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Pancrate, ce Frère Sourire

Qu’il gagne, qu’il perde, qu’il neige ou qu’il pleuve, Fabrice Pancrate ne laisse jamais son sourire au placard. Ce dimanche soir, au terme d’un PSG – Nantes déséquilibré, tout était réuni pour que Pancrate tombe enfin son masque d’Anonymous. Tout sauf le bel accueil qui lui a été réservé par le Parc des Princes, qui a salué l’artiste – autrefois sifflé - comme il se doit. Battant de la première heure, Pancrate n’a rien du Ballon d'or mais tout du grand frère aimant. Une chose rare dans le milieu.

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On dispute la 76e minute d’un Le Banner – Passepartout entre le PSG et le FC Nantes quand le Parc des Princes, qui n’en finit plus de crier « olé » , embarque dans la DeLorean. Sur son skate volant, Marty Mc Pancrate remplace Birama Touré et retrouve la pelouse de son Hill Valley à lui. Tout heureux d’avoir une doublette Cavani – Ibrahimović pour faire mordre la poussière à leurs adversaires, les supporters présents au Parc des Princes allument Nostalgie et se rappellent qu’à une époque, leur armoire à trophées la prenait également. Fabrice Pancrate, dernier buteur du Paris Saint-Germain en Ligue des champions avant Zlatan Ibrahimović face à Kiev, reçoit une ovation chaleureuse qui rend la défaite moins difficile, à défaut de rendre amnésique. Oui, il arrivait que Fabrice Pancrate, avatar du « PSG d’avant » , soit conspué à l’époque. Oui, à l’époque, Fabrice Pancrate était déjà un homme rafraîchissant qui méritait peut-être cette ovation plus que quiconque.

Le facilitateur

Elle est peut-être là, l’ironie du sort. Il y a un peu plus de huit ans, le Paris Saint-Germain avait dû s’arracher pour s’attacher les services de Fabrice Pancrate, attaquant d’avenir d’un MUC 72 qui n’était pas encore Le Mans FC, équipe de DH, mais l’équipe du délicieux Fernando D’Amico. Mais le bonhomme, gosse de la région parisienne, était décidé. Alors il a décidé de rendre les choses plus simples pour le PSG et le transfert a pu être réalisé. Faciliter, c’est un peu l’histoire de la vie du Nantais, qui est aux humains ce que O- est aux groupes sanguins : un donneur universel, qui offre à tous, sans forcément recevoir en retour. « C’est un mec incroyable. Un grand frère toujours prêt à aider quand quelqu’un a des galères » , se rappelle notamment l’ancien défenseur nantais Vincent Sasso, aujourd’hui à Braga. Le problème de Fabrice est justement qu’il s’appelle Fabrice et pas Pascal. On lui demande d’être footballeur, pas tuteur, et parfois, la fibre sociale et aimante n’aide pas sur le terrain. Formé à Louhans-Cuiseaux, un club qui sent bon les albums Panini des nineties, celui qui est passé par Guingamp n’a disputé plus de 30 matchs de championnat dans une même saison qu’à une seule occasion, en 2003-2004 au Mans. « Grand professionnel et boss du cardio » selon Sasso, Pancrate est ce qu’on appelle un battant. Un homme qui s’est saigné pour tous les clubs où il est passé sans forcément briller. « Techniquement, dans les conservations et les petits jeux, c’était parfois difficile pour lui, avec ses grands pieds » rigole son ancien partenaire Vincent avant de nuancer. « Je me moque, mais c’est un bon joueur, un mec qui connaît le foot, qui est puissant et qui a joué à haut niveau. Après, c’est surtout un mec incroyable. »

Xavier Dupont de Ligonnès et Jean-Jacques Bourdin


Certains affichent le sourire comme on met un T-shirt. Quelque chose de surface, sans réelle saveur. Certains sont nés sous une bonne étoile, aussi. Fabrice Pancrate, lui, est né de bonne humeur et porte le sourire car de toute façon, il n’a pas de rechange, même dans son placard de victime de la mode. « C’est très paradoxal car cette année-là, j’étais à la cave, mais je n’ai jamais autant rigolé que pendant cette période. Avoir Fabrice dans son groupe, c’est un bonheur. C’est un enfant quand il s’agit de déconner, mais un vrai pro quand il le faut  » , se rappelle Vincent Sasso. Homme de faits divers, Fabrice Pancrate écoute Jean-Jacques Bourdin dans la voiture et aime débattre d’actualité. Toujours sans permis de conduire à bientôt 23 ans, Sasso se rappelle ses virées matinales dans son rôle de Daniel Elena : « Le matin, on était souvent à la bourre, du coup on se tapait des missions pour être à l’heure. C’était un peu Loeb et son copilote.  » Sauf que Fabrice Pancrate, lui, a le temps de regarder la route. « Souvent, on passait à côté de la maison de Xavier Dupont de Ligonnès, on se demandait toujours "Mais putain, il est où ce salaud" » évoque hilare le défenseur de Braga, désormais sorti de la cave.

Elément sportif important du club au moment où il servait de chauffeur à son ancien partenaire, Fabrice Pancrate, 34 ans, a vu son temps de jeu diminuer de façon drastique. Avec 78 minutes disputées en Ligue 1 cette saison, l’intéressé sait que ses jeunes années sont derrière lui sans jamais se sentir inutile. C’est aussi ça, un grand frère, après tout. Quant au Parc des Princes, personne ne lui en voudra d’avoir acclamé un homme qui a été sifflé auparavant : le retour de Pancrate, c’était comme un Eddy Mitchell en voiture sur Nostalgie. On n'aimait pas forcément quand on était jeune, mais quelques années plus tard, on chantonne en se disant que le bon vieux temps était comme Fabrice Pancrate : radieux.

Par Swann Borsellino
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