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  2. // Barcelone/Inter (1-0)

On n'a pas vu la Remuntada

La fête à Barcelone se fera avec des chupitos à alcool frelaté ou avec du mauvais cava. Retour sur une énorme désillusion dans un stade qui croyait dur comme fer à la fameuse opération "Remuntada".

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Hier soir 20h00 au Camp Nou. Les supporters locaux blaugranas sont déjà, pour la majorité, au rendez-vous lancé par leur équipe durant les derniers jours.
45 minutes avant la rencontre, on attend l'échauffement des deux équipes, Barça et Inter Milan. La première à faire son apparition est l'Italienne, évidemment sous les huées de tous les culés présents. Les supporters visiteurs, planqués tout en haut de ce stade, semblent quant à eux discrets. Évidemment le pet d'une fourmi se fait moins entendre que celui d'un ours.

20h10. Le premier hymne du Barca sonne dans la sono du stade, les locaux font leur apparition sur le terrain. Ambiance chaude, des cris (ou des chants selon le niveau de décibel) « Força Barca » et « Barca, Barca » sont repris en chœur par les supporters. L'animation d'avant-match est réalisée par un speaker avec le maillot floqué du numéro 12, des lunettes de soleil sont posées sur ses cheveux longs, digne du meilleur speaker de la foire locale. Effectivement, l'ambiance à l'intérieur d'un stade de foot, même dans celui du plus grand d'Europe, est très similaire à celle d'un marché le dimanche. Les prix des poissons sont seulement remplacés par le nom des joueurs locaux. On y entend encore des «  Barca, Barca » , l'hymne du Barça est repris trois fois de suite par tout le stade, en alternance avec les deux ou trois chants du club.

20h27. Les 96214 spectateurs sont présents, presque tous vêtus d'un maillot du Barça. Andres Iniesta est acclamé, au bon souvenir de son but de l'an passé. Les visages sont joyeux, l'espoir se lit sur toutes les lèvres : « Oui, le Barça se qualifiera, oui à la remontée » . Sur les mains des voisins, on voit ainsi inscrit des scores au stylo bic : 2-0, 3-0 et même des 4-0 pour les plus optimistes.

20h35. L'hymne du Barca est balancé à la sono et repris à l'unisson par les supporters. Tous ont les deux bras levés pour montrer la pancarte laissée sur la chaise par le club. On fait part au plus grand tifo du monde, annonce-t-on. C'est magnifique. Les joueurs des deux équipes entrent sur le terrain avec la musique traditionnelle.

20h45. Le début de la rencontre est signalé par l'arbitre De Bleeckere. 785 journalistes de 30 pays du monde sont prêts à commenter les futurs exploits de Messi/Xavi ou ceux d'Eto'o/Júlio Cesar. Non, nous ne sommes pas spectateurs de la finale de la Coupe du Monde, mais bien à Barcelone pour la demi-finale de la Ligue des Champions entre le Barca et l'Inter Milan. Le public encourage son équipe comme jamais, le rythme des chants est entêtant. On aimerait parfois varier de chanson ou de slogan, mais qu'importe, les encouragements ne cessent pas. Eto'o ne s'est d'ailleurs pas trompé dès la fin de la rencontre, en disant : « Les supporters du Barca méritent un 10 » .

21h33. C'est la mi-temps. Les panneaux géants du stade affichent les statistiques : 78% de possession de balle pour le Barça ; 330 passes pour le Barça pour seulement 43 du côté milanais, et pourtant le score indique toujours 0 à 0.
Notre voisin Adams, journaliste au Burkina Faso, nous lâche : « Je vois mal le Barça mettre deux buts en deuxième période » . On entend sur la sono le tube des Black Eyed Peas « I gotta a feeling » . Mince, on est bien dans un stade de foot ?

21h45. La pause sandwich Frankfurt–Coca est finie. Le public local semble penser différemment de notre ami Adams. Les visages se tendent de plus en plus, forcément plus le temps passe, plus l'espoir devient désillusion. On entend plus les « Inter, Inter » , preuve que les chants se font moins forts pour le Barça. On dit que le stress empêche de chanter.

Près de 22h30, le Barça marque grâce à Piqué. Le stade est en folie. Il reste 6 minutes pour croire que la remontée est possible. Le public se lève et pousse les attaques incessantes de son équipe.

22h35 passées. Coup de sifflet final, le Barca est éliminé. La déception se lit sur tous les visages culés. La remontée n'aura pas lieu. Les joueurs milanais célèbrent leur qualification, pendant que l'on commence à arroser le terrain... Simple métaphore des pleurs dans le vestiaire des joueurs du Barça ou tout simplement une manière de signaler à l'équipe visiteuse que l'on ne célèbre pas une qualification sur le terrain du Barça ? La fête doit être plus folle du côté de Madrid pense-t-on dans les travées. On sait bien qu'un Barça qui pleure, c'est un Madrid qui rit. En tout cas, du côté catalan, ça sent la fête à coups de chupitos à alcool frelaté ou avec du mauvais cava... Ce matin, le réveil risque d'être difficile et de faire mal à la tête. Car c'est la bien la fourmi qui a éliminé l'ours.

Par Sébastien Prieto Riquelme, à Barcelone

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analyse étonnante du match!
Les joueurs de l'Inter, sous les ordres de Mourinho, n'ont cessé de faire recours à l'antijeu. En témoigne les fautes grossières et non sifflées de Lucio, qui s'écroule en plus à chaque contact.Les joueurs interistes doivent prendre des cours du soir pour berner les arbitres et c'est bien malheureux. L'arbitre qui nous a encore offert une prestation magique avec au moins un pénalty non signalé su Ibra (11é). Un deuxième jaune imaginaire (le premier étant généreux) qui entraine l'expulsion de Thiago Motta et gâche le match.
Ne pas oublier non plus les deux penalty non sifflé de la demi finale aller.
SoFoot est un journal que j'apprécie pour son cynisme mais il y a des limites dans l'objectivité. L'Inter a démontré sa supériorité physique et tactique mais dans un style de jeu effroyable pour la beauté du foot. Et au delà des jugements sur les performances sportives, il faut signaler le niveau pitoyable de l'arbitrage de "haut niveau" en Europe. Mr Debleecker nous a bien démontrer hier soir l'incapacité des trois arbitres à comprendre l'esprit du sport. Il n'a pas eu beaucoup de travail mais chacune des décisions importantes qu'il a eu à prendre s'est avérée mauvaise, le penalty sur Ibra, l'expulsion de Thiago et cerise sur le gâteau, il siffle une main imaginaire de Touré (alors qu'il est proche de l'action!) qui annule le but de Bojan. Pourquoi choisir un arbitre d'un championnat mineur (Belgique) pour une rencontre avec un tel enjeu. Même scénario que la demi finale retour Barça-Chelsea avec cette fois le Barça en victime. Aaron Huzu, ancien président de la BBC évalue avec politesse la prestation de M. De Bleecker : "Je pense que l'arbitre était trop exigeant. La première phase ne devrait pas donner un carton rouge. Pour quelque chose comme ça vous donneriez un jaune, mais pas une expulsion. Et la scène avec Touré, le jeu devrait être autorisé à continuer car le ballon Touré était tendue et la main soudé au corps à hauteur de la poitrine". Enfin, des amis fan de l'Inter était au match hier soir et ont eux-même reconnu l'absence de main de Touré et le penalty sur Ibra à vitesse réelle et proche de la pelouse.
SoFoot est un bon site mais de temps en temps, restons sérieux!
le commentaire qui me précède est pathétique.
Plus qu'une folie, ces supporters catalans, qui n'acceptent aucune critique, et font par d'une mauvaise foi étonnante en matière d'arbitrage.
Quand on a gagné ses deux dernières CL sur cela même...

Je savais qu'on nous vendait du Barca à tout va, mais de là à avoir créer autant de troll du foot champomy, c'est lolant.

Le Barca promettait de faire regretter aux joueurs de l'Inter d'être footballer. Ce qui était déjà en soit, vraiment frimeur de leur part... mais c'est bien les zèbres bleus et noir qui l'ont fait regretter au Blaugrana en leur laissant le ballon et le soin de montrer leur si beau football.

J'aime beaucoup le Barca, mais là faut redescendre un coup, pas se voir trop gros.
Ouais ouais....

je reposte le même commentaire que sur l'article "un club, rien de plus?"


"Pour les jeunes puceaux boutonneux fans de messi et de sa mochitude, allez regarder téléfoot. Les italiens de l'Inter vous ont appris ce que c'était que le football, un peu comme l'Italie face aux Pays-Bas en 2000, ou encore l'Argentine face aux Pays-Bas en 78 ou sinon les allemands dans tous les cas....

Le foot, c'est pas uniquement pour les fans d'arsenal, du barça et de christiano ronaldo, c'est aussi pour ceux qui adorent van bommel, effenberg, kean (roy, of course) ou encore le king..

Sur ce, bonsoir les kikoo lol, ne trainez pas trop, vous avez déjà veillé hier soir jusqu'à 23h, vous allez être fatigué, demain en classe."

(mode troll on) Y'en a marre de ces supporters catalans, imbus de leur équipe, pleins de fausseté quand leurs joueurs simulent ou provoquent aussi (comme tout bon footballeurs) et qui de surcroît se disent catalans quand ils supportent le barça et se disent espagnols uniquement quand l'espagne gagne... j'attends de pied ferme la chute ... qui arrivera surement plus tôt que prévu... (mode troll off)

sans rancune.
à tatayoyo, nik tamer et olff : vous avez raison sur certains points, comme Ennio G. : le public du Camp Nou est un public de merde,souvent, les supporters catalans sont très cons, Busquets est un simulateur de bas étage, et Zlatan n'a rien fait. Mais le problème, c'est que vous êtes incapables de penser contre vous, à force de vous la jouer en rupture avec la doxa, vous perdez le point de fuite du négatif : sur le plan anecdotique : les supporters de Giuseppe Meazza/San Ciro sont aussi de gros cons, la paire Lucio/Samuel ressemble plus à un duo de judokas, quant à la simulation, il me semble que les intériste sont des spécialistes en matière de plongeon. Sur le plan du jeu lui-même : vous triquez devant une organisation en 1-10-0-0, une équipe qui refuse le jeu et qui bétonne ; et vous triquerez encore quand l'Inter aura battu le Bayern aux tirs aux buts après un match lénifiant ; tout cela en dit long sur votre imaginaire esthétique, aussi pauvre qu'un zéro-zéro dominical entre l'Inter et la Juve dans les années 60 ; votre icône sacrée est Helenio Herrera, moi, c'est Johan Cruyff - c'est tout ce qui nous sépare... C'est à la fois rien, et c'est beaucoup.
@Solaris
Tu t'entêtes. Déjà si toi t'es socios du Barca c'est bien, mais prend pas forcément les autres pour des tifosi Nerazzuri, ce qui n'est pas mon cas.
Et trouver des limites au Barca, c'est pas forcément être en rupture avec la "doxa" actuelle. Et qui te dit qu'on idolâtre pas Cruyff aussi ? On est pas tous extrémiste religieux d'une philosophie de jeu, on peu en apprécier plusieurs.

"les intériste sont des spécialistes en matière de plongeons"
T'en as encore beaucoup dans le panier des trucs comme ça qu'on se marre.
L'article de Gnioci le dit très bien, le Barca est un club comme les autres, usant de tricheries comme les autres, Inter inclus. On ne béatifie pas les noirs et bleus, on apprécie juste la force mentale et tactique dont ils ont usé pour vaincre la "meilleure équipe du monde".
Parce que tu sembles oublier qu'il y'a eu un match aller, là même où l'Inter a joué tous les coups possibles en attaque, et en a même enfiler 3 à Valdes. D'où le 1-9-0-0 du retour.

Et pour la finale, si tu crois à un match nul finissant aux pénaltys, vas-y, mais oublie pas de regarder le match avec tes lunettes 3D, parce que moi j'annonce des kilos de buts pour les blaunegra.
@ Olff : je ne suis pas "socio" du Barça, je ne cesse de dire partout sur ce site que la marchandise d'un Barça chevalier blanc du football est frelatée, qu'il n'y a rien à attendre d'un populiste comme Laporta, que souvent, cette année, ils n'ont pas gagné avec la manière etc... Je suis aussi le premier à reconnaître que Mou a gagné la bataille tactique au match aller. Mais ce qui m'exaspère, c'est que vous soyez en extase devant la tactique du coffre-fort au match retour, c'est d'une laideur sans nom ; alors je sais, vous allez me dire que l'essentiel, c'est de gagner, mais moi je me fous de la victoire. Maintenant, tu as raison : le problème du Barça, c'est qu'il n'a qu'un style de jeu, et qu'il ne sait pas faire autre chose. Toutes les équipes qui voudront le battre vont désormais s'inspirer de Chelsea (l'an passé) et de l'Inter (cette année) ; ça marche, mais moi je préfère le football total : tout le monde attaque, tout le monde défend ; je veux donc bien aisément accepter que j'ai une vision exclusive du jeu ! Quant à la finale, la pluie de buts sur laquelle tu conjectures, elle risque bien de venir d'un mec comme Robben, à moins que Lucio, Samuel ou Chivu se chargent de lui à grands coups de latte...
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