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Paris et Augustin, les trublions du talent

Alors qu’il était destiné à briller au PSG, Jean-Kévin Augustin n’a jamais réussi à s’installer dans le groupe professionnel de la capitale. Et a décidé de se (re)lancer à Leipzig. Retour sur un divorce prévu depuis plusieurs mois.

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Il était beau, il était grand, il était fort. On lui promettait le meilleur et il promettait de ne pas décevoir. C’était écrit : comme tant d’autres, Jean-Kévin Augustin devait réussir dans la ville qui l’a vu naître. Et puis, la cruelle réalité lui a finalement rapidement éclaté à la figure : comme tant d’autres, Jean-Kévin Augustin n’a pas eu ou n'a pas pris sa chance. Et comme tant d’autres, Jean-Kévin Augustin a dû se résoudre à l’échec avec un club qu’il aimait. Après six ans passés à grandir au centre de formation, puis deux autres à alterner entre l’équipe première et la CFA, le voilà définitivement parti du Paris Saint-Germain. En échange de treize millions d’euros (plus deux de bonus), le RB Leipzig a récupéré le paquet rempli de talent que la Juventus et Tottenham auraient également sondé avant la signature officielle.


La raison de ce transfert ? « Je n'ai pas eu assez de temps de jeu à Paris » , a tout simplement répondu le nouveau joueur de Bundesliga lors de sa présentation. Difficile de lui donner tort : après l’Euro U19 gagné avec l’équipe de France (compétition dont il a terminé meilleur buteur et meilleur joueur), Augustin a eu droit à 189 minutes en Ligue 1, dispersées entre une titularisation et neuf entrées (un but), en 2016-2017. Soit 226 de moins que la saison précédente durant laquelle Zlatan Ibrahimović était encore là. Pas vraiment le même destin que son collègue chez les Bleuets, Kylian Mbappé. « On peut juger qu’il ait tort ou qu’il ait raison de partir, peu importe : Jean-Kévin ressent aujourd’hui la nécessité de jouer, de savoir qu’on a besoin de lui, réagit François Rodrigues, entraîneur de la CFA parisienne. Il lui faut du changement, un nouveau projet sportif pour, comme il le dit, montrer à tout le monde qu’il avait le niveau pour jouer à Paris. Donc il est extrêmement motivé. » Façon de dire qu’il ne l’était plus vraiment dans une entité qui ne lui faisait pas confiance en haut de la pyramide sportive.

La tromperie du réveillon


En janvier 2017, Unai Emery a effectivement décidé de l’écarter du groupe professionnel dont il faisait partie depuis 2015. Un choix peut-être dû à des conjonctures contractuelles (l’attaquant n’a pas voulu entendre parler de prêt durant le mercato hivernal ni de prolongation de bail jusqu’en 2022), mais qui a surtout fait mal au bonhomme. « Je ne parlerais pas des relations qu’il avait avec le staff de l’équipe une. Mais ce que je trouve regrettable, c’est qu’un garçon avec un tel potentiel se retrouve six mois en réserve avec moi après avoir connu les pros. Mentalement, c’est très dur. Et pour lui, il y a eu une cassure, témoigne François Rodrigues, qui connaît le garçon depuis ses 17 printemps. La décision - juste ou pas - de le faire redescendre n’a pas été digérée. Et pour en avoir parlé avec lui, son départ était quasiment acté à partir de ce moment-là. » Résultat : l’investissement du garçon, qui estimait ne plus faire partie du projet, s’est drastiquement réduit durant les derniers mois. Impatience ? Comportement immature ? Rien de tout ça selon François Rodrigues : « Oui, ses performances avec la réserve se sont mises à alterner. Mais c’est normal : derrière le visage du joueur, il y a le côté humain qu’il ne faut pas négliger. Et sans faire offense à qui que ce soit, partir jouer à Saint-Malo quand tu as commencé en CFA il y a quatre ans et que tu as connu la Ligue des champions, ce n’est pas transcendant. Après, il est resté pro, hein. Toujours respectueux. Mais il ne jouait plus avec la même ferveur. Ce n’était plus l’énorme Augustin qui était encore dans l’esprit, encore impliqué dans le projet, qui nous avait par exemple permis de gagner 7-1 en août contre Rennes. »

Tout changer


Ne restait donc plus qu’une possibilité dans la tête du Parisien de 20 ans : la rupture avec son club de cœur, et le mariage avec une équipe réputée pour miser sur les jeunes. « Avec son style, il correspond très bien à notre système, s’est ravi Ralph Hasenhüttl, son nouveau coach, face à la presse. Il y a de la concurrence, mais je lui fais confiance.  » Même discours, un poil plus nuancé, chez son ancien technicien qui sait pertinemment que se trouve un certain Timo Werner dans l’effectif : « Attention, il n’arrive pas avec le tapis rouge déployé à ses pieds, et il va devoir se mettre un coup de pied aux fesses. Parce ce n’est pas en boudant qu’on avance. Après, il a beau être parfois désagréable, c’est quelqu’un d’extrêmement charmant et qui va exploser s’il y a un bon feeling. Il a de toute façon les qualités pour bien figurer dans ce championnat allemand très vivant qui va toujours de l’avant. Changer d’environnement va lui faire le plus grand bien. » De là à donner des regrets à son ancien employeur ?

Par Florian Cadu Propos de FR recueillis par FC
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