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Osvaldo, la star que cherchait Boca

Boca Juniors voulait une vedette, il l'a trouvée : après avoir mis un terme à son prêt à l'Inter, Daniel Osvaldo a rejoint son club de cœur pour les six prochains mois. Une arrivée en fanfare qui suscite l'excitation des fans, mais aussi pas mal de doutes. On parle d'un mec aussi doué avec les pieds qu'instable avec la tête.

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« Je suis venu donner un coup de main, en toute humilité. » C'est avec un tee-shirt montrant les cinq doigts de la main (une référence au 5-0 que Boca a infligé à River pendant l'été austral) et des lunettes de soleil rondes et teintées bleu sur le nez que Daniel Osvaldo, dernière recrue vedette xeneize, a fait cette déclaration en arrivant en héros à l'aéroport Ezeiza de Buenos Aires. Autour du sosie de Johnny Depp : la cohue. Journalistes et supporters, informés la veille de l'heure exacte d'atterrissage du vol d'Iberia, l'attendaient comme le messie. L'Italo-Argentin, supporter revendiqué de Boca Juniors, envoie tout ce que le peuple voulait entendre : « C'est le plus grand rêve de ma vie » . Ni plus ni moins. Dans la foulée, les réseaux sociaux se déchaînent. Les filles Maradona lui souhaitent la bienvenue, et Jimena Baron, son actrice de femme, donne de la déclaration en pagaille aux amateurs de folklore. « Si l'offre avait été de River, on ne serait jamais revenus » , « Dans l'avion, on nous chantait River decime qué se siente » , « Allez Boca, allez Boca » , cœurs jaune et bleu. En toute humilité, donc.

Sur les traces de Batigol, son idole


Oui, le football argentin manque de noms clinquants. Boca - fleuron local, baffé l'année dernière par l'ennemi Millonario et dont les supporters peinent à se remettre des départs de Palermo et de Riquelme - en particulier. Alors logiquement, à la veille de la reprise du championnat, le prêt pour six mois du banni de l'Inter Milan (contrat finalement résilié après une grosse embrouille sur le terrain avec Mauro Icardi, coupable de ne pas lui avoir fait la passe) suscite enthousiasme et excitation. Il faut dire que l'international italien (14 sélections, 4 pions) trimbale un beau CV : Inter, Juve, Roma, Fiorentina, Español de Barcelone. 81 buts en 253 matchs en Europe, dont quelques bijoux. Il y a aussi ce tournoi de Toulon, en 2008, avec l'Italie de Giovinco (meilleur joueur de la compétition). Dani plante l'unique but de la finale face au Chili de Marcelo Bielsa. Un beau coup de projecteur. Après des années à s'emmerder dans les secondes divisions (Huracán en Argentine, Atalanta et Lecce en Italie), la carrière du buteur était lancée pour de bon, avec le maillot de la Fio. Celui de son idole, Gabriel Batistuta. Une idole avec qui il partage également les passages par la Louve, les Nerazzurri et désormais Boca. En une seule année dans le Sud de Buenos Aires, Batigol avait conquis le cœur des bosteros et gagné une plaque à son nom sur l'une des tribunes de la Bombonera. Osvaldo a six mois pour séduire et justifier les attentes placées en lui.

Une Mini Cooper pour Diego et une instabilité chronique


Et la tâche ne s'annonce pas facile. L'homme au style excentrique - à Barcelone, il se baladait en Mini Cooper bleu ciel et blanc, tronche de Maradona sur les portières et une inscription sur le capot : D10s es Argentino - déboule avec un statut qui va lui permettre de palper le plus beau salaire du pays. Et une réputation : celle d'un mec instable, et pas seulement niveau look ( « je fais toujours le contraire de la tendance » ). Boca est le onzième employeur d'Osvaldo en dix ans de carrière. L'Inter n'est pas le seul club où ça a mal fini. À la Roma, il a été suspendu dix jours pour en avoir mis une dans le vestiaire à son compatriote Erik Lamela ( « je suis assez chiant sur le terrain, je veux toujours la balle » ) et s'est finalement barré après avoir pourri son entraîneur (Aurelio Andreazzoli) sur Twitter suite à la défaite face à la Lazio en finale de coupe. Parti en Angleterre, à Southampton, pour se refaire la cerise, il est à nouveau suspendu deux semaines par son club ( « sa conduite ne correspond pas à ce que l'on attend de nos joueurs » ). En manque d'idole, les fans de Boca aiment les attaquants à forte personnalité. À condition qu'ils marquent des buts et gagnent des titres. Daniel Osvaldo a réussi médiatiquement son arrivée. Le plus dur reste à faire : démontrer sur le pré qu'il sait aussi très bien jouer au football.



Par Léo Ruiz
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