Paris, et maintenant ?

Un mois que la rumeur enflait autour du PSG. Du fantasme à la volonté de tout changer, tout a été dit et écrit. Les faits, eux, étaient minimes. Jusqu'à aujourd'hui. Le conseil de surveillance a décidé d'écarter Robin Leproux et d'introniser Leonardo comme manager général. Et maintenant, on fait quoi ?

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Les deux images sont saisissantes. D'un côté, Leonardo qui descend d'un jet privé en mode décontracté au Bourget. De l'autre, Robin Leproux qui ressort du Conseil de Surveillance du PSG. L'un arrive. L'autre part. Leproux n'a pas tourné autour du pot très longtemps. Le désormais ex-patron du PSG a assuré qu'il n'était « plus président. C'est une révocation de ma fonction » , tout en souhaitant « bon courage à [ses] successeurs » . L'homme est amer. Dur de ne pas le comprendre. En moins de deux ans, l'ancien boss de RTL a essuyé les plâtres et redressé médiatiquement un club à l'agonie. Son plan de sécurité, le projet de jeu, les ambitions, voilà le triptyque laissé par Robin Leproux. Dire qu'il s'agit d'une surprise est un euphémisme. Le sort de Robin Leproux était semble-t-il scellé par l'arrivée de Leonardo. Deux coqs dans une même cour, c'est impossible.

Surtout que Leproux annonçait encore à qui voulait l'entendre qu'il ne souhaitait pas être un président pantin et que le patron, c'était lui. Les propos de trop ? Même pas. « Le mec qui cristallisait toutes les rancœurs a été désavoué, avance Selim, ancien président des Supras Auteuil. Sur le coup, je me dis que c'est l'arroseur arrosé. Mais j'ai l'impression que tout est manipulé. L'an dernier, Leproux avait négocié une belle indemnité de départ. En se faisant débarquer, il ne doit pas partir sans rien. Et puis honnêtement, je ne me réjouis pas plus que ça de son éviction. Le sort des supporters ne change pas. Le plan sécurité est toujours là. Leproux a fait le sale boulot des pouvoirs publics en virant les supporters. Maintenant il est dehors, c'est ironique mais ça ne change rien » .

Qui est coupable ?

Tout ça, c'est bien joli hein, mais le club n'est pas plus avancé. Le mercato est toujours au point mort depuis les arrivées de Douchez et Gameiro, le rôle officiel de Leonardo n'est pas encore bien défini (on parle d'un manager général à l'anglaise), ni même celui de Nasser Al-Khelaifi (Président du Conseil de Surveillance) et, surtout, quid d'Antoine Kombouaré ? « Je suis très inquiet pour lui, avance Laurent Leroy, ancien joueur du club. Je me doutais que Leproux ne ferait pas long feu, mais je ne pensais qu'il serait évincé aussi rapidement. Quant à Kombouaré, sa situation semble délicate. Il va avoir beaucoup de pression. S'il est encore là pour le début du championnat, le moindre faux pas pourrait lui-être fatal et l'effectif est très loin d'être complet » conclut l'ancien chouchou du Parc des Princes. Surtout, depuis l'arrivée des Qataris – fin mai – tout a été dit. Les rumeurs ont enflé : de Berbatov à Eto'o, en passant par Lucas, Ganso, Zarate ou Kakà, tous ont, à un moment donné, été proches du club. Au final, personne n'est arrivé. Pour le premier match amical des ouailles de Kombaouré, Loick Landre et Jean-Eudes Maurice étaient titulaires. On est bien loin de la constellation de stars annoncées.
Pis, les fantasmes qui entouraient l'arrivée de Leonardo ont exaspéré les suiveurs du club francilien. « Leonardo arrive demain » , un titre sur-utilisé depuis un mois. Même la conférence de presse de Leo à Milan la semaine dernière sonnait fausse. Le Brésilien affirmait n'avoir rien signé et n'être au courant de rien. Dans tout ce marasme médiatico-sportif, on a la désagréable impression d'avoir été pris pour des cons.

Alors qui est coupable ? La presse pour avoir enflammé son monde quotidiennement avec du vent ? Le club pour avoir communiqué avec parcimonie ? Les Qataris pour être restés constamment dans l'ombre, bien au chaud chez eux en avançant qu'ils étaient bien différents des dirigeants de Manchester City ? Un peu tout le monde. A moins de trois semaines du début du championnat, le PSG 2011/2012 est un illustre inconnu. Des dirigeants aux joueurs, tout est à faire. Le constat est limpide. On est au même point que le 31 mai dernier, date à laquelle Colony Capital se vantait d'avoir trouvé un nouvel actionnaire majoritaire pour le club francilien. Une étape vers quoi ? « Le départ de Robin Leproux n'est qu'une étape. On est en train de perdre toute identité, poursuit Selim. On parle du Stade de France, de naming etc. Maintenant que les contestataires – les supporters – ne sont plus là, le champs est libre. Je reste même persuadé que le maintien du plan sécurité a été un élément important au moment de la vente. Les Qataris récupèrent un club aseptisé. Nous n'aurions jamais laissé émerger cette idée de déménagement au Stade de France à notre époque. Les amateurs de football seront ravis si l'équipe tourne bien effectivement. Après tout, qui se plaint de l'absence d'ambiance dans le stade à Barcelone ? » conclut-il un brin désabusé. Surtout, une question doit vite trouver une réponse : quel avenir pour Germain le Lynx ?

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ça sent la L2 ça...au stade de france, ça va donner en L2...
Tres bonne source en tout cas, merci Selim, SUPRAS forever
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