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Otamendi, le faux indispensable

Face au Real, Otamendi sera aligné avec Kompany dans l'axe de la défense. Comme d'habitude, puisque le défenseur central, qui aurait pu être choisi par le camp d'en face cet été, a joué tous les matchs de C1 cette saison. Mais les performances ne suivent pas.

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Début du mois d’août 2015. Autour de la table, les dirigeants du Real discutent. L’objet de leur réflexion ? Le remplaçant idéal de Sergio Ramos. Le capricieux Espagnol, qui menace de quitter le club si son salaire n’est pas substantiellement augmenté, est tenté par l’option Manchester United. Dans les rangs madrilènes, on ne croit guère à cette option, mais on préfère miser sur la sécurité. Et opter pour une solution de rechange, au cas où le capitaine de l’équipe rallie finalement l’Angleterre. Benítez, expert de longue date de la Liga, a un nom en tête. Nicolás Otamendi. À Valence, le défenseur central vient de sortir une saison canon, ce qui lui a carrément valu une place dans l’équipe type du championnat. Propre, costaud, injouable dans les duels et même bon à la relance, l’arrière argentin est dans la force de l’âge (27 ans) et constitue une valeur sûre, ce qui justifie le prix assez hallucinant – environ 50 millions d’euros – réclamé par son club. Et ce qui explique également pourquoi d’autres monstres européens sont sur le qui-vive pour attirer Otam’. Ramos prolongeant comme attendu son contrat chez les Merengues, c’est finalement Manchester City qui chope la barbe de hipster au nez de son voisin rouge, cocu de service dans l’histoire. Mangala n’ayant pas voulu quitter les Sky Blues, City démarre le mois de septembre en toute confiance avec deux défenseurs centraux censés devenir les meilleurs de la planète et un Kompany qu’on ne présente plus.

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Otamendi = Rekik + Gilberto Silva


Huit mois plus tard, le constat est, en apparence, ultra décevant. Plombé par les pépins physiques de Vincent Kompany, Man City a vu la planète football se moquer allègrement de sa défense plus que friable. Et Otamendi est le premier pointé du doigt. Limité techniquement, plus lent qu’un Gilberto Silva en fin de carrière et aussi rassurant que Karim Rekik, l’homme à la crête semble avoir été remplacé par un clone aux pieds moisis. Dès ses premiers matchs, Nicolás est à la rue. En quatre rencontres, son équipe encaisse neuf pions et concède ses trois premières défaites. Au vrai, l’Argentin a du mal à s’adapter à la Premier League et ne se sent bien qu’en présence de Captain Kompany. « Kompany manquerait à n'importe quelle équipe, confiait d'ailleurs la recrue à l'Independent le 6 janvier. Les matchs que j'ai joués à ses côtés étaient un vrai plaisir, je sens que l'on est en train de créer quelque chose. Il est évident que Vincent est un joueur hors norme. » Les chiffres sont indiscutables : le duo Mangala-Otamendi a ainsi mis 18 matchs pour obtenir un clean sheet, contre Leicester (0-0) le 29 décembre. On est donc bien loin du patron annoncé.

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Sauf que paradoxalement, Otamendi s’avère être un élément indispensable à Manchester. Au moins en matière de chiffres. En Ligue des champions, il a participé à onze rencontres… soit tous les matchs de la compétition. Le joueur le plus utilisé en C1 par Pellegrini, c’est lui (en compagnie de Joe Hart et Fernandinho). En Premier League, c’est aussi le défenseur central qui a le plus joué, largement devant Mangala et Demichelis. La raison ? Les problèmes de blessures qui touchent le Français et Kompany, ainsi que la méforme fatale de Demichelis. Car le natif de Buenos Aires n’est pas beaucoup plus performant que son collègue tricolore en Champions. Certes, l’Argentin réussit beaucoup plus de tacles (70 % contre 50 %), mais fait davantage de fautes (1,27 par match contre 0,84) sans gagner plus de duels ou être plus précis dans ses passes. C’est surtout en comparant ses stats à celles des meilleurs que le mauvais bilan est véritablement mis en lumière. Kompany et Ramos tournent par exemple à 66 % de duels gagnés. Bien supérieurs aux 55 % d’Otamendi. Niveau tacles, le Belge est également largement devant (85 % réussis). D’où la question : l’Argentin a-t-il besoin de temps pour se faire aux joutes anglaises ou était-il en sur-régime l’année dernière ? Toujours est-il qu’en deux ans, Manchester City s’est planté deux fois de la même manière : en allongeant des billets pour arracher ce qu’il croyait être le compagnon idéal de Kompany. Des promesses qui n’ont pour le moment pas donné de suite. La bonne idée n'aurait-elle pas été de mettre le paquet sur Ramos et laisser Otamendi à son concurrent du soir ?



Par Florian Cadu
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