'être débarassé de Ruud

Le Kiosque SO PRESS

Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
Article suivant
Kei le survivant
2k 72