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One, two, triste...

Après deux défaites en trois jours face à la Zambie, l’Algérie est officiellement out de la course au Mondial russe. Avec seulement un point en quatre rencontres, les Fennecs n’ont même pas fait illusion dans ce groupe de la mort composé aussi du Cameroun et du Nigeria. Entre gestion désastreuse et choix douteux du sélectionneur, c’est une nouvelle crise qui s’annonce dans le football algérien.

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Les mois se suivent et se ressemblent pour l’équipe d’Algérie. Les sélectionneurs ont beau valser, les joueurs présents sur le pré restent les mêmes et les résultats aussi. Après une élimination plus que prématurée à la CAN gabonaise l’hiver dernier, les Fennecs viennent officiellement de dire adieu à un voyage en Russie l’été prochain. Lucas Alcaraz a certes remplacé Georges Leekens sur le banc de la Khadra, Kheireddine Zetchi a pris la place de Mohamed Raouraoua à la tête de la Fédération, mais comme l’illustre la double confrontation face à la Zambie (défaites 3-1 et 0-1), la gestion calamiteuse de la sélection et le piètre résultat n’ont eux pas changé.

Le cas Mahrez


Fin août : depuis neuf mois et la défaite au Nigeria, les deux matchs qui arrivent face à la Zambie s’annoncent cruciaux. Très mal embarqués avec un seul point pris en deux matchs – lors de la réception du Cameroun - les Algériens savent qu’ils ont du pain sur la planche. Face aux Chipolopolos, seule la victoire est autorisée. Et pourtant, tous les joueurs ne semblent pas être mobilisés de la même façon. Par exemple, Riyad Mahrez n’y est pas. Dans la dernière ligne droite du mercato, le joueur de Leicester se préoccupe bien plus de son avenir en club. Alors que de nombreuses sélections annoncent qu’aucun départ ne sera autorisé pour aller signer des contrats – coucou Didier Deschamps –, Kheireddine Zetchi glisse un bon de sortie au joueur pour aller négocier son départ des Foxes.


Convalescents depuis la dernière CAN, les Fennecs acceptent donc à seulement trois jours d’un premier match décisif de se passer d’un de leurs joueurs cadres. À quelques jours d’une partie déterminante dans la course à une troisième Coupe du monde consécutive, l’un des maîtres à jouer des Verts préfère donc ses intérêts personnels à l’avenir de sa sélection. De l’autre côté de la Méditerranée, ces décisions interpellent. La gestion de la sélection est une fois de plus remise en cause, avant qu’un vieux débat ne repointe le bout de son nez, celui de l’implication des joueurs nés à l’étranger. Pile poil ce dont avaient besoin les Fennecs pour préparer ces matchs.

Un coaching foireux


Même si la Fédération a bon dos, l’absence de Riyad Mahrez au Heroes National Stadium de Lusaka n’explique pas à elle seule cette débâcle. Présent sur le banc des Verts depuis avril dernier, Lucas Alcaraz ne convainc toujours pas. Le coach espagnol et ses choix ne sont d’ailleurs pas étrangers à la défaite en Zambie. La titularisation en défense centrale d’Ilias Hassani, 21 ans, aucune sélection dans les pattes et joueur de D1 bulgare, est le symbole du coaching foireux de l’ancien entraîneur de Grenade. Une première sélection au goût de cadeau empoisonné pour le joueur formé à Toulouse, à la ramasse jusqu’à sa sortie à la pause. Autre symbole des choix douteux de l'Espagnol, Aissa Mandi et son positionnement dans le couloir droit, alors qu’il occupe l’axe avec succès depuis trois ans en club. Dans cette position, l’ancien Rémois est allé aux fraises pendant quarante-cinq minutes, avant d’être replacé aux côtés de Ramy Bensebaini au retour des vestiaires. Depuis la fin de la charnière dorée Halliche-Bougherra, la défense est en chantier, mais le summum du tâtonnement a été atteint en Zambie par Lucas Alcaraz. Mais le mal est plus profond qu'un souci d'ajustements tactiques.

Une reconstruction inévitable


Après avoir une première fois touché le fond au Gabon cet hiver, la sélection l’a touché une seconde fois à Constantine ce mardi. La Fédération a encore du temps pour veiller à ce que ce fond ne soit pas creusé lors des éliminatoires à la CAN 2019 qui reprennent en mars prochain. Maintenant que le Mondial russe s’est envolé, les matchs d’octobre devront servir de répétitions générales pour les prochaines échéances. Pour cela, la FAF va devoir reconstruire la sélection. D’après la presse algérienne, une réunion est prévue à ce sujet entre Kheireddine Zetchi et son sélectionneur. Pour mettre les points sur les i, ou plus ? Quoi qu’il en soit, avec ou sans Lucas Alcaraz, il s'agira de passer à la vitesse supérieure. En finir avec les paroles et passer aux actes. Et des actes, les Fennecs n’en ont plus beaucoup produit depuis le huitième de finale brésilien face à l’Allemagne, il y a maintenant trois ans.

Maeva Alliche
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