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Paris au révélateur israélien

Paris - Israël, une confrontation qui n'a jamais porté chance au club de la capitale. Cela fait même ressurgir les pires souvenirs sportifs et extra sportifs. Une tendance à inverser.

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Paris connaissait l'Hapöel Tel-Aviv et le Maccabi Haïfa. Ce soir, le PSG se dépucellera face au Maccabi Tel-Aviv. Tout sauf une bonne nouvelle. Il faut dire que sur la scène européenne, les franciliens ont connu l'enfer face aux représentants israéliens. Un nul et deux défaites sur le pré. Pis, le dernier match a laissé des traces indélébiles sur le macadam de la Porte de Saint-Cloud avec un mort, Julien Quemener. Alors oui, il faut enfin passer l'obstacle israélien. Un miracle au regard du passé récent du Paris-SG en coupe d'Europe.
Comment oublier le drame de l'Hapoël ? Une défaite – cinglante – au Parc en Coupe UEFA (4-2) avec deux buts des visiteurs avant la dixième minute de jeu. Mais c'est surtout la poudrière de l'enceinte parisienne qui a marqué les esprits. Un stade prêt à s'embraser face à la déliquescence de son équipe.

Ce soir d'hiver 2006, le PSG vacille, tangue, chancelle avant de chuter lourdement face à l'audace israélienne. Même Pauleta y va de son scud verbal à la fin du match. « La vérité, c'est que les joueurs n'ont pas la qualité pour jouer à Paris » . Une défaite humiliante qui laisse le Parc cracher sa haine dans la rue après la rencontre. «  Une fois hors du stade, ça devenait la jungle. Tout le monde était mélangé. Il y avait des provocations des deux côtés » racontera Yaniv Hazout dans l'Equipe Magazine en août 2008. Dans une rixe d'après match sur fond d'antisémitisme, un membre de la tribune Boulogne, Julien Quemener, tombe sous les balles d'un policier venu au secours de Yaniv. Sale soirée. Vraiment. Un peu à l'image de cet automne 1998, toutes proportions gardées.

Giresse, le puceau

La France vient de fêter ses héros du 12 juillet. Tout baigne. Le PSG en pleine révolution (arrivée de Charles Biétry à la présidence) s'avance en Coupe des Coupes avec son armada offensive (Okocha, Simone, Loko etc...) pour défier le modeste Maccabi Haïfa coaché par le Tchèque Dusan Uhrin. Pour son premier match européen, Alain Giresse hésite entre une défense à quatre ou trois éléments. Il part finalement avec un schéma classique (4-4-2) et souhaite assurer le minimum. Big mistake. Les Parisiens sont dégueulasses et affichent des velléités offensives proches du néant. A sept minutes de la fin, Marco Simone claque sur penalty. Ouf. Sauf qu'un certain Yossi Benayoun (17 ans) égalise dans les arrêts de jeu. Moche. Biétry sort le fusil : « Je ne demandais pas à ce qu'on ait le niveau d'Arsenal ou de Barcelone dès la mi-septembre, mais être capable de dominer Haïfa ne paraissait pas être une exigence impossible » .

Le match retour s'annonce, comment dire, croustillant. Il le sera. Obligés de se mettre au vert en Israël quatre jours avant le match (fête du Yom Kippour oblige), les Parisiens vont de liquéfier sur le chemin du stade Kiryat Eziezer. La rencontre sera une purge. Paris s'incline finalement 3-2 dans les arrêts de jeu et se fait gicler de l'Europe par le modeste huitième du championnat local. Biétry sait qu'il va crucifier Alain Giresse sur l'autel du manque des résultats dans le mois. Le PSG connaît alors sa plus grande crise sportive. Un couac qui a laissé des traces presque indélébiles sur le maillot parisien. On tenait, à coup sûr, le plus gros raté francilien sur la scène européenne.

Au final, entre le Paris-SG et Israël, c'est souvent "je t'aime moi non plus". Ironique quand on connaît l'amour de la communauté juive francilienne pour le club quarantenaire. Quoi qu'il en soit, il faudra se coltiner le Maccabi Tel-Aviv et ses dix recrues estivales, dont un certain Albert Baning. Si le PSG veut poursuivre sa mission de reconquête, ça passe par un parcours intéressant sur la scène européenne. Pour ce faire, il faudra sortir un club israélien. Une mission dans laquelle le Paris-SG a constamment échoué. Jamais deux sans trois ?

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