1. // Afrique – Ligue des champions – 1/2 finale retour – USM Alger/Al-Hilal

One two three, viva l'USM Alger !

La demi-finale retour de la Ligue des champions africaine entre l'USM Alger et les Soudanais d'Al-Hilal. Les Algériens ont la faveur du terrain et des pronostics pour se qualifier. Le football fennec vise même avec cette qualification une deuxième victoire de suite dans la compétition, après celui de l'ES Sétif l'an passé. Et s'il y en a un que le très bon parcours de l'USMA réjouit, c'est bien Rolland Courbis, ancien entraîneur de l'équipe algéroise.

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« Si je les suis ? Ah putain, bien sûr ! Toutes les semaines, je regarde les résultats, je passe des coups de fil, c'est presque comme si j'avais jamais vraiment quitté ce club. » Pour un peu, Rolland Courbis se vexerait quand on lui demande s'il a gardé des attaches avec l'USM Alger, dont il a été l'entraîneur un an durant, entre 2012 et 2013. Une expérience courte mais marquante et dont il se réjouit de parler, loin des tracas de son quotidien montpelliérain. « C'était pas facile, pourtant quand je suis arrivé, j'avais pour projet de remettre une équipe en ordre et j'aime à croire sans fausse modestie que j'ai plutôt bien réussi. Dans l'équipe type actuelle, il y en a six ou sept qui faisaient partie de mon effectif à l'époque. » Puis finalement, il se ravise et rappelle son interlocuteur. « Non ! En fait, corrige, il y en a neuf » , recalcule-t-il. Une bonne partie des cadres, dont quelques jeunes qu'il a révélés, tels Hamza Koudri et Karim Baïteche. Mais celui qui l'avait le plus impressionné à l'époque, c'est Mohamed Zemmamouche. « Un des meilleurs gardiens que j'ai vus dans ma longue carrière, présente Courbis. Avec lui, t'as l'impression de jouer à douze. La présence dans la surface, l'interception des centres, les relances au pied… Il a tout. » Avec aussi Koualed, Rabie Meftah, Ferhat et El Orsi, qui forment encore aujourd'hui l'ossature actuelle de l'USMA, l'actuel entraîneur du MHSC a effectivement plutôt bien réussi sa mission de redressement d'un monument en péril, en lui faisant notamment glaner une Coupe d'Algérie ( « Contre le Mouloudia d'Alger ! Un peu comme si le PSG battait l'OM en finale de la Coupe de France » ). Mais ces performances ne sont rien à côté de celle qu'est en train de réaliser l'équipe actuelle : elle est en très bonne position pour se hisser jusqu'en finale de la Ligue des champions africaine.

Le meilleur atout offensif suspendu pour dopage


Les Algériens sont en effet en ballottage très favorable au moment de recevoir les Soudanais d'Al-Hilal qu'ils sont allés battre chez eux 2-1 dimanche dernier lors du match aller de la demi-finale. Une rencontre qui avait pourtant très mal démarré avec l'ouverture du score très tôt des locaux. Puis finalement, l'attaquant Amine Aoudia, récemment arrivé en prêt en provenance de Francfort, est parvenu à égaliser avant la fin du premier quart d'heure. Il a ensuite fallu tout le talent de Zemmamouche dans les buts pour maintenir son équipe à flot, avec plusieurs parades décisives et un penalty stoppé. Des prouesses qui ont fini par décourager des Soudanais qui ont fini par concéder un deuxième but, après l'heure de jeu, signé Baïteche, entré en cours de jeu. Une grosse performance d'autant plus surprenante qu'elle est intervenue quelques jours seulement après la nouvelle selon laquelle Youcef Balaïli, le meilleur joueur offensif de l'effectif depuis le début de saison, était suspendu deux ans pour dopage, suite à un contrôle inopiné datant de juillet. Une sale nouvelle pour une équipe forcément diminuée par cette absence inattendue d'un joueur tout proche d'intégrer l'équipe nationale. « L'affaire Belaïli nous a motivés » , a en fait déclaré Amine Aoudia après le succès obtenu à Omdurman, proche de Khartoum la capitale soudanaise.

L'ex-coach de Vitrolles et de Consolat aux manettes


Le match retour va donc avoir lieu avec un bel avantage à défendre pour les Algériens dans leur stade Omar-Hamadi de Bologhine, préféré à l'immense 5-Juillet. Question de repères dans une enceinte où l'USMA est invaincue depuis près d'un an et où elle a réussi un sans-faute en C1 en 2015 : six victoires en six matchs. Un nul suffirait ce samedi pour les USMistes de l'entraîneur Miloud Hamdi. Nommé faute de mieux cet été, ce dernier n'avait jusqu'alors que peu d'expérience du haut niveau, lui qui a auparavant dirigé Vitrolles et Marseille Consolat et qui a été un assistant de Djamel Belmadi au Qatar. En cas de qualification, l'USMA affronterait le vainqueur de l'autre demi-finale opposant un autre club soudanais, Al-Merrikh, au redoutable TP Mazembe de Patrice Carteron. Avantage aux Congolais, qui se sont inclinés 2-1 au Soudan et qui sont injouables chez eux à Lubumbashi. Autant dire que ça s'annonce périlleux pour l'USMA dans sa quête de succéder au palmarès à l'ES Sétif. « Ah putain, si c'est Mazembe en face, je peux même te dire que c'est mal barré » , prédit Rolland Courbis.

Par Régis Delanoë
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