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  2. // 26ème journée
  3. // PSG/OM (2-0)

Bousculés par un bon OM, les joueurs du Paris Saint-Germain s'imposent (2-0) grâce à un but précoce et à une prestation exceptionnelle de Salvatore Sirigu. Véritable mur, le portier italien a largement compensé le manque d'inspiration des siens, notamment en seconde période.

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«  On sort les grosses vagues comme à Hawaï  » . A trois petites heures de leur sage Méditerranée, les Marseillais ont, sous une neige presque accueillante, pu constater la violence que peuvent causer les déferlantes parisiennes. Pan! L'arbitre siffle à peine le coup d'envoi quand un drôle de bruit résonne dans le Parc des Princes. Une bombe agricole ? Non, juste un énorme pétard. On n'a pas encore passé la minute de jeu que Lavezzi, parfaitement trouvé en profondeur par Zlatan, envoie une mine s'écraser sur le poteau de Mandanda. Prévenus, les samouraïs marseillais ferment les yeux et jouent haut et même plutôt bien. Au fond, la vérité de ce match est triste à accepter pour les Phocéens, car quasi-inéluctable. Les joueurs d'Elie Baup ont passé 90 minutes à construire de beaux châteaux de sable avec leurs moyens, puis à voir leurs édifices détruits par les vagues parisiennes et par un immense Salvatore Sirigu. Trop violents, trop soudains, les assauts des hommes d'Ancelotti sont venus à bout de Marseillais appliqués mais dégoûtés par un gardien, et qui quittent le Parc des Princes la tête haute. Le trou est fait. Une nouvelle fois.

Mandanda, goal volant

On se rappelle tous de cette pub où ce type qui a un peu la tête dans le cul met sa machine à laver en route et grimpe dessus histoire de se réveiller. Le début de match est à peu près aussi violent pour les Marseillais. Véritable pile électrique ce soir, Ezequiel Lavezzi dynamite tout ce qui bouge et fait passer un très mauvais moment à Nicolas Nkoulou et Lucas Mendes. A vrai dire, c'est plutôt une bonne nouvelle pour les Parisiens puisqu'au même moment, Zlatan Ibrahimovic commence sa partie de cache-cache avec André-Pierre Gignac. Auteur de deux mauvais tacles coup sur coup, sur Lavezzi et sur Zlatan, André Ayew esquive les cartons avec l'agilité d'un slalomeur tandis que Steve Mandanda décide que 21h10 est une heure idéale pour sortir promener son chien. Manque de bol, 21h10, c'est aussi l'heure pour Lucas de dégainer sa première accélération. Servi par Matuidi dans l'intervalle, le Brésilien lève la tête et envoie une frappe moisie qui fait flipper entre Barton et Nkoulou, avant de prendre Mandanda à contre-pied. A 7 mètres de son but sans trop savoir pourquoi, si ce n'est pour une bonne imitation de Michael Landreau, le portier phocéen est responsable du premier uppercut reçu par les siens. Entre deux rushs de Ezequiel «  R1  » Lavezzi, les Marseillais sortent la tête de l'eau. Sur leur côté droit, Fanni et Kadir combinent bien tandis que Valbuena et Ayew se battent comme des diables. A la demi-heure de jeu, l'ancien Valenciennois efface Maxwell et envoie une mine que Sirigu détourne en corner. Quelques minutes plus tard, Valbuena sollicite un joli une-deux avec Barton et envoie un bon centre, mais l'arbitre assistant signale un hors-jeu imaginaire. La première période s'achève sur un ultime frisson. Zlatan sort de sa tanière suite à une belle ouverture de Pastore et remise de la tête pour Lavezzi. Lancé comme un TGV sans grève des cheminots, l'Argentin tente de frapper mais se perd dans ses appuis. Les Marseillais soufflent.

Beckham? Non. Sirigu, oui!

Déçus du scénario des quarante-cinq premières minutes mais pas résignés, les Phocéens entrent bien dans la seconde période. Mathieu Valbuena, auteur d'un match dont se souviendra le bon Verratti dans l'entrejeu, frappe du gauche, mais sa tentative passe à côté du but de Sirigu. Dans la foulée, Lavezzi, dont la caisse a été impressionnante ce soir, rate sa millième occasion d'adresser une passe décisive à Zlatan ou Lucas ce soir. Toujours tranchant mais rarement auteur du bon choix dans la dernière passe, l'Argentin est l'une des raisons pour lesquelles les Parisiens ne font pas le break. A 1-0, les hommes de Carlo Ancelotti se font peur. Mais à chaque problème ses solutions. Quand ils n'arrivent pas à faire péter le verrou adverse plus d'une fois, les coéquipiers de Blaise Matuidi peuvent compter sur une sacrée muraille en la personne de Salvatore Sirigu. Impeccable sur une frappe de Gignac, bien servi par Valbuena - même si l'arbitre n'a pas cru bon de signaler corner - le portier italien a passé sa soirée à dégoûter les Marseillais. Une nouvelle fois sollicité sur un long ballon de Nkoulou, le numéro 9 de l'OM claque une reprise de volée acrobatique qui oblige le Sarde à dégainer une nouvelle claquette. C'est encore l'ancien gardien de Palerme qui prive André Ayew, de la tête, de l'égalisation. Finalement, le seul frisson parisien de la seconde période est celui qu'ils attendaient tous, eux, ce qui n'ont pas supporté Jean-Eudes Maurice et Apoula Edel. Entré à la place de Pastore, David Beckham a joué. Il a même fait des passes et il va très certainement prendre une douche. Mais ça, on s'en fout. Et les Marseillais s'en foutent. Car en dépit des vagues parisiennes, les Phocéens ont surfé avec brio. Pas à son avantage en première période, Nkoulou a rarement été pris à défaut lors d'une seconde période dominée par les siens et conclue par une frappe soudaine de Valbuena, qui vient taquiner la lucarne. Le match se termine sous les sifflets du Parc pour un Zlatan fantomatique avant que le Parc ne crie son nom dans les arrêts de jeu, sur un but du genou. Sinon Jérémy Ménez est entré en jeu tandis que l'OM a lancé Sougou dans le grand bain. Elle est peut-être là, la différence entre les deux équipes. En tout cas, c'est là qu'elle est plus criante que sur le terrain ce soir.

Swann Borsellino
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Note : -19
C'est officiel, Beckham est une épave
Le_General Niveau : DHR
Note : 5
Le public parisien qui frôle le malaise cardiaque à chaque passe de Beckham c'était énorme, sans parler de l'attitude envers Zlatan... Là où le vent souffle...
Note : -2
Lavezzi avait le feu au cul!
motherfucker Niveau : CFA2
Note : 2
ça rend ouf de perdre comme ça... sans déconner, un csc, des pertes de balle à 30m du but, mais malgré tout la possession et des occasions sans être foutu d'en caler une au fond, ça fait chier.
LeChapelierFou Niveau : DHR
Note : 6
C'est super pour Menez cette passe décisive ! Il est bien rentré, et Beck qui lui fait une petite passe lobée bien sympa !
Dendecuba Niveau : CFA
 //  Amoureux du Fenerbahçe SK 1907
Note : 2
Les joueurs parisiens devraient appeler leurs femmes toute suite, elles ne sont probablement pas seules! Par contre celle de Mandanda est en train de dormir hahaha
Note : -6
En fait Lavezzi c'est Apruzesse avec du talent ...
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