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« On n'est qu’à trois matchs de Wembley après tout »

En déplacement à Londres samedi pour boxer avec Tottenham en seizièmes de finale de FA Cup, le Wycombe Wanderers (League Two) n’a pas grand-chose à perdre, si ce n’est tout à gagner. Reste que derrière le terrain, il y a l’histoire d’un club racheté en 2012 par une partie de ses supporters. Trevor Stround, le président du Supporters’ Trust, raconte.

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Comment est née votre histoire avec les Chairboys ?
Je pense que tout a commencé il y a vingt-sept ans. C’était l’équipe du coin. Dans ma jeunesse, j’étais davantage un supporter de Tottenham, donc, samedi, ce sera forcément un match particulier pour moi, de venir à White Hart Lane comme un visiteur.

Tout au long de son histoire, Wycombe Wanderers a toujours avancé avec un lien fort entre les supporters et l’institution. Comment peut-on expliquer ça ?
Ce club a toujours été particulier, à part. Notre histoire, celle du Wycombe Wanderers Trust, a débuté officiellement en 2012 après de longues négociations avec le précédent propriétaire, Steve Hayes. On a repris le club en juin 2012 et il s’organise comme ça : un trust board de onze personnes, élues par les abonnés. Les membres sont renouvelés tous les trois ans avec une élection. Ensuite, il y a un football club board de cinq personnes – dont trois membres du trust board, l’entité qui a le pouvoir de décision suprême. Si tout ça n’existe plus, l’essence de ce qu’est ce club est perdue, puisqu'on devrait revenir à une direction par propriétaire, ce qu’on ne veut en aucun cas.

« Ce qu’il faut comprendre, c’est l’engagement des supporters eux-mêmes dans ce projet. La vente des programmes de match, c’est eux. Quand il faut faire quelques bricoles au stade, ils débarquent. C’est important. »

Comment était la situation avant l’arrivée de Steve Hayes en 2004 ?
Le club fonctionnait comme une entité avec des socios. Il y avait environ 500 supporters qui avaient une part de leur club de foot et qui étaient considérés comme des membres fondateurs, si vous voulez. Le problème avec ce fonctionnement, c’est qu’on n’avait aucun moyen d’attirer de nouveaux investissements pour le club. Les statuts ont alors été changés et le club est devenu une PLC (Public limited company, comparable aux sociétés anonymes dans le système juridique français, ndlr). Résultat, les 500 membres fondateurs ont eu des droits qu’ils pouvaient utiliser. Le point central était que le club ne pouvait pas déménager à plus de cinq kilomètres du High Wycombe et qu’aucune personne seule ne pouvait détenir plus de 25% des parts. Un détail qui a ensuite évolué avec Steve Hayes qui est devenu complètement propriétaire en juillet 2009 alors qu’il détenait jusqu’ici 25% des parts depuis 2004.

Est-ce qu'il a été difficile d'accepter de laisser le club aux mains de Steve Hayes à cet instant ?
Sur le coup, pour nous, c’était la meilleure chose à faire. C’est un peu l’histoire classique dans chaque club : à l’instant où une décision est prise, on pense qu’elle est bonne. Puis il y a eu quelques divergences quand Hayes a répété ses envies de faire bouger le club d’Adams Park. Son objectif était d’avoir un plus grand stade, mais certaines voix expliquaient que c’était davantage pour l’avenir des Wasps, le club de rugby où Hayes avait aussi des intérêts, qui a joué à l’Adams Park jusqu’en 2014. Heureusement, finalement, le club n’a jamais déménagé. Ce détail a fait qu’il s’est lassé et a finalement préféré vendre. Malgré ça, pendant les négociations pour la revente, il a toujours été très juste, très disponible.

Wycombe est réputé pour être un club très familial, ce qui veut souvent tout et rien dire dans le foot. Chez vous, ça se concrétise comment ?
On aime croire qu’on entre vraiment dans la définition du club familial. Depuis que le club a été repris en 2012, on est aussi transparent que possible à tous les niveaux avec les supporters sur la santé financière du club, les actions, dans le fonctionnement. Par exemple, pour le match de samedi, où les places sont très limitées, on a eu de longues discussions avec les associations de supporters pour s’organiser.

« La clé, c’est surtout le président, Andrew Howard, qui la détient parce qu’avant de prendre ce poste en 2014, il a construit ses succès dans l’agroalimentaire et le sport automobile. Il connaît tout ça, la gestion. »

Pour vous aussi, c’est une nouvelle vie. Vous êtes président du Wycombe Wanderers Trust, mais comment on se prépare à ce type de job ?
C’était un challenge, c’est sûr, mais je m’y suis plongé à fond, entouré par une équipe formidable et hyper volontaire. Sans eux, sans tout cet état d’esprit, rien ne pourrait fonctionner. L’autre chose qu’il faut comprendre, c’est l’engagement des supporters eux-mêmes dans ce projet. La vente des programmes de match, c’est eux. Quand il faut faire quelques bricoles au stade, ils débarquent. C’est important.

Ce type de gestion est très populaire en Angleterre où pas mal de conseil d’administration de club sont composés de supporters. Avez-vous consulté d’autres exemples ?
Oui, après il faut faire la part entre les souhaits de départ et la réalité. Gérer un club de foot, c’est aussi du business, donc savoir maîtriser les finances de l’institution. Il y a énormément d’argent dans le foot professionnel au Royaume-Uni et avoir du succès nécessite d’avoir de solides connaissances financières, sinon tout peut vite dérailler. Notre chance, c’est aussi que l’équipe a eu de bons résultats ces dernières années avec une finale de play-off à Wembley en 2015 (perdue face à Southend United, ndlr), on a fait un 32e de finale de FA Cup contre Aston Villa avec un replay l’an passé et il y a donc ce déplacement à Londres pour jouer Tottenham samedi. C’est ces performances qui font rentrer de l’argent dans les caisses.


Vous aviez des bases dans la gestion d’entreprise avant ?
Non, pas vraiment, mais j’avais des connaissances. La clé, c’est surtout le président, Andrew Howard, qui la détient parce qu’avant de prendre ce poste en 2014, il a construit ses succès dans l’agroalimentaire et le sport automobile. Il connaît tout ça, la gestion. Après, si l’équipe monte, peut-être que je suivrai quelques formations complémentaires.

Quel est l’objectif aujourd’hui ?
Bien figurer dans toutes les compétitions, avant tout parce qu’on aimerait bien retourner à Wembley. Par la FA Cup, il ne reste que trois matchs après tout. Ce qu’on s’est dit, c’est qu’en cas de victoire, on ne ferait pas trop la fête, histoire de rester concentré pour la suite. À notre échelle, l’important est surtout de ne pas descendre, de rester en Football League. Pour cette saison, normalement, c’est bon vu qu’on est cinquièmes de League Two avec vingt points d’avance sur le premier relégable.

L’objectif, c’était aussi d’avoir un coach qui était passé par la maison ? Gareth Ainsworth a joué au club entre 2009 et 2013 avant de prendre l’équipe première.
Pas particulièrement. Avec Gareth Ainsworth, ce qui nous a convaincus, c’est surtout sa vision des choses, ses méthodes et son discours. C’était un bon joueur, mais c’est aussi un très bon entraîneur qui nous quittera probablement à un moment donné. C’est l’homme qu’il nous fallait et là, on n’a plus perdu un match depuis novembre.

Et vous pensez que ça peut continuer samedi ?
Bon, je garde en mémoire notre demi-finale de 2001 où on avait été battus par Liverpool (1-2). On avait éliminé Leicester en quarts qui était en Premier League, chez lui. Tout peut arriver, il y a une chance, mais ce qui est sûr, c’est qu’on va jouer notre jeu, porté vers l’avant, positif. Et pourquoi pas un replay histoire en les recevant à Adams Park ?

Propos recueillis par Maxime Brigand
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