1. // Ligue Europa – Dortmund/PSG (1-1)

Paris a de la ressource

Malheureux en début de seconde période, les Parisiens sont parvenus à égaliser sur le fil, grâce à un bon coaching de Kombouaré. D'un point de vue comptable, c'est une bonne affaire. Moralement également.

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Au lendemain de la jolie démonstration de Lyon en Ligue des champions, il était permis d'attendre une nouvelle belle prestation française ce soir en Europa League, avec le déplacement du PSG nouveau sur la pelouse du Borussia Dortmund. La confrontation avait tout du match de gala, entre deux équipes en forme, un leader de son championnat comptant 7 victoires consécutives face à un troisième de L1, invincible depuis 630 minutes. Le tout dans un écrin –la « cathédrale » Westfalenstadion– réputé comme étant l'un des plus beaux et chauds d'Europe.
La formation alignée au coup d'envoi par Jürgen Klopp était sans surprise, avec le retour de Dedê au poste de latéral gauche. De son côté, Kombouaré profitait de cette rencontre sans trop de pression pour procéder à quelques changements, avec notamment la titularisation de Camara en défense aux dépens d'Armand, le retour de Bodmer et la nouvelle chance donnée à Sessègnon.

Pas d'affolement

Les joueurs du PSG subissent d'emblée les offensives allemandes, tout en spontanéité, avec d'intéressants décalages sur les côtés qui se terminent deux fois au quart d'heure de jeu par des déviations vers Barios et Kagawa dans la surface, mais Edel veille. Comme attendu, la plus prolifique formation du plus prolifique des championnats européens imprime un rythme soutenu à la partie. Les occasions franches d'ouvrir le score sont pourtant assez rares. Côté parisien, à défaut de pouvoir tenir le ballon, on se contente (plutôt bien) de gérer, sans trop s'affoler, un peu à la manière de ce qui a déjà été produit à Séville il y a un mois. A la 36e, Zoumana Camara (par ailleurs tranchant en défense) est même proche d'ouvrir le score de la tête à la réception d'un coup-franc. Dortmund baisse le pied en fin de période et les 22 joueurs regagnent les vestiaires avec un score vierge.

Les ressources mentales

A la reprise, l'entrée en jeu du jeune Göetze (18 ans) s'avère déterminante. Sur un mauvais dégagement de la défense parisienne, c'est lui qui, en duel avec Sakho, s'écroule dans la surface alors que le tacle semblait pourtant bien exécuté. Sahin transforme et les Allemands profitent du moment de flottement de leurs adversaires pour assoir leur emprise sur la rencontre. La façon qu'ils ont de se projeter rapidement vers l'avant a quelque chose d'assez remarquable. Paris, cependant, parvient à se maintenir à flot et à se procurer quelques occasions. D'abord sur corner, avec un sauvetage sur la ligne (70e), puis par Hoarau, dont la frappe est trop molle pour tromper le gardien Weidenfeller (79e). L'international se rattrape cinq minutes plus tard, en servant Chantôme pour l'égalisation, conclue d'un tir puissant dans la lucarne.

Bon coaching de Kombouaré et bonne affaire comptable pour le PSG, qui reste en tête de son groupe et peut entrevoir assez sereinement la qualification pour le prochain tour. Enfin, niveau moral, c'est également très positif, même si l'invincibilité parisienne a pris fin. Makélélé et sa bande ont su faire le dos rond, subir mais pas trop et profiter de l'inexpérience de leurs adversaires et de leur incapacité à gérer un résultat pour revenir à la marque. Parfois martyrisé dans le jeu, Paris a su se libérer juste à temps.

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Petite correction : c'est Chantôme qui a marqué, et non Clément. Ce Paris SG fait vraiment plaisir à voir !
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