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Où en es-tu, Marc Coucke ?


Fondateur d'Omega Pharma, sponsor principal d'Etixx-Quick Step, patron d'Ostende et actionnaire de Lille qui s'affrontent ce samedi en amical, Marc Coucke est un riche excentrique au cœur de l'actualité. Qui hésite toujours à mettre ses milliards dans le foot français.

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Il y a d'abord l'entrepreneur. L'histoire classique, néanmoins rare, du mec qui se lance avec un pote dans un petit business afin d'arrondir les fins de mois. Pour Marc C., 22 ans, c'est le shampoing qu'il achète en bidons de 5 litres, puis colore, parfume, revend. 27 ans plus tard, il revend toujours. Mais il est passé du shampoing à Omega Pharma, un groupe international de 2 000 salariés répartis dans 35 pays qui facture plus d'un milliard de chiffre d'affaires annuel. Coût du deal : 3,6 milliards d'euros. Sur cette somme, 1,4 milliard vont directement dans la poche du mec devenu monsieur Coucke. Cette culbute sympathique lui permet en 2015 d'être le troisième Belge à intégrer le classement Forbes des plus grandes fortunes au monde, à la 1 415e place, loin derrière Bill Gates et ses 79 milliards de dollars, mais devant Michael Jordan.

Marc Coucke n'a pas attendu d'avoir de l'argent pour prendre le temps d'assouvir ses passions, parmi lesquelles le sport. Le cyclisme et le football, plus précisément. Son histoire avec la petite reine remonte à 2003, lors de la création de l'équipe Quick Step-Davitamon, héritière de la Mapei. Davitamon, Innergetic, Omega Pharma, aujourd'hui Etixx, les noms varient en fonction de la marque à mettre en avant, mais pas l'investissement du groupe de Marc Coucke. En 2015, il se chiffre peu ou prou à 5 millions d'euros, de quoi construire une grosse cylindrée hébergeant dans ses rangs le champion du monde Michał Kwiatkowski ou le sprinter Mark Cavendish. Alors forcément, quand Marc Coucke vient mettre son flair dans le foot, les supporters sentent le bon coup.

« Le Roman Abramovitch belge »


Ostende d'abord, la ville de son enfance. Il commence sa relation avec le KVO en 1993 jusqu'à en devenir président et actionnaire principal 20 ans plus tard. L'année suivante, alors que la vente d'Omega Pharma se prépare, il commence à frayer avec Lille, devenant sponsor maillot par le biais d'Etixx, filiale d'Omega Pharma (dont il est toujours CEO), et surtout 3e actionnaire derrière Michel Seydoux et Isidore Partouche, avec 5 % des parts. Alors qu'il a modestement stabilisé le KV Ostende dans le ventre mou de la Jupiler League, renforçant financièrement et structurellement un club plutôt habitué à jouer à l'échelon inférieur, les Lillois se prennent à rêver en voyant arriver ce voisin bon vivant au veston débordant de biftons. Les exemples de Marseille et surtout de Rennes, détenus par des fortunes autrement plus importantes, devraient pourtant calmer leurs ardeurs.

D'autant que le « Roman Abramovitch belge » n'entend pas jouer un rôle et rapatrier Eden Hazard de sitôt. Bien au contraire, il prend le temps d'analyser. Dès son arrivée, il tient un discours ni lard ni cochon : « Je serai avec plaisir un des associés de Michel Seydoux, pour faire grandir ce projet du LOSC, humble mais ambitieux, régional mais international, mature mais toujours porté sur l'avenir et la formation. » Michel Seydoux, qui cherche à revendre depuis 2012, qui a prospecté des pistes hasardeuses – on a évoqué un repreneur chinois, un pool d'investisseurs régionaux... – risque de devoir être patient. Impression confirmée en janvier de cette année, lorsque Coucke la joue plus Marc que Roman dans les colonnes du quotidien flamand Het Nieuwsblad : « Je veux d'abord bien analyser la situation avant d'aller plus loin, savoir par exemple si ce stade Pierre-Mauroy est un avantage ou un désavantage. Je veux connaître avec certitude le seuil de rentabilité. » Sympa avec son pote Michel, il précise tout de même ne pas exclure « prendre peut-être jusqu'à 25 % des parts pour être un peu plus dans le cœur des affaires » .

Het is weer Couckenbak


En attendant que le courtisé Marc se décide, le prétendant LOSC se prépare. En revendant Mouscron d'abord, qu'il détenait à 51 %, pour éviter tout conflit d'intérêt avec Ostende. Qui pourrait d'ailleurs prendre la place du Royal Excelsior dans la formation lilloise, à savoir une marche intermédiaire pour les jeunes pousses loscistes. John Jaïro Ruiz, espoir costaricain, revient ainsi d'une saison concluante du côté du KVO. Dans l'autre sens, David Rozenhal va aller tranquillement poursuivre sa carrière et encadrer les jeunes sur la côte belge. Car c'est bien de ça dont s'inquiète Marc Coucke : transformer le LOSC en machine à former pour revendre, sans avoir à combler un déficit structurel constant. C'est ce qu'il explique à l'Albertparkstadion en avril, en marge d'un match de son club : « Il est possible que nous connaissions deux années difficiles, mais c'est avoir le sens des réalités que de faire ces choix-là. Après ces deux ou cinq ans, cette vision de la jeunesse gagnera. On sert 8 000 couverts par match. Il ne faut pas utiliser cet argent pour acheter Messi ou payer 5 000 hôtesses, mais pour chercher et former les meilleurs jeunes. Alors le futur de Lille sera fantastique et j'y contribuerai le plus possible. »


Reste qu'il serait vraiment bon pour le foot français de voir débarquer un peu plus régulièrement Marc Coucke et ses chaussures croco'. Car le bonhomme est un joyeux luron qui maîtrise les codes de l'autodérision : lors d'un Lille-Bordeaux, il arrive déguisé en grappe de raisin pour que « les Girondins ne (l)e reconnaissent pas entre les vignobles » , puis signale pendant la séance de tirs au but que « Lille marque plus aujourd'hui que toute la saison » . Une autre fois, il poste la photo de deux cages côte à côte durant l'échauffement avec la légende : « On a trouvé la solution pour que Lille marque plus. » En bref, MC est un challenger à la hauteur du boss Aulas... sur Twitter, où il existe même un hashtag #Couckenbak qu'on pourrait traduire par #FaireLeCoucke. Parce que dans la vraie vie, il est purement et simplement intestable. On parle ici d'un capitaine d'industrie pharmaceutique qui danse au balcon, devant les caméras, lors de la victoire d'étape de Tony Martin de son Etixx-Quick Step. La musique ? Son tube, dans le top 50 des hits belges de la semaine. Combien pour un featuring avec Nasser ?

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Par Eric Carpentier
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