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  3. // Rennes/PSG (1-1)

Paris a craqué

Le PSG pensait tenir ses trois premiers points après l'ouverture du score de Gameiro à la 73e minute. C'était sans compter sur ce fou furieux de Pitroipa...

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Rennes – PSG : 1-1


Buts : Pitroipa (88e) pour Rennes. Gameiro (73e) pour le PSG.




Les garçons, aussi costauds soient-ils, n'aiment pas qu'on les voie pleurer. Mais les images parlent. 33e minute de jeu entre Rennes et le PSG, Mamadou Sakho replie son maillot sur son visage pour cacher ses larmes. Retour en arrière : quelques secondes auparavant, le défenseur parisien laisse sa place à Zoumana Camara et s'effondre sur le banc de touche, aux côtés de Guillaume Hoarau et Nenê, la faute à une chienne de douleur aux muscles ischio-jambiers. Dommage pour celui qu'on appelle Tigrou, lui qui avait à cœur de se racheter de sa prestation franchement passable face à Lorient le week-end dernier et qui venait de réaliser une première demi-heure plus en phase avec son niveau face aux hommes de Frédéric Antonetti. Et le résultat décroché ce soir ne le consolera pas nécessairement. Pourtant, le PSG a ébauché le début de quelque chose d'intéressant sous la pluie rennaise.

Salvateur Sirigu

La première période accouche d'un classique du football contemporain. Une équipe, le PSG, domine. L'autre, le Stade Rennais, se procure les occasions. C'est simple, pendant un petit quart d'heure, le ballon transite essentiellement entre les crampons franciliens. Un monopole vain, puisque les visiteurs ne se créent qu'une occasion sur un coup franc lointain de Jallet. Du coup, c'est Rennes qui se montre plus tranchant et presque meurtrier. A la 14e, Danzé affole le milieu parisien, décale Féret qui se retrouve dans l'axe à l'entrée de la surface, mais sa frappe est légèrement trop croisée. Le fameux avertissement sans frais... Puis rebelote, avec dix nouvelles minutes de règne du PSG, notamment dans l'entre-jeu.

Trop tendres dans la dernière transmission, les joueurs de la Capitale sont à deux gants de se faire cueillir sur un contre éclair mené par l'intenable Pitroipa suite à un corner mal négocié (26e). Au bout de la passe du Burkinabé, c'est d'abord Kana Biyik qui butte sur Salvatore Sirigu. L'ancien gardien de Palerme qui récidive dans la minute sur une nouvelle tentative de Boukari, dont il détourne la frappe légèrement déviée. Paris transpire sous le crachin, et met un peu de folie dans son jeu dans le dernier quart d'heure. Via Gameiro, d'abord, à la 34e minute, qui, parfaitement décalé par Bodmer, ne surprend pas Costil. Le portier breton qui ne peut par contre rien faire, à quelques encablures de la pause, sur le centre-tir de Menez. Malheureusement pour l'ancien sochalo-monégo-romain, Gameiro ne dépasse pas les 172 centimètres.

Les recrues en piste

A la sortie du tunnel, ce sont les Bretons qui s'accaparent le cuir. Le match gagne en intensité physique comme en vitesse. Reste que c'est bien Rennes qui manque d'ouvrir la marque sur une tête à bout portant consécutive à un coup-franc. L'occasion surtout pour Sirigu de sortir un nouveau réflexe impressionnant sur sa ligne (55e). Pas de quoi décoiffer l'Italien : dans la foulée, il boxe une frappe de Pitroipa, qui venait d'apprendre deux-trois pas de coupé-décalé à Ceara et Gameiro côté gauche. Le match s'emballe, et à la 58e, Costil imite son homologue parisien en un contre un avec Hoarau, entré à la place de Jallet, rapidement blessé. Le match se calme. Jusqu'à la 73e minute et une action scolaire orchestrée par trois recrues estivales : Blaise Matuidi récupère assez haut, sert parfaitement Jérémy Ménez côté gauche dans la surface qui dépose la balle en retrait sur le plat du pied de Kevin Gameiro. Costil ne peut rien faire, le tableau affiche 0-1. Rennes pousse, Paris se relâche mais ne rompt pas... Puis Stéphane Dalmat entre en jeu. A la 88e, ce dernier lance parfaitement Pitroipa, le meilleur rennais sur le pré et peut-être déjà le joueur le plus funky de cette Ligue 1, qui s'échappe. La défense parisienne ne reverra plus le Burkinabé, parti crucifier, enfin, Sirigu. 1-1. Score final, malgré la bourde de Camara, à quelques centimètres de tromper son propre goal.

Au-delà du résultat, plutôt positif au regard de l'adversaire proposé, le PSG a montré ce samedi une allure bien plus volontaire, parfois séduisante, et plus enjouée qu'au soir de la première journée face aux Merlus. Les Parisiens se satisferont sans doute du rendement des derniers venus. Matuidi a pris de l'ampleur au fil du match, Gameiro a ouvert son compteur, Menez a simplifié son jeu qui n'en devient que plus efficace. Il pesteront sans doute aussi des largesses défensives qui auraient pu leur coûter cher. "Auraient" parce que, n'en déplaise à Nicolas Douchez, le Paris Saint-Germain, s'est trouvé un gardien, un vrai, en la personne de Salvatore Sirigu. Et, forcément, ça change d'Apoula Edel. Voilà qui devrait aider Mamadou Sakho à sécher ses larmes.

Pierre Maturana

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Une défense pas très sereine des parisiens, d'ailleurs il me semble que c'est Tiené et pas Camara qui fait la déviation super funky qui a failli finir dans les buts. Mais comme souligné dans l'article, c'est pour moi aussi le gardien et l'animation offensive (par moment) qui commence à me faire bien plaisir.
il porte bien son prénom Sirigu!!! Pitroipa de danse!
guillaume hoareau, quelle est la raison de cette mansuétude à ton égard ?
hier mes voisins ont du une fois de plus croire à une dispute conjugale après ce deux cent trente troisième tir sur le gardien lors d'un face à face, je me demande d'ailleurs et toujours si ce sont des tirs ou des passes; curieuse complémentarité avec les "pinochet" (tirs violents dans la foule) de ton pendant en attaque, le dénommé mevlut. personnellement, je ne répondrais pas de mas actes, si tu continue les vendanges après une passe aiguisée d'El Flaco. Léo, s'il te plait, sors le chéquier avant le 31, on a trop souffert.
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