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  2. // Milan AC/Pérouse (2-0)
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On était au premier match officiel de Mihajlovic

Le Milan AC disputait, ce lundi, son premier match officiel de la saison, au troisième tour de Coupe d'Italie, face à Perugia. Un match tranquillement géré par les Rossoneri avec une victoire sans anicroche (2-0). Parfait pour se mettre en confiance avant de démarrer les vraies hostilités, dimanche, à Florence.

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Période de vacances et week-end de Ferragosto obligent, la ville de Milan résonne bien creux ces derniers jours. Voir le Milan AC engagé, un lundi soir, au troisième tour de Coupe d'Italie, à ce moment de l'année, est d'ailleurs une étrange curiosité. Puisque rappelons que les huit premières équipes au classement de la dernière Serie A n'entreront en lice que dans deux tours - en huitièmes de finale - en décembre prochain. Pour ses débuts officiels à la tête du Milan AC, Siniša Mihajlović a donc droit à la réception de Perugia (Serie B), pour une rencontre pas loin d'être amicale dans l'esprit des tifosi. Le « football d'été » comme on se plaît à l'appeler dans la Botte. L'affluence est toutefois au rendez-vous aux abords du mythique stadio San Siro, et de ses immenses et impressionnantes tours de béton.


Malheureusement, si les nouvelles stations de métro, inaugurées en avril dernier, ont grandement fluidifié le trafic vers l'arène rossonera, ce n'est pas le cas de la billetterie. La faute, en grande partie, aux billets nominatifs qui font perdre un temps fou à la pauvre caissière qui s'affaire à entrer rigoureusement les noms de chaque tifoso sur son écran. Une longue heure d'attente, et de lamentations plus tard, on peut enfin se diriger vers les travées du monstre. Non sans avoir jeté, à contre-cœur, un briquet au contrôle de sécurité. « Pas de clopes pour ce soir, monsieur » , s'amuse l'agent de sécurité, bien conscient de l'excès de zèle de certaines règles sécuritaires.

Bacca-Adriano, coppia d'oro


Pour combler les quelques dernières minutes d'attente avant le coup d'envoi, la plupart des tifosi joue aux pronostics. Évidemment, tout le monde s'attend à une victoire facile du Diavolo face aux modestes Grifoni de Perugia. Finalement, la météo est parfaite avec une légère brise, bien agréable. Une aubaine pour le public familial venu garnir en nombre le « secondo anello rosso » , à un tarif plus qu'abordable de 7€. Car si la cité milanaise est vide de ses habituels occupants, les touristes sont, eux, bien présents, notamment grâce à l'attrait de l'exposition universelle, au nord-ouest de la ville. Les tribunes se remplissent ainsi peu à peu, même si le Milan a pris la précaution de fermer le troisième anneau - sauf en secteur « verde » pour les visiteurs. Germano Lanzoni, le speaker officiel, peut se déchirer les cordes vocales pour la présentation des équipes, malgré un gros décalage sur le tableau d'affichage, qui a pour avantage de déceler les vrais tifosi des faux. Quoi qu'il en soit, Nigel de Jong, nouveau capitaine des Rossoneri, et Jérémy Ménez remportent, haut la main, la bataille à l'applaudimètre.


La rencontre peut démarrer, et c'est le millier de tifosi visiteurs qui se charge de mettre l'ambiance. La Curva Sud milanaise peine, elle, à s'organiser. Sur le terrain, le Milan démarre également doucement. Logiquement, les automatismes se font encore désirer avec cinq nouvelles recrues - Romagnoli, Ely, Bertolacci, Adriano et Bacca - alignées au coup d'envoi. La solution vient finalement de la pelouse. Au sens propre, avec un contre décisif initié par une perte de balle de Fabinho qui se prend les pieds dans le tapis. Qu'importe, San Siro fête son premier buteur de la saison : Keisuke Honda (comme la saison dernière), dont le bon Germain galère à prononcer le prénom. Remuant, le Japonais est d'ailleurs proche de doubler la mise, sur coup franc, mais Rosati réalise une bonne parade. Seulement partie remise, puisque, quelques minutes plus tard, Luiz Adriano trouve le chemin des filets, après un échange somptueux entre Honda et Bacca. L'occasion de voir le plus beau plus flocage de la soirée, « Parametri 0 » , se lever pour acclamer le but du Brésilien, symbole parfait du changement de direction pris par le club.

Berlusconi en tribunes


Avec près de 90 millions d'euros investis lors de ce mercato, le Milan a effectivement bien desserré sa ceinture. On apprend d'ailleurs, à la pause, la présence de Silvio Berlusconi en tribunes. On hésiterait presque à lui glisser un mot sur les interminables files d'attente devant la billetterie. Pas le temps, la partie va déjà reprendre. Enfin, c'est un grand mot, puisqu'elle est en réalité finie depuis un moment. Le Milan se contente de gérer tranquillement son avantage, ce qui a le don d'exaspérer Siniša Mihajlović, constamment debout devant son banc. Mais Perugia est bien trop timide pour espérer inquiéter les Rossoneri. D'autant plus que le jeune duo Romagnoli-Ely est impérial en défense centrale, bien aidé par un De Jong impressionnant d'abattage physique. Les minutes s'égrènent doucement au rythme des conversations futiles : les chaussures fluo des joueurs, l'ancienne vie de pêcheur de Bacca, le transfert d'Ibrahimović…


On ira au bout de la rencontre sans Davide Lanzafame. Le capitaine de Perugia écope logiquement d'un second carton jaune, synonyme d'expulsion, pour une faute grossière sur Bertolacci. Le public rossonero manque toutefois d'opportunités pour s'enthousiasmer. La blessure de Rosati fera finalement l'affaire. « Relève-toi bat… » , s'égosille une supportrice, sans pitié. Enfin réveillée, la Curva Sud échange les amabilités avec les tifosi biancorossi, qui ne déméritent clairement pas. Puis Jérémy Ménez fait son apparition sous les applaudissements. Comme Alessio Cerci, qui en a enfin fini avec un échauffement loin d'être convaincant. Les premiers ballons de l'ancien Granata, salués par les quolibets de San Siro, en sont d'ailleurs la preuve. L'attaquant italien n'aura pas le temps de les faire mentir, Massimiliano Irrati renvoie tout le monde aux vestiaires. Le Milan a réussi sa première sortie de la saison. Mais la tâche sera autrement plus compliquée, dimanche, pour l'ouverture du championnat à Florence.

Par Eric Marinelli
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JuanSchiaffino Niveau : National
mais il était caché, cet article...
Un peu triste toutefois de voir un si grand club s'enthousiasmer pour De Jong et Menez...La tristesse.
SpecialEffect Niveau : DHR
En tout cas, il aura montré à cette motte qui était le boss sur le terrain.
SpecialEffect Niveau : DHR
Erf... pas le bon compte rendu, ça m'apprendra à lire l'article en diagonale.
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