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Paris et l'ombre de Leonardo

Leonardo, l’ancien directeur du PSG, a refait son apparition dans les médias français il y a peu. Coïncidence ou pas, certains de ses « poulains » sont annoncés sur le départ. Notamment ceux issus de la première vague (été 2011). Ou comment le club est en train, petit à petit, de déjà passer à autre chose, même si rien n’est facile.

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Il ne se passe pas une journée sans qu’une rumeur estampillée « PSG » ne fasse surface dans la presse européenne. C’est même devenu un jeu. Dernièrement, dans les cases « arrivées » , les noms de Paul Pogba, Juan Mata, Yohan Cabaye ont été avancés. Le nouveau PSG vit ainsi. Récemment, on a même parlé de départs. Et pas des moindres. La presse italienne ne cesse de faire ses gros titres sur deux anciens pensionnaires de la Serie A : Jérémy Ménez et Ezequiel Lavezzi. Le premier est en fin de contrat en juin prochain et le second est à la rue physiquement depuis six mois. À ce binôme, on peut même ajouter Lucas Moura (pisté par la Juventus) et Javier Pastore (AS Roma). Leurs points communs ? Ils peinent tous à pérenniser le poste de milieu offensif gauche et ils ont été recrutés par Leonardo. Pour deux d’entre eux (Pastore et Ménez), ils sont issus de la fameuse première vague, celle de 2011. À cette époque, le Qatar vient à peine de débarquer dans la capitale et s’apprête à frapper un grand coup sur le marché des transferts. La première salve n’a pas le clinquant de celle de 2012 ni celle de cet été. Pas de grands noms ni de cracks, mais des bons joueurs, malgré tout : Matuidi, Ménez, Pastore, Sissoko, Biševac, Sirigu et Lugano. Deux ans plus tard, le travail de Leonardo a en partie payé, puisque deux recrues sont devenues des titulaires indiscutables (Matuidi et Sirigu) quand trois se sont déjà égarés ailleurs (Biševac, Sissoko et Lugano). Pour Ménez et Pastore, les prochains mois seront décisifs, mais une chose est certaine, l’héritage de Leonardo commence à s’effriter. Tout du moins les bases.

Qui signe les chèques ?

Depuis bientôt six mois, le club parisien apprend à vivre sans Leo et donc sans directeur sportif. Un vide qui ne s’explique pas vraiment. Dès lors, qui commande vraiment aujourd’hui au club, notamment sur le dossier de la politique sportive ? Nasser Al-Khelaïfi ? Jean-Claude Leblanc ? Le Qatar ? On ne sait pas vraiment. Alain Roche, ancien directeur sportif du club, avouait pourtant il y a peu dans les colonnes du Parisien qu’un club comme Paris pouvait vivre sans directeur sportif de manière ponctuelle. Sur la durée, c’est compliqué : « C’est vrai qu’aujourd’hui beaucoup de gens pensent que Paris peut faire sans directeur sportif. Je ne vois pas d’urgence pour l’instant en effet. L’été prochain, pour le mercato, ce sera différent. Il faudra prendre des joueurs de renommée internationale et il faudra donc un directeur sportif capable de mener ce recrutement. Si certains joueurs sont au PSG aujourd’hui, c’est grâce à Leonardo. Sans lui, l’argent n’aurait pas suffi. D’autant que Nasser Al-Khelaïfi n’est pas souvent là, et que Jean-Claude Blanc a déjà suffisamment de choses à faire. » Pour celui qui a fait venir Blaise Matuidi, il est important de trouver la personne idéale, et très vite.

Un directeur sportif, ça sert à quoi ?

Dans les faits, quand on dégueule du pognon à ne plus savoir qu’en faire, à quoi peut bien servir un directeur sportif ? Roche toujours : « Un directeur sportif, c’est important vis-à-vis de l’extérieur, des médias. Il doit avoir un réseau et les bonnes infos sur les rémunérations et les clauses particulières des contrats des joueurs qu’ils visent. Il faut aussi un tampon entre le président ou le directeur général et l’entraîneur. Il y a besoin d’une caution sportive autre que le coach qui dépend des résultats. Il faut quelqu'un qui incarne la politique sportive du club et qui est en adéquation avec les demandes de l’actionnaire ou du président. » En somme, tout ce que le PSG n’a pas actuellement. Nasser fait le VRP et dirige une chaîne de télé tout en devenant de plus en plus important dans son pays (il vient d’être nommé ministre, sans portefeuille), Jean-Claude Blanc est sur tous les autres dossiers du club (le handball, le fair-play financier, le futur camp d’entraînement, les travaux du Parc des Princes, etc) et Olivier Letang, l’ancien numéro 2 de Leonardo, n’a ni l’aura ni le portefeuille du Brésilien. Il faut donc un nom. Un mec qui insuffle le respect sur son simple CV et qui peut se déplacer aux quatre coins de l’Europe avec la Visa Premier du club pour signer des grands noms. Depuis septembre, les candidats ne manquent pas : Paolo Maldini, Luís Figo, David Ginola, Jorge Valdano, Raï, Marco Branca (directeur sportif de l’Inter), mais aussi des plus cocasses comme Enzo Francescoli – proposé au club – ou la candidature spontanée de Pierre Dreossi, ancien de Rennes. Dans l'esprit, on veut surtout un nom et/ou un carnet d'adresses.


Italien LV1, anglais ou allemand LV2 ?

En attendant le messie, l’argent est toujours là, mais pas le savoir-faire. Et pour les prochains gros coups, il faudra du doigté. Soit Nasser se déplace en personne, ce qui donne du poids aux volontés du club, mais demande un emploi du temps allégé pour le boss, soit on envoie le chèque en blanc en demandant au club adverse de remplir les lignes. C’est moyen pour un club qui veut « rêver plus grand » . Jusqu’ici, Leonardo oblige, le PSG a uniquement fait ses courses en Serie A. Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, la source italienne commence à s'assécher. Que reste-t-il à braquer dans la santiag et qui pourrait correspondre aux besoins franciliens ? Pogba, Hamšík, Vidal, Balotelli. Il serait quand même grand temps que les Parisiens aillent renifler un autre air. Certaines rumeurs envoient les sondes parisiennes en Allemagne (Reus, Robben, Gündogan) et en Angleterre (Juan Mata, Cabaye). Mais depuis le départ de Leonardo cet été, le PSG n’a signé aucun joueur. La période des transferts qui ouvre début janvier devra permettre de définitivement tourner la page Leonardo. Ouais, un bon problème de riches.

Par Mathieu Faure
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