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Paganelli, le festival d'Avignon

Laurent Paganelli a tout essayé : la musique, le ciné, mais reste aussi un homme de bord de terrain connu de tous après une carrière qui l’a vu débuter à quinze ans, dix mois et cinq jours au Parc des Princes. Reste que Paga a également connu une petite carrière politique en tant que conseiller municipal, en Avignon, il y a quelques années. Plus terrain que bureau, définitivement.

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De cet épisode, il ne reste finalement qu’une petite ligne. La vingt-huitième sur une liste de quarante et un noms. Entre la toque du chef étoilé Christian Étienne et un certain Aimé Gallo qui a depuis décidé d’avoir la flamme bleu-blanc-rouge comme conviction politique, Laurent Paganelli. Oui, « le petit Mozart » , celui qui alterne alors entre quelques piges sur Europe 1 avec Laurent Ruquier qui pilote à cette période On va s’gêner et son rôle d’animateur des bancs de Ligue 1 sur Canal +. Il ne sait pas encore que le Canal Football Club lui réserve une rubrique perso – Le Défi de Paga – la saison suivante et il n’a pas encore agité son corps nu sur le plateau du Grand Journal pour faire la promotion de son bouquin.

Acte invisible


Qui es-tu, le Paganelli des amateurs ?

Mars 2008, Avignon. La patronne locale du cumul des mandats enfile sa troisième bague municipale après ses succès de 1995 et 2001. Marie-Josée Roig ne sait pas encore que, cette fois, elle va se faire sécher et se retrouvera dans l’incapacité de se représenter en 2014 après avoir été repérée pour avoir employé son fils, Jean-Christophe, en tant qu’assistant parlementaire de novembre 2007 à août 2012 lorsqu’elle était députée avec un salaire brut de 5208,99€ et des actes invisibles.

En 2008, la voilà victorieuse de Michèle Fournier-Armand avec sa liste : « Entre nous, une même passion, Avignon » . Voilà comment Laurent Paganelli s’est donc retrouvé conseiller municipal dans une ville où il a terminé sa carrière en 1991. La politique vient de plonger définitivement dans sa phase people, moins d’un an après la nomination de Bernard Laporte en tant que secrétaire d’État de Nicolas Sarkozy.

Le nom, l’absent et l’outil


Dans l’ancien entourage de l’édile déchu, certaines voix évoquent un homme qui ne venait pas « au conseil municipal, ou qu’on n'a vu qu’une ou deux fois tout au plus » . Laurent Paganelli est alors un ami de Marie-Josée Roig, mais aussi un dingue d’une ville où il s’est occupé un temps de jeunes à la MJC. Paga s’implique dans les quartiers, bosse auprès des associations, mais est surtout une image. « Roig avait décidé d’utiliser sa notoriété à des fins politiques. Paganelli, ça parlait à tout le monde et c’est en plus un gentil garçon, replace un ancien élu, membre du conseiller municipal de l’époque. Sauf qu’il faut se le dire, il n’était pas fait pour ça, malgré son statut de figure locale et un nom qui puait le sport à Avignon. »

On parle alors d’une stratégie politique, d’une personne qu’on n’imaginait pas « s’impliquer aussi peu » . Il faut replacer le contexte du dernier mandat de Roig, miné par des joutes politiciennes et «  un empire qui s’effondre dans les flammes de la politique, c’est du Néron » comme l’expliqua André Castelli, candidat Front de gauche aux municipales de 2014 à Avignon.

« L’implication ne se mesure pas uniquement à la présence »


Laurent Paganelli n’a jamais parlé de cette expérience politique. Et quand il lui a été posé la question de cet absentéisme, il a avancé son côté bosseur de terrain. « L’implication d’un élu ne se mesure pas uniquement à sa présence au conseil municipal de sa ville, pose l’ancien adjoint Tomas Redondo. Dès qu’il y avait une action pour une association, une œuvre, autour du sport, il venait et ça amène tout de suite un autre rayonnement. Il est très attaché à Avignon, vraiment, et, pour moi, voir un tel nom dans une liste municipale est positif. C’est une implication valorisante. »

D’autant que le terrain, les politiques n’y vont pas. Paga, lui, aime dire qu’il vient de la rue et c’est vrai. C’est là où il a cultivé un respect de la mixité, des cultures et des idées. Le seul problème est aussi là : quand on est un nom, qu’on n'a rien à faire à la base quelque part, il faut être irréprochable, mais Paga n’avait pas envie de se caler derrière un bureau. Lui veut bouffer du terrain. Mais avec les indemnités, quand même.



Par Maxime Brigand
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