Où en sont les gros ?

La trêve internationale, c'est l'occasion de revenir sur les trois premières journées de Premiership. Le point sur les prétendants au titre et à l'Europe, qui ont chacun connu des fortunes diverses au cours de ce mois d'août.

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Chelsea


Quatorze buts marqués, zéro encaissé. Après trois journées, la différence de buts de Chelsea est simple à calculer, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle fait peur. Emmenés par un duo Drogba-Malouda au top du hip hop, les Blues sont les favoris numéro un à leur propre succession. Le plus impressionnant, finalement, ce n'est pas leur force de frappe, quasiment inchangée par rapport à la saison dernière, mais plutôt la résignation qui gagne chacun de leurs adversaires. Pas un hasard si seulement 14000 supporters de Wigan avaient fait le déplacement jusqu'au JJB Stadium (qui comporte 25000 sièges) pour la réception du champion lors de la deuxième journée. A croire que les fans des Latics avaient flairé le mauvais coup : les banlieusards de Manchester en ont pris six dans la musette. Finalement, la seule ombre au tableau de ce début de saison parfait, c'est le col rouge sur ce nouveau maillot des hommes d'Ancelotti. Ça, pour le coup, c'est vraiment laid.

Manchester United

Neuf points en trois matchs, c'est ce qu'auraient dû comptabiliser les Red Devils s'ils n'avaient encaissé un but dans les arrêts de jeu à Fulham, deux minutes après avoir raté le penalty du break. Las, les Fergie boys se sont donc contentés du partage des points à Craven Cottage (2-2) lors de la deuxième levée de Premier League. Reste qu'à domicile, les Mancuniens ont offert deux démonstrations. Nani est chaud bouillant, Scholes est plus jeune que jamais et Vidic, courtisé tout l'été par le Real, a prolongé au club. S'il est encore tôt pour tirer des conclusions, la Rooney dépendance saute moins au yeux que la saison dernière. Fraîchement débarqué, Chicharito Hernandez n'a pas encore eu l'occasion de prouver sa réelle valeur, mais son arrivée a au moins eu le mérite de réveiller Berbatov, qui, miracle de la concurrence, marque enfin des buts.


Arsenal

La rentrée : généralement la période préférée des Gunners, celle où l'on se demande « Et si c'était leur année ? » . Et puis vers Noël, on se rend compte que le rythme à tenir pour devenir champion ne convient pas à des enfants. Pour l'instant, les protégés de Wenger sont dans le coup. Sortis vivants de deux déplacements difficiles (nul miraculeux à Liverpool et victoire à Blackburn), ils ont profité de la venue du promu Blackpool pour jouer aux Harlem Globe Trotters (6-0). Mais leur plus belle victoire de ce début de saison restera celle glanée aux dépens du FC Barcelone sur le terrain des affaires. Cesc Fabregas sera à nouveau Gunner en 2010-2011. Une condition sine qua non pour ambitionner le titre.

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Manchester City

Mention passable. Avec une victoire, un nul et une défaite, les Citizens accusent déjà cinq unités de retard sur Chelsea. En réalité, c'est un peu le bazar : sur le terrain tout le monde joue plus ou moins au même poste (Mancini qui aligne 4 arrières centraux de formation, le box to box Milner qui se retrouve ailier droit etc.), Adebayor voudrait partir plutôt que d'essayer de gagner sa place, et les nouvelles recrues stars portent des numéros de branques. Ce n'est pas forcément bon signe, mais le joueur de l'effectif mancunien qui s'est le plus mis en valeur lors des trois premières journées n'est autre que Joe Hart, absolument étincelant à Tottenham en ouverture du championnat. Au moins, Mancini ne s'est pas trompé en confiant les bois au jeune portier (23 ans), de retour d'un prêt à Birmingham, au détriment de Shay Given, qui donnait pourtant entière satisfaction.


Liverpool

Avoir conservé la majeure partie de son effectif (comprendre par là Gerrard, Torres et Kuyt) n'empêche pas le club de la Mersey de partir sur de nouvelles fondations. La page Benitez est bel et bien tournée, et Roy Hodgson se retrouve devant un grand chantier. Lessivés mentalement après un exercice 2009-2010 pitoyable, les Reds cherchent actuellement un second souffle. Avec quatre points en trois journées, ils sont sur les bases de la saison dernière. Pas terrible quoi. Mais il s'en est fallu de peu pour que le nouveau coach obtienne la mention « encourageant » . D'un ballon relâché dans son propre but par Reina à la 93ème minute du premier match de la saison, face à Arsenal. Nul doute qu'une victoire face à un concurrent direct aurait donné un coup de fouet à une équipe qui en a bien besoin.

Les Outsiders

Aston Villa, qui a connu un été des plus agités (départ de son joueur clef, Milner, couplé à la démission inattendue du coach Martin O'Neill cinq jours avant la reprise), s'en sort plutôt pas mal. Les Villans sont quatrièmes, et, malgré une fessée (6-0) reçue à Newcastle, ils ont fait le job à domicile. Tottenham ne peut pas en dire autant. Les Londoniens n'ont toujours pas inscrit le moindre but en deux rencontres à White Hart Lane. Pire, les Spurs se sont fait surprendre le week-end dernier par Wigan, une équipe avec un goal-average de -10 après deux journées. Quant à Everton, la saison débute comme d'habitude en mode diesel. On connaît la suite : les Toffees vont se réveiller, battre quelques gros, proposer du jeu, pour finalement échouer à deux points d'une qualification en Europa League.

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