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  2. // 5e journée
  3. // Groupe A
  4. // Dynamo Kiev/PSG (0-2)

En crise, selon les propres mots de son entraîneur, le PSG a assuré sa qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions en s’imposant à Kiev (0-2). Sans franchement convaincre dans le jeu, une fois n’est pas coutume. Mais l’essentiel était ailleurs.

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Dynamo Kiev - PSG : 0-2
Buts : Lavezzi (45e et 52e) pour le PSG.

« J'attends une réaction contre Kiev. J'ai confiance en eux. Ils doivent prendre leurs responsabilités. Tout le monde doit les prendre. J'assume les miennes et les joueurs doivent en faire de même. » Le décor était planté. Très agacé après la défaite contre Rennes, Carlo Ancelotti attendait une réaction de son groupe contre le Dynamo Kiev. S’il aura certainement encore beaucoup de choses à redire sur le plan du jeu, l’entraîneur italien pourra au moins se satisfaire du résultat. Dominé pendant 45 minutes, le PSG a pris les devants sur un éclair du duo Ibrahimović-Lavezzi avant de faire le break grâce à ce même Lavezzi (0-2). D’ores et déjà qualifiés pour les huitièmes de finale, les Parisiens joueront la première place du groupe dans quinze jours au Parc des Princes contre Porto.

Paris plie, mais marque

Depuis le début de la saison, le PSG a une fâcheuse tendance à subir dans l’entame de match, à domicile comme à l’extérieur. Malgré les remontrances d’Ancelotti et son ordre de changer d’attitude, le scénario se répète à l’Olympic Stadium. Gênés par le pressing ukrainien, les Parisiens sont incapables d’enchaîner trois passes. Leur volonté de relancer proprement à tout prix par des passes courtes les met en danger. Comme à Montpellier, Verratti perd plusieurs ballons dans ses trente mètres, sans conséquence néanmoins. Preuve de cette impuissance, Ibrahimović, très discret ce soir, attend près de dix minutes pour toucher son premier ballon. Le milieu à trois parisien composé par Verratti, Sissoko et Matuidi manque clairement d’impact. Souvent en retard, ils multiplient les fautes et écopent tous les trois d’un carton jaune. Cette déficience dans l’engagement permet aux hommes d’Oleg Blokhine de trouver des espaces entre les lignes parisiennes, à l’image de Garmash qui lance Gusev, dont la frappe est difficilement repoussée par Sirigu. Maillon faible de sa défense, Van der Wiel est la cible du Dynamo qui passe régulièrement sur son côté pour faire la différence. C’est justement suite à des actions venues de ce côté que Gusev de la tête, Garmash – maladroit – du pointu et Dudu de l’intérieur du pied manquent de peu d’ouvrir le score. Côté parisien, pas grand-chose à se mettre sous la dent à l’exception d’une tête d’Alex et d’un tir d’Ibrahimović sur deux centres du Nene masqué. Incapable de faire le jeu, Paris ouvre finalement le score juste avant la pause sur une contre-attaque initiée par Verratti et conclue par Lavezzi, idéalement servi par Ibrahimović (0-1, 45e).

Lavezzi, match référence

Auteur de son premier but sous le maillot parisien, Lavezzi double son compteur juste après la pause, profitant d’une énorme erreur de Khacheridi et d’une belle anticipation de Matuidi, dont l’énorme volume de jeu a une nouvelle fois fait la différence (0-2, 52e). L’attaquant argentin est ainsi récompensé de son match plein, lui qui n’a cessé de provoquer sur son côté gauche. Doucement mais sûrement, El Pocho s’installe dans cette équipe et son entente avec Ibrahimović est très prometteuse. Sans rien proposer dans le jeu, Paris fait donc le break et pense s’assurer une seconde période plus facile. Oui mais voilà, ce PSG aime se faire peur. Fébrile, la défense parisienne – Van der Wiel et Thiago Silva en tête – enchaîne les relances foireuses. Heureusement, Sirigu repousse les tentatives successives de Gusev, Miguel Veloso et Haruna. Les interventions décisives du portier italien finissent d’achever les espoirs du Dynamo qui baisse pavillon. Passé en 4-4-2 après les entrées de Chantôme et Armand à la place de Sissoko et Verratti, Paris met enfin le pied sur le ballon et se crée même quelques situations de contre sur les pertes de balle ukrainiennes. Des situations qui ne se transforment pas en occasions, la faute à des approximations dans les passes et dans les contrôles. Malgré deux dernières frappes signées Dudu et Milevskyi, les Parisiens gèrent tranquillement la fin du match. L’esprit déjà tourné vers le prochain match contre Troyes.

Par Quentin Moynet
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A Paris et à Marseille, une crise s'allume aussi vite qu'elle s'éteint au grès d'un match ou deux et des envies des médias.
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