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  2. // 40 ans d'Álvaro Recoba

Papiers siouplaît !

Selon sa carte d’identité, Álvaro Recoba fête aujourd’hui ses 40 balais. Et selon un ancien passeport, il possédait même des ancêtres italiens. C’était il y a quinze ans avant que les autorités italiennes ne se rendent compte de cette supercherie.

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El Chino, une irrégularité chronique, mais un pied gauche magique. Un esthète, un artiste. L’un des derniers représentants de la poésie footballistique. Qui n’aime pas Recoba ? Bref, une espèce en voie de disparition. Pour la première fois, il soufflera les bougies en tant que retraité, à 40 ans. La date de naissance figurant sur sa carte d’identité est bien celle du 17 mars 1976, c’est ce qui était également inscrit sur le passeport italien en sa possession durant 18 mois, malgré une ganache à jouer dans l’anxiogène Apocalypto. De quoi mettre la puce à l’oreille et provoquer l'un des plus gros scandales du football italien, mais dont les responsables sont restés en partie impunis.

Rattrapé par la patrouille


Il s’était présenté par un splendide doublé pour sa première avec l’Inter le 31 août 1997. Hubner avait ouvert le score pour Brescia, et, entré en jeu, l’Uruguayen avait répondu par deux mines du gauche, dont une sur coup franc. Des débuts en fanfare, mais une suite plus laborieuse : peu de temps de jeu à cause d’une concurrence élevée et, donc, un prêt à Venise en janvier 99. En six mois dans la Lagune, il sauve le club à lui tout seul (11 pions en 19 matchs) et mérite amplement son retour chez les Nerazzurri. Problème, Šimić, Jugović, Ronaldo, Córdoba et Mutu sont déjà présents dans l’effectif. Ça fait 5 joueurs extracommunautaires, le maximum autorisé par l’article 40 du règlement de la Fédération transalpine. Une solution est vite trouvée, puisque le 9 septembre 1999, Recoba reçoit son passeport italien et peut continuer de régaler, par intermittence, le peuple interiste. De quoi obtenir un nouveau contrat pharaonique faisant de lui le joueur le mieux payé au monde. Le sentimentalisme ou la folie de Massimo Moratti, c’est selon.

Vidéo

Tout va bien jusqu’au jour où les Brésiliens Werley et Alberto sont arrêtés à la frontière polonaise, pays où l’Udinese est partie disputer un match de Coupe de l’UEFA contre le Polonia Varsovie. Les autorités locales sont formelles, les passeports sont faux. Quelques mois plus tôt, le ministère des Affaires étrangères italien avait été averti quant à la véracité de l'ancêtre italien de Verón. Effet boule de neige, la justice italienne découvre que 14 joueurs de 7 clubs différents sont en possession de faux papiers. Passaportopoli est né. Outre le Laziale et les quatre pensionnaires du club frioulan (il faut ajouter Jorginho et Da Silva), on compte Bartelt et Fabio Junior de la Roma, les Camerounais Job, Zé et Ondoa de la Samp, Dédé et Jeda de Vicenza et Dida du Milan. Pour Recoba, c'est le directeur sportif nerazzurro Lele Oriali qui s'était activé sur les conseils de son collègue de la Roma et après avoir tenté sans succès la piste de l'ancêtre espagnol. Ainsi, Franco Baldini lui avait recommandé un certain Barend Krausz van Praag de Buenos Aires, lequel avouera aux enquêteurs avoir reçu 80 000 dollars pour produire le faux. Un chiffre qui ne figure pas dans les bilans financiers du club et qu’Oriali nie avoir confié au black. Alors, bénévolat ? Reste que dix ans plus tard, Baldini fera amende honorable et s’excusera auprès d'Oriali pour l'avoir mis dans ce pétrin en le dirigeant vers un homme dont il ne soupçonnait pas les méthodes.

Le génie de Galliani


Alors qu’une affaire du même acabit a également éclaté en France (Alex, Aloísio, l’ASSE, Mondragón, etc.), la justice sportive italienne récupère le dossier. Le règlement parle de défaite sur tapis vert et retrait d’un point à chaque rencontre où ces joueurs ont été alignés, ce qui amènerait à la relégation la plupart des équipes incriminées. Règlement évidemment « interprétable » et l’hypothèse d’une simple sanction pécuniaire et de points de pénalité prend de suite les devants. Mais même cette perspective n’enchante pas les clubs accusés. C’est ainsi que l’historique dirigeant du Milan entre en jeu. Épaulé par ses cousins milanais, il décide d’attaquer la légitimité de la réglementation des joueurs communautaires… et est écouté ! L’article 40 est modifié, ou plutôt aboli, à six journées du terme du championnat, et les équipes peuvent désormais aligner librement les extracommunautaires (67 en tout). Ce qui provoquera une autre polémique lors du « match du titre » entre la Juve et la Roma, et la participation active au 2-2 final du Japonais Nakata, non utilisable sans cette modification en cours de route.

Le procès a finalement lieu en fin de saison. D’abord intransigeant, le parquet fédéral adoucit sa position. Il n’y aura aucun point de pénalité dans le championnat à peine terminé ou le suivant grâce à un acquittement (ou une pirouette) de tous les présidents ou administrateurs délégués inculpés, les seuls dont les agissements peuvent amener à la responsabilité directe du club et donc une sanction plus lourde. Aucun résultat n’est modifié, ça se finira en amendes et suspensions d’un an maximum pour joueurs et dirigeants. Recoba rejette la faute sur sa direction, mais écope d’un an (réduit finalement à quatre mois dont deux purgés à l’intersaison) pour manquement aux principes de loyauté, car ne pouvant pas être au courant des deux grosses erreurs figurant sur son passeport : la date d’émission (9 novembre 1998, bien avant le début des démarches) et le lieu de résidence (Rome au lieu de Milan). Pis, quelques années plus tard, lors du procès de la justice ordinaire qui leur vaudra, à Oriali et à lui, six mois de prison reconvertis en 20 000 € d’amende, on apprendra que le permis de conduire italien de l'Uruguayen provenait de documents volés à la préfecture de Latina. Heureusement, sa patte gauche était bel et bien authentique.

Par Valentin Pauluzzi
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