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Où en es-tu, Fernando Gago ?

À 29 ans, Fernando Gago, un temps adoubé par Diego Maradona, réussit là où il se sent le mieux : chez lui à Boca Juniors. Et tant pis pour l'Europe, qui n'aura pas vu le talent exceptionnel du milieu de terrain argentin.

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Le débat est éternel. Peut-on considérer comme un grand joueur, celui qui n'a pas réussi à s'imposer en Europe ? On peut citer l'exemple de Juan Román Riquelme, idole de Boca Juniors et reconnu par toute l'Argentine comme un exceptionnel numéro 10, qui n'a pas su faire lever les foules européennes comme celles de la Bombonera. On peut aussi aborder la carrière européenne quelque peu chaotique de Fernando Rubén Gago. Arrivé à 20 ans au Real Madrid, le milieu de terrain argentin a passé cinq saisons avec le maillot merengue, le plus souvent avec une chasuble au-dessus. Avant de visiter Rome et Valence, avec la même sensation : l'Europe n'a pas vu toute l'étendue du talent de Gago. Aujourd'hui, et ce, depuis 2013, il s'épanouit à la maison, à Boca Juniors.

Gago, la grande Boca


Né à Ciudadela dans la banlieue de Buenos Aires, comme Carlos Tévez, Fernando Gago a tout pour réussir. Celui qui a débuté à Ciudad Parque, vivier privilégié de Boca Juniors a le talent et la belle gueule, ce qui lui vaudra le surnom de « Pintita » (qui fait attention à lui, en français). Rapidement comparé à Redondo, Gago va longtemps souffrir du poids de cette analogie, comme il l'affirmait dans une interview pour SoFoot, avant le Mondial au Brésil. Finalement, à 29 ans, Gago joue enfin à son meilleur niveau. Et c'est en revenant à Boca Juniors qu'il a gagné sa place en sélection. Alejandro Sabella en avait même fait une pièce majeure pour le Mondial brésilien, avant l'avènement de Lucas Biglia à son poste. Depuis 2006, le joueur que Maradona a un jour invité à dîner chez lui (avec Rodrigo Palacio), a retrouvé son football, au détriment de la place qui lui était promise aux côtés des meilleurs milieux défensifs d'Espagne. Et la Bombonera, elle, sait en profiter.

Chez lui, à Boca, Gago n'est plus le jeune de 20 ans perdu au milieu du vestiaire où trônent Raúl, Michel Salgado, Beckham ou encore Guti. En Argentine, Gago joue propre et simple. Mais pleure beaucoup, selon ses adversaires. Carlos Sánchez, milieu de terrain uruguayen de River Plate, qui a giflé Gago lors du match aller des huitièmes de finale de Copa Libertadores, s'est justifié en expliquant que « Gago aime être vu par les autres. Il parle beaucoup à l'arbitre, aussi » . Au pays où le beau jeu a longtemps été culte, mais où les supporters demandent aux joueurs de « poner mas huevos » (littéralement, « mettre plus de couilles » ), Gago fait figure de paradoxe. S'il n'a jamais su s'imposer au sein des Galactiques, c'est dans un championnat au niveau moins élevé et à l'exigence physique accrue qu'il rayonne. Le rythme effréné de la Primera Division abîme même un peu son corps fragile. Il n'a en effet joué que cinq matchs de championnat cette saison. Souvent conservé pour la Copa Libertadores, Gago a permis à son club de terminer la phase de poules avec six victoires en six matchs.

La reconnaissance de son idole


Aujourd'hui, si le Boca Juniors 2015 impressionne, il le doit en grande partie à son milieu défensif. Invaincus jusqu'à la défaite lors du Superclásico aller de la Copa Libertadores, les Xeneizes entraînés par Rodolfo Arruabarrena semblent en mesure de contrer l'hégémonie de River Plate cette saison. À coups de recrues (11 transferts majeurs lors du dernier mercato, dont ceux de Lodeiro et d'Osvaldo), le Vasco a su reconstruire une équipe diminuée par la retraite de l'idole de la maison, Riquelme. Mais aujourd'hui, le départ de «  l'Último Diez  » semble avoir totalement libéré Gago, qui revêt désormais le costume d'unique idole du club jaune et bleu. Et cela lui va bien. Le plus souvent accompagné par le milieu de terrain uruguayen Nicolás Lodeiro qui s'occupe d'alimenter Osvaldo, Gago apporte une assise défensive aux Bosteros. Et si Arruabarrena imite Ferguson en n'alignant jamais le même onze de départ, Fernando Gago occupe le milieu des Xeneizes à chaque match important.


Récompense extrême, Gago a reçu les idoles du Prince : « J'adore le voir jouer seul en 5. Il anticipe toujours, il a une vision de jeu fantastique. Dans mon équipe, il y aurait toujours un milieu défensif comme lui  » a affirmé Fernando Redondo sur Fox Sports. Un compliment qui a dû lui faire plaisir, puisque Fernando Gago, c'est justement celui qui a voulu être Redondo. Mais le copain de Messi s'est frotté à l'Europe trop tôt. Il n'embrassera jamais la carrière du joueur formé à Argentinos Juniors, mais a donc obtenu sa reconnaissance. Lors du match aller, Boca Juniors, qui attend une victoire en Copa Libertadores depuis 2007 (année où Gago débarquait à Madrid) a perdu 1-0 face à son frère ennemi. Ce soir, Gago et ses dix coéquipiers devront lutter face à l'intense pression des hommes de Marcelo Gallardo. Et quel que soit le résultat, « Pintita » aura son ovation.


Par Ruben Curiel
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