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  2. // FC Séville/PSG (0-1)

Parfait !!!

Pour tenir tête à Séville, Paris avait un plan. Tenir, ne pas se découvrir pour rien, et frapper en contre. Mission accomplie, et avec brio.

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Superbe match des Parisiens !!! Grosse discipline, une application étonnante, très peu d'erreurs, des contres bien menés, un peu réussite et un résultat aussi inattendu que probant. Pourtant, c'était loin d'être gagné. Paris commençait son aventure en Europa League par le match le plus difficile de la poule : un déplacement au Stade Sanchez Pijuan, le four du FC Séville. L'objectif des Espagnols est de remporter cette coupe, celui des Franciliens est moins ambitieux, d'ailleurs, au vu de la compo de coach K, il semblerait qu'il s'agisse d'assurer en Championnat de France. Le PSG s'avance en Europa League avec une équipe B. Ghost Dog dans les bois, Armand et Camara en centraux (ouch), Tiené et Jallet latéraux, la menace Chantôme et Clément dans l'axe, Néné et Maurice sur les côtés, Peguy et Erding devant. Du coup, le banc est assez classe : Claude MC, Hoarau, Giuly, Kezman, Sakho et Coupet du bois.


En face, Séville aligne aussi une équipe un peu bis, avec par exemple Escudé sur le banc. Mais cela n'empêche pas les Espagnols de prendre assez vite la mesure des Parisiens. Les corners commencent à s'accumuler. Paris a clairement du mal sur les côtés, en particulier celui de Jesus Navas. Et de l'autre, celui de Diego Capel, ce n'est pas non plus la panacée. Dix minutes de jeu, et cette affaire ne sent déjà pas très bon.


Le PSG a toutefois quelques ballons de contre à jouer, enfin à essayer de jouer. Erding dribble en touche, Luyindula perd la balle, bref, Paris est trop approximatif et Séville n'a pas à s'inquiéter outre mesure. Les Andalous construisent tranquillement, entre passes à terre et volonté d'écarter le jeu. Luis Fabiano commence à s'impatienter un peu, et y va d'un bel enchaînement qui échoue sur Edel. Si l'issue de la rencontre ne semble pas faire l'ombre d'un doute, le début des hostilités tarde un peu à venir.


Et c'est même Chantôme qui aurait pu ouvrir le score sur un centre à l'arrache de Néné. Le ballon file devant les buts de Palop, mais le Parisien se précipite et balance au-dessus. S'il avait pensé à contrôler... Enfin, difficile de lui en vouloir, car il donne tout ce qu'il a au milieu de terrain. D'ailleurs, Casper est déjà rouge pivoine à la 25è minute de jeu. Mais l'essentiel est sauf. Le petit Chantôme et Clément tiennent plutôt bien le milieu de terrain, pourtant en infériorité numérique dans cette zone, face à Zokora, Cigarini et Carlos. Alors Luyindula n'hésite pas à décrocher et à venir soutenir le travail de ses milieux à la récupération. Peguy fait bien, gratte un nouveau ballon, glisse ensuite à Erding, mais le Turc merdouille sa frappe.


L'application du PSG dans ce match est assez remarquable. L'équipe est bien organisée, les joueurs bien placés, volontaires, déterminés. Les milieux excentrés, Néné et Maurice, parviennent à la fois à épauler leurs milieux axiaux dans la couverture et à soutenir leurs latéraux au marquage. A la mi-temps, le PSG est parvenu à compliquer la vie du FC Séville, avec une équipe bis. Pas mal.


Du coup, Alvarez, le coach de Séville procède à deux changements à la mi-temps. Kanouté et Guarente entrent en jeu pour José Carlos et Cigarini. Le FC Séville passe donc en 442, avec un grand duo Kanouté - Luis Fabiano en tête de gondole. La charnière parisienne risque d'avoir du boulot. Zokora commence à se projeter rapidement vers l'avant. Navas continue de provoquer. Nouveau corner espagnol. Raté. Encore un corner pour Séville. La seconde période commence comme la première. Paris n'a pas le ballon, mais tient le choc, en particulier en défense. Et si coach K faisait entrer quelqu'un (Hoarau par exemple) pour Erding, pas dedans, l'affaire pourrait même prendre une belle tournure pour le PSG. Au milieu, Clément et Chantôme commencent à tirer la langue. Mais c'est Navarez qui effectue son troisième changement : Perotti pour Diego Capel. Le PSG recule un peu. Au moins, il ne s'expose pas stupidement sur ces (de plus en plus) rares ballons de contre.


Histoire de continuer à tenir le coup, Kombouaré passe en 433 avec un milieu renfoncé autour de Makélélé, entré pour Erding, brouillon. Cohérent. Claude fait office de ligne de flottaison pour le PSG : le ballon ne doit pas passer sous lui. Aussi, le rythme du match est retombé, ce qui fait plutôt les affaires des visiteurs. Kombouaré et ses hommes gèrent parfaitement leur rencontre. Et, sur un nouveau contre, Peguy, encore une fois délicieux d'intelligence et de sens collectif, mène l'assaut plein axe avant de décaler Néné sur sa gauche, qui concrétise, avant de céder sa place à Hoarau. Guillaume aura le temps d'écraser une frappe, Tiené, auteur d'un super match, de prendre une balle dans les couilles et de céder sa place à Sakho, Claude MC de tenter une frappe de vingt mètres mais surtout d'assurer la bonne tenue des siens dans les dernières minutes. Paris a gagné à Séville. Cette équipe est définitivement imprévisible. Dans une poule qui comprend, en plus des vaincus du soir, le Borussia Dortmund et les Ukrainiens du Carpates Lviv, et dont les deux premiers seront qualifiés, le PSG a définitivement une carte à jouer. Reste à voir ce qu'il souhaite en faire...

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