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  2. // Carlos Tevez

Parce qu'il les vaut bien

L'Argentin Carlos Tevez vaut-il les 30 millions d'euros payés par City ? Sir Alex Ferguson avait dit non et les supporters des Citizens se marrent... Notamment après la victoire des Bleus sur les Rouges en Coupe grâce à un doublé de l'Apache.

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C'est une polémique comme l'Angleterre les adore. Après la course folle d'Adebayor et la célébration de son but contre son ancien club Arsenal en septembre, voici l'accrochage Tevez-Gary Neville après la victoire de City sur United (2-1) en League Cup. Après son second but, l'Argentin s'est précipité vers la tribune où se trouvaient les officiels de United et le banc de touche de Ferguson : les mains ouvertes de chaque côté des oreilles pour mieux entendre la foule qui criait ironiquement « Fergie, achète-le !!! » . Une célébration exacte réplique, mais inversée, de celle du même Tevez lors du derby à Old Trafford la saison dernière, lorsque la foule de United suppliait encore Ferguson d'acheter définitivement le joyau argentin, chouchou de la foule. Gary Neville, dont on connaît le tempérament et qui déteste City autant que Liverpool, a répondu à sa manière. Un magnifique majeur dressé à l'attention de l'Argentin, qui n'a pas apprécié : « Neville m'a manqué de respect. Mon geste pour célébrer le but était juste théâtral... je voulais qu'ils (les dirigeants de MU) sachent que c'était ma réponse à leurs déclarations disant que je ne valais pas tout cet argent » .

Le coup de la savonnette

Acheté par City 30 Millions d'euros à Manchester United –plus gros transfert de l'année en Premier League–, Carlos Tevez n'a pas commencé sa saison de façon idéale. En juillet, pendant la tournée de City en Afrique du Sud, il se blesse à la cheville en glissant sous la douche. Les Émirs propriétaires du club faillirent en avaler leurs barils de pétrole. Alex Ferguson, lui, se marrait bien. « City a payé Carlos Tevez un prix qu'il ne vaut pas » avait-il déclaré. 30 millions la glissade, ça fait cher la savonnette en effet. 30 millions pour un joueur populaire certes, mais pas toujours titulaire, une sorte d'impact player entrant quand les autres fatiguent. Certes, il y avait sa fougue, sa générosité et un certain réalisme devant le but. Avec Tevez, il se passe souvent quelque chose mais bon... Ferguson n'a pas voulu mettre la somme demandée par l'agent et la société “propriétaire du joueur”.

Inarrêtable depuis deux mois

Fergie rigole moins depuis mardi soir et les deux buts de Carlos, un penalty, et un petit coup de tête. Depuis, les supporters de City rêvent d'éliminer United, l'ennemi juré, le club qui truste les honneurs tandis qu'eux ont plutôt collectionné les humiliations et déconvenues, avec fatalisme et une certaine classe. Mais, avec l'efficacité actuelle de l'Argentin, rien d'impossible. Depuis le début décembre, il a marqué 12 buts en dix matchs. Une réussite exceptionnelle, bien au-dessus de son rythme habituel. Tevez est peut-être en train de gagner son pari, celui de réaliser une saison pleine enfin. Car le véritable niveau de Tevez reste un mystère. Son abnégation, son sens du sacrifice sont énormes. Mais son impact restait difficile à juger jusqu'à cette fin 2009 et ce début d'année. Parti rapidement de son pays natal et arrivé très tôt en Angleterre à West Ham, puis transféré à Manchester, ses statistiques ne sont pas affolantes. Mais sa façon de jouer le rend immensément populaire.

Le Sud-Américain semble fait pour jouer en Premier League. Cette saison est pourtant la première où il obtient un véritable statut de titulaire et il devra montrer qu'il est capable de garder sa consistance actuelle jusqu'en mai prochain. Pour l'instant, certains en doutent. Comme les observateurs sont sceptiques sur la capacité de City à tenir le coup face aux membres du Big Four. C'est oublier que City n'est pas qu'un collage d'individualités mais une véritable équipe dont on ne peut nier l'osmose. Équipe ayant le moins perdu en championnat cette année, elle n'a pas été déstabilisée par le limogeage de Mark Hugues et l'arrivée de Roberto Mancini. Elle possède en Greg Bellamy et Tevez deux dynamiteurs, en Given le meilleur gardien et de très solides joueurs de clubs (Barry, Ireland...). Au point que l'on peut se demander pourquoi acheter Viera. Il faudra bien suivre City jusqu'à la fin de saison. Et ceci dès le match retour du mercredi 27 janvier prochain où les Sky Blues tenteront de se qualifier pour leur première finale depuis celle de la Cup perdue en 1981.

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