Paraguay, l'épouvantail

Un an après la Coupe du Monde, on a déjà oublié Larissa Riquelme. En revanche, la grande impression laissée par le Paraguay reste vivace. Un Paraguay qui s'annonce comme l'épouvantail à géants de cette Copa America.

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Le Paraguay n'est pas venu faire du tourisme en Argentine. Gerardo Tata Martino, le sélectionneur de l'albirroja a annoncé la couleur, mais en demi-teinte: « On n'est pas du genre à participer à une compétition en spectateur, mais je ne crois pas non plus que l'on soit un candidat au titre » . Il ne pouvait mieux résumer la situation. Car si le Paraguay reste carencé en individualité hors-norme, il forme toutefois un ensemble auquel même les plus gros préféreraient ne pas se frotter. Le Paraguay, c'est avant tout un mur. Un pays qui ne peut prendre le large faute d'accès à la mer, et dont les footballeurs ont fait de la cage inviolée une véritable tradition nationale. Ses quatre matchs amicaux du mois de juin n'ont pas démenti l'Histoire, avec des filets préservés de toute agression, face à la Bolivie (deux fois), la Roumanie, et au Chili. A l'approche de la Copa America, le Paraguay a resserré les boulons. L'amicale déroute face au Mexique du mois de mars (3-1) paraît déjà lointaine. Quant au carton reçu par l'Argentine fin mai (4-2), il s'explique par la volonté du sélectionneur de tester des joueurs du championnat national.

A la veille de la Coupe du Monde, la rumeur d'un Paraguay ayant opéré sa mue offensive avait bruissé. Son parcours sud-africain a prouvé qu'il n'en était rien - moins d'un but de moyenne par match - mais que le pays coincé entre la Bolivie, le Brésil et l'Argentine, disposait bien d'un cheptel d'attaquant à la qualité inédite. Le fait que Gerardo Martino ait décidé de se priver d'Oscar Cardozo pour la Copa America dit autant de la saison mi-figue, mi-raisin du benfiquisite que de l'abondance de choix dont dispose le sélectionneur argentin. Avec Roque Santa Cruz, Lucas Barrios, et le meilleur buteur du championnat guarani, Pablo Zeballos, l'albirroja peut voir venir. 

Reste qu'aucun de ces artilleurs n'est parvenu à boucher le trou béant laissé par la balle logée dans le cerveau de Salvador Cabañas. Meilleur buteur paraguayen des éliminatoires de la Coupe du Monde avec six réalisations, Cabañas pouvait se fabriquer des buts sans contribution extérieure, avec pour recours majeur, son immense force de percussion. Lucas Barrios, son successeur, dépend, lui, de la qualité de l'approvisionnement dans la surface de réparation. Pour l'Argentin de mère paraguayenne naturalisé à la veille du Mondial, la Copa America se présente toutefois comme la parfaite occasion pour se transformer en héros des siens.

En Afrique du sud, les Paraguayens s'étaient avancés sûrs de leur fait, revendiquant une participation historique et lorgnant même sur le dernier carré. En quart de finale, un stade qu'ils n'avaient jamais atteint, le pénalty manqué par .... Oscar Cardozo face à l'Espagne a pesé lourd dans l'élimination aux forceps des rouge et blanc. Mais la copie rendue par les hommes de Martino ce jour-là a confirmé que le Paraguay avait bien changé de dimension en faisant vaciller les futurs champions du monde. En Argentine, son premier tour, et notamment sa confrontation face au Brésil, dans une poule complétée par l'Equateur et le Vénézuela, indiquera à quel point les Guaranis peuvent représenter des empêcheurs de gagner en rond pour les Auriverde et l'Albiceleste.

Thomas Goubin


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Larissa Riquelme... elle a failli motiver mon éventuelle émigration au Paraguay !
A Dudley : Ben j'espère que t'aimes les femmes avec des poils sur les aisselles. T'as vu la touffe qu'elle a sous les bras ??
@So6demorto :

+1, ça lui remonte jusqu'à sur le crane, c'est dégueulasse
Ok, donc Larissa elle pique!
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