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  1. // Ligue 2 – J32 – Red Star-Paris FC

Paris FC : décollage ajourné

Enjeux différents pour les deux acteurs du derby francilien, les deux promus de L2 aussi : retrouver le podium et continuer de croire à une deuxième remontée de suite pour le Red Star, décrocher enfin une victoire qui le fuit depuis août dernier, pour la lanterne rouge Paris FC. Ce n’était pas vraiment le scénario envisagé en début de saison, à l’époque où la formation du président Pierre Ferracci séduisait par son recrutement audacieux et son ambition affichée de s’installer comme le deuxième club parisien. Mais ça, c'était avant.

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Lors de la phase aller, la défaite du Paris FC à domicile dans le derby francilien face au Red Star (0-1) avait fait plonger pour la première fois le club dans la zone de relégation. Il n’en est plus jamais ressorti depuis, devenant même en janvier lanterne rouge d’un championnat qu’il redécouvrait pourtant avec grande ambition l’été dernier. Actuellement, le PFC est même largement décroché, avec 9 points de retard sur Créteil, situé juste devant, et 11 sur Niort, le premier non-relégable. Alors qu’il ne reste plus que 7 matchs à disputer d’ici la fin de saison, la rechute en National semble quasi actée. Une sanction logique pour la pire attaque de la L2 (21 buts marqués en 31 journées !) et qui n’a engrangé qu’un seul succès depuis le début de saison, 3-0 mi-août face au Havre.

À ce moment-là, tout semblait aller pour le mieux pour cet excitant promu qui pointait alors au cinquième rang et dont beaucoup d’observateurs estimaient qu’il pouvait se mêler à la lutte pour la montée en Ligue 1. Mais c’est bien le Red Star, son voisin francilien qu’il affronte ce lundi soir pour la deuxième fois de la saison, qui peut encore viser le podium. Le président Pierre Ferracci assume l’échec. « Même si mathématiquement, il reste encore un infime espoir, il serait déraisonnable de ma part de ne pas déjà anticiper la possible descente en National en fin de saison, concède-t-il. Mais j’ai un cap à maintenir d’ici là et des joueurs à continuer de mobiliser et de motiver, même si ce n’est pas facile pour eux ni pour personne au club. C’est évident qu’on ne s’attendait pas à ça. Je me suis toujours méfié de ceux qui nous voyait viser autre chose que le maintien cette saison, mais au moins je me disais qu’il pouvait être atteint confortablement. Ce n’est pas le cas, j’en assume ma part de responsabilité. »

Incendie et vestiaire coupé en trois


Les principales causes de cette saison complètement ratée seraient nombreuses, au premier rang desquelles le recrutement estival, si séduisant a priori sur le papier, mais manquant finalement de bon sens et de cohérence : Fauvergue, Pierre, Glombart, Bocundji Ca, Ayari, Grange, Thébaux… Hormis les deux derniers cités, les autres ont vite disparu des feuilles de match, la faute à une mauvaise forme physique incompatible avec le niveau exigé en L2. « La multitude de blessures, ce n’est pas forcément de la malchance, reconnaît Ferracci. Le choix s’est peut-être porté sur des joueurs fragiles… » En cause, forcément, l’ex-directeur sportif Alexandre Monier, qui était en charge du recrutement. Écarté de son poste début 2016, il aurait manqué de sérieux dans sa manière de procéder, embauchant plus au nom qu’après analyse minutieuse des joueurs et de ce qu’il pouvait apporter de bénéfique à l’effectif. « Il y a eu un manque d’homogénéité entre la direction sportive et le coach, précise le président. Il n’y a pas eu la solidarité qu’il y aurait dû y avoir, on a un peu perdu le nord à ce niveau-là et ensuite c’est l’engrenage : l’absence de victoires fragilise la confiance et c’est devenu compliqué. »


Embauché également l’été dernier en remplacement de Christophe Taine, l’entraîneur Denis Renaud (ex-Carquefou) a payé à la fois les mauvais résultats et cette mésentente chronique avec Alexandre Monier, en se faisant virer dès novembre. La phase retour est ainsi désormais gérée par deux nouveaux hommes : Pierre Dréossi à la direction sportive et Jean-Luc Vasseur sur le banc. « La barre a été redressée depuis mais sur le plan comptable, ça n’a pas décollé pour autant » , constate amèrement Pierre Ferracci, qui refuse pourtant de céder au fatalisme : « C’est frustrant, oui, parce qu’on fait 17 nuls depuis le début de saison, dont certains auraient pu – auraient dû – se transformer en victoire. Avec quatre ou cinq succès de plus, on n’est pas relégables… »

Les artisans de la montée en L2 écartés


Une autre cause de l’échec serait à trouver au niveau des infrastructures. Ce n’est pas tant le stade Charléty, si peu adapté au football, qui pose problème ( « le Red Star réussit bien sans stade à domicile » , fait remarquer Pierre Ferracci), mais plus les conditions d’entraînement. Fin août, une partie du centre d’entraînement du Paris FC à Choisy-le-Roi était ravagé par un incendie dont les circonstances n’ont toujours pas été éclaircies à ce jour, même si la piste de l’incendie criminelle a vite été privilégiée. Sans salle de musculation, il a fallu se rabattre sur un petit gymnase voisin et diviser l’effectif en trois groupes. « J’ai sous-estimé les conséquences de cet événement, avoue le président. Avec l’effectif pléthorique qu’on avait (plus de 30 contrats pros, ndlr), il a fallu éclater le vestiaire en trois parties et ça a forcément généré des complications… » Beaucoup des artisans de la montée du National en L2 la saison dernière n’ont pas compris la raison pour lesquelles ils n’entraient plus dans les plans : les Poujol, Ogunbiyi, Kinkela… Là encore, Ferracci assume l’erreur stratégique : « Peut-être qu’il aurait fallu leur faire confiance, mais qui sait si ça aurait plus fonctionné ? Quand on est monté en L2, c’était avec un effectif déjà largement renouvelé et l’équipe s’était tout de suite montrée performante… »


Reste que le Paris FC doit certainement retrouver la ligne de conduite qui était initialement la sienne : celle d’un club formateur, puisant dans le réservoir des jeunes talents franciliens plutôt que recrutant de l’extérieur. « C’est toujours l’idée et on ne changera pas ce cap, jure Ferracci. La formation et la dimension francilienne doivent rester à la base du projet. Il n’est pas question d’en changer, la probable relégation va juste retarder un peu les choses… » Notamment en ce qui concerne le futur centre de formation homologué, dont la construction pourrait être repoussée. Bonne nouvelle néanmoins : en plus du solide support de Vinci, arrivé comme partenaire principal du club il y a un an, le président assure qu’un « partenaire important va arriver d’ici quelques semaines et d’autres suivront » . C’est tout le paradoxe de ce Paris FC, si décevant sportivement, mais qui continue néanmoins de s’afficher comme un possible bon club à suivre à moyen terme. À condition d’apprendre de cette saison en forme d’apprentissage à la dure.

Par Régis Delanoë
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