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Paris leur dit merci

Le PSG a repris sa marche en avant. Avec le même nombre de points que l’an dernier à la même époque, les Parisiens commencent à impressionner leur monde. D’autant que derrière, l’OM et l’OL n’en finissent plus de laisser des points en route. Dites-le si ça vous gêne, le suspense...

Paris commence à s’y habituer

48 heures après un match international, le PSG a assuré l’essentiel contre Bastia au Parc des Princes (3-1). La manière ? On s’en fout. La composition avec Ibrahimović, Lavezzi sur le banc et Sakho sur son canapé ? Un détail. Le penalty beaucoup trop généreux accordé au PSG ? Une flagornerie arbitrale qui devient une constante. Alors quoi ? Alors le PSG a gagné sans vraiment forcer son talent et continue sa moisson. Depuis la défaite contre Nice en décembre, les Parisiens ont enquillé huit victoires et un nul. Dans un match qui a vu Sylvain Armand et Jérôme Rothen se claquer la bise au coup d’envoi, on retiendra également la fin de série de Salvatore Sirigu, qui a enfin pris un but. 949 minutes d’invincibilité parties en fumée sur un bijou de Khazri. La faute au portier italien qui était aux fraises sur son placement. Ah oui, Zlatan Ibrahimović a marqué son 21e but. Une broutille. Comme les six points d’avance sur leur dauphin au classement. Vendredi, les Franciliens avaient la tête à Valence. Oui, ça ressemble à ça, une équipe qui gère ses matchs. C’est moche sur le pré, mais ça fait trois points.

Saint-Étienne, y aura-t-il de la neige à Noël ?

Quand Brandão est titulaire avec les Verts, ça donne huit victoires et deux nuls. Alors quand le grand Brésilien débute le match contre Montpellier, Galtier sait qu’il a une bonne chance d’obtenir une aide du Divin. Mais il ne s’attendait pas à ce que le monsieur à la barbe blanche rende ainsi hommage à la French Connection à partir de la pause. Une neige à faire pâlir les Ménuires et les Arcs 1600. Avant la tempête, Brandão et Aubameyang s’étaient amusés de Jourdren. Pour Aubame, c’est sans aucun doute l’un des buts de l’année. Une talonnade acrobatique sexy chocolat. Un bijou. Et pendant que les Héraultais tentent de mettre une quenelle aux délégués durant les flocons (si match annulé, on reprend tout à zéro, pas cons les mecs), la moitié de l’équipe stéphanoise s’affère à déblayer le pré. Pari gagnant puisqu’on reprend les hostilités, Sainté en colle deux nouveaux au fond (dont un du revenant Bodmer) et s’offre une quatrième place, à trois points du podium. Et si elle était là, la grosse cote de cette fin de championnat ?

Jordan Ayew, 111 secondes de trop

Un jour, Patrick Le Lay affirmait que sa mission sur TF1 consistait à vendre du temps de cerveau humain disponible. Visiblement, Jordan Ayew n’était pas la cible. Sinon, comment expliquer cette entrée de brigand sur la pelouse savoyarde ? 111 secondes sur le pré. Juste le temps de prendre deux jaunes pour deux tampons. Jaune plus jaune faisant rouge, le petit frère d’André 3000 retourne illico à la douche, laissant ses potes à neuf (Abdallah ayant déjà emprunté le même chemin peu de temps avant). C’est con. Avant le penalty accordé à Évian Thonon, l’OM tenait plutôt bien son match. Toujours emmené par un remuant Mathieu Valbuena, André-Pierre Gignac s’était fendu d’une belle réalisation collective. Un vrai beau but. C’est au moment où Marseille semblait avoir le match en main que la défense a encore craqué. Avec ce nouveau faux pas, une semaine après la déconvenue lorraine au Vélodrome, Marseille voit Saint-Étienne et Rennes se rapprocher de la dernière marche du podium.


Dimitri Payet détruit l’OL

5 buts, 8 passes sur les 18 derniers buts inscrits par Lille en Ligue 1. Oui, Dimitri Payet est devenu un franchise player. Avec seulement 33 ballons touchés à Gerland, l’ancien Nantais a réussi l’exploit de foutre un bordel quasi permanent au sein de l’organisation défensive lyonnaise. À ses côtés, un Marvin Martin enfin adulte et un Aurélien Chedjou de gala. Quand elle joue comme ça, et qu’elle est plus chanceuse qu’au Parc des Princes, l’équipe lilloise a fière allure. Ce qui n’est pas le cas de Lyon qui vient de prendre un point en trois matchs et n’a rien montré. Si ce n’est une fragilité défensive permanente. À force de refiler la moitié de son effectif à gauche et à droite, l’OL commence à être très juste. Et comme certains cadres sont moins biens (Malbranque, Biševac), ça donne une impression générale très dégueulasse. Heureusement que Yoann Gourcuff revient bien. Ah, bah non.

Par Mathieu Faure
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