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Otto Fischer : « Le voleur m'a fait un bilan de santé dans ma cuisine »

Du haut de ses 102 ans, Otto Konstantinovitch Fischer, fidèle supporter du Spartak Moscou, s'est fait piller toutes ses économies, à son domicile, par une petite frappe. Émus par l'histoire, les supporters du Spartak ont décidé « d'indemniser » Otto, qui raconte sa mésaventure, par Skype. Interview Papyrusse.

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Comment le voleur a-t-il agi ?
De manière sournoise. Au lendemain de mon retour d'un match du Spartak Moscou auquel j'avais assisté, un homme qui s'est fait passer pour un travailleur social m'a appelé pour prendre de mes nouvelles. Il est ensuite venu chez moi, m'a montré sa carte attestant qu'il était un travailleur social, mais je n'ai pas pu le vérifier, car les inscriptions étaient trop petites. J'ai laissé entrer l'homme qui m'a expliqué que le gouvernement avait décidé de donner 800 roubles d'indemnités aux vétérans de la Seconde Guerre mondiale.

Comment passe-t-on d'un don de 800 roubles à se faire tout voler ?
Le bandit m'a dit qu'il n'avait que 5000 roubles et que je devais donc lui rendre 4200 roubles. Je lui ai dit que je ne les avais pas, mais il s'est montré insistant et je suis allé chercher la boîte où je garde de l'argent. Ensuite, je ne me rappelle plus de tout, mais je sais que nous étions dans la cuisine où il m'a fait un « bilan de santé » et m'a notamment mis quelque chose sur le cou. Je me rappelle lui avoir servi un verre d'eau et le raccompagner à la porte. En sortant, il m'a même lancé un « Portez-vous bien » . C'est seulement en retournant dans ma cuisine que j'ai remarqué que l'argent dans la boîte avait disparu.

Vous savez qui est cet homme ?
Je ne sais pas qui est le coupable. Nous avons dressé un portrait robot du malfaiteur avec la police qui le cherche activement. Je pense qu'il s'agit simplement d'un de ces bandits qui volent les personnes âgées seules et sans défense.

Que vous a-t-il volé exactement ?
730 000 roubles (près de 12 000 euros, ndlr), c'est-à-dire tout l'argent que j'avais économisé au cours de ma vie – une partie de ma pension, l'argent que j'avais récolté lorsque j'ai vendu mon garage, ma voiture, etc.

Vous vivez de quoi aujourd'hui ?
Aujourd'hui, je vis uniquement grâce à ma pension. Cet argent n'était pas pour moi, mais pour mes trois neveux qui vivent modestement à Kiev. Le père de mes neveux, qui ont 15, 13 et 11 ans, est décédé il y a peu et ils vivent à présent seuls avec leur grand-mère. Je voulais donc leur envoyer l'argent pour les aider. Mais lorsque je suis allé à la poste pour leur envoyer l'argent, on m'a dit qu'il était impossible d'envoyer de Russie de l'argent vers l'Ukraine. J'avais alors mis mes économies dans une boîte cachée, dans une armoire en attendant de pouvoir à nouveau envoyer de l'argent à Kiev. Personne n'était au courant que je cachais une si grosse somme chez moi – pas même mes amis les plus proches.

Comment le fan club officiel du Spartak vous a-t-il contacté ?
J'étais déjà en contact avec eux étant donné qu'il m'avait invité le 15 mars à Moscou pour aller voir le match Spartak contre Dynamo. Le fan club avait organisé l'ensemble de mon déplacement et m'a offert le billet d'avion, l'hôtel, les repas et même une excursion dans Moscou. Lorsqu'ils ont appris la nouvelle de mon malheur - via internet –, le responsable du fan club, Oleg Semenov, m'a immédiatement appelé pour prendre de mes nouvelles et me dire que le fan club comptait m'aider. J'étais loin d'imaginer qu'une semaine plus tard, les supporters du Spartak auraient récolté presque la somme qui m'a été volée – 500 000 roubles (8000 euros). J'enverrai cette somme à mes petits-neveux en Ukraine dès que je peux. Ainsi, je leur offrirai les frais de scolarité et pourquoi pas leur inscription dans un club de football (rires).

Comment êtes-vous devenu fan du Spartak ?

Quand j'étais petit – dans les années 1920-30 -, je vivais dans le quartier près du parc Petrovski, où se trouve le stade Dynamo. Il y avait plein de datchas (maisons de campagne russes, ndlr) et de petites maisons, mais maintenant, elles ont disparu. À l'époque, je jouais moi-même au football et je supportais l'ancêtre du Spartak, le club Pishcheviki. Aujourd'hui, le club a beaucoup évolué, mais les joueurs sont de bons gars qui s'entraînent beaucoup et ont un bon niveau.

Comment était ce déplacement à Moscou ?
La dernière fois que j'avais vu Moscou, c'était il y a 70 ans. La ville a beaucoup changé. Je me souvenais du nom des rues – Stary, Novy Arbat et Tverskaya ulitsa –, mais je n'ai rien reconnu. Les maisons sont devenues des bâtiments immenses. C'était différent, mais j'ai apprécié et ai été accueilli chaleureusement par les membres du fan club qui avait tout pris en charge. Avant le match contre le Dynamo, le 15 mars dernier, les autres supporters m'ont demandé si je pensais que le Spartak allait gagner. « À votre avis, pourquoi suis-je venu jusqu'ici ? Bien sûr qu'ils vont gagner ! » ai-je répondu. Et le Spartak a gagné. Une semaine plus tard, ils ont joué contre une autre équipe et ont encore gagné. Ils disaient tous : « Otto, vous êtes notre talisman » . Ils m'ont même invité à la Coupe du monde de football qui aura lieu à Moscou en 2018. J'y serai.

Retrouvez l'intégralité de cette belle interview sur le très bon Courrier de Russie.


Propos recueillis par Manon Masset pour le Courrier de Russie et Sofoot.com
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