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On était au premier derby au Parc OL

Le nouvel écrin de l’OL accueillait son premier derby dimanche soir. Si les Verts n’étaient pas parvenus à gâcher la fête lors du dernier OL-ASSE à Gerland (3-0), ils sont repartis de Décines avec une nouvelle défaite dans les valises.

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« Vaulx-en-Velin, La Soie. Terminus, tous les voyageurs descendent de voiture. » Les supporters de l’Olympique lyonnais suivent sans broncher les indications de la « voix du métro A » et accélèrent le pas pour grimper dans l’un des tramways menant directement au Parc OL. À l’intérieur de l’une de ces navettes, Jérémy, Jordan et Anthony, tous les trois vêtus d’un survêtement aux couleurs du Bayern Munich, de Chelsea ou de MU, qui recouvrent leurs maillots de l’OL, reviennent sur les matchs européens disputés ce dimanche après-midi : « J’étais devant Tottenham - City tout à l’heure, City s’est fait manger. / Oh vous avez vu comment Balotelli a nettoyé la lucarne ? / Griezmann et Gameiro, ils ont encore planté avec l’Atlético ! » Après avoir passé en revue les quatre grands championnats du Vieux Continent, les trois compères sont déposés quinze minutes plus tard au pied du « formidable outil » de Jean-Michel Aulas, qui s’apprête enfin à accueillir le premier derby de son histoire, dix mois après son inauguration. Une rencontre attendue par tous les supporters des Gones, qui balancent déjà pétards, fumigènes et chants anti-Stéphanois plus d’une heure et demie avant le coup d’envoi de cette 113e confrontation entre l’OL et l’ASSE.

Cyril Hamouma, J+1 et Umtiti remplaçant


Passés les quelques provocations et doigts d’honneur offerts aux forces de l’ordre, une centaine de membres du Kop Virage Nord, étroitement surveillés depuis l’hélicoptère survolant le Parc OL, pénètrent sur le gigantesque parvis de l’enceinte décinoise. Là, sur cette esplanade, quatre jeunes freestylers, installés sur une petite scène, régalent des supporters lyonnais venus se siffler quelques bières avant de prendre place en tribunes. Marc et son jeune fils, Matthias, préfèrent ne pas s’attarder devant ces jolis gestes techniques et foncent direction le Virage Sud, passant ainsi devant les portraits gigantesques de Grégory Coupet, Claudia Caçapa, Christophe Delmotte ou Karim Benzema, placardés tout autour de la structure du Parc Olympique lyonnais. Le père et son fils parviennent à regagner leur place quelques minutes avant l’annonce de la composition stéphanoise. Une composition peu ordinaire puisqu’on y retrouve le numéro 21 « Cyril Hamouma » , selon les dires du speaker lyonnais, Joffrey Dassonville, ainsi que sur les écrans géants du stade. Joli troll. En plein échauffement, Romain Hamouma ne réagit pas à cette légère provocation et imite ainsi son portier Stéphane Ruffier, stoïque devant les insultes perpétrées à son encontre par les membres du groupe de supporters Lyon 1950, admirateurs des chroniques dominicales de Julien Cazarre sur Canal+ : « Oh Ruffier ! La seule fois qu’on te voit à la télé, c’est à J+1 parce que t’es trop con ! »


Flo, capo des Lyon 1950 dans le Virage Sud, répète ensuite les consignes pour le tifo à déployer à l’entrée des joueurs, puis motive ses troupes : « Les gars, si ce soir vous n’êtes pas motivés, alors vous ne le serez jamais. On a tous vécu un début de saison un peu compliqué entre le mercato, les blessures et des défaites de merde, mais ce soir, c’est le match qu’on attend tous depuis qu’on est arrivés dans ce stade. Il y a eu Paris (2-1), c’était une belle ambiance, Monaco (6-1), c’était encore un peu mieux et ce soir les Gones, c’est l’apothéose ! » Acclamations chez les quelque 700 membres de l’association, qui se moquent dans le même temps des ratés de Berić, Pajot ou Roux devant le but à l’échauffement. La sono du Parc Olympique lyonnais se charge de faire encore un peu plus monter la température dans les tribunes en diffusant le tube du DJ français Kungs, repris à la sauce « Mapou Yanga-Mbiwa, la la la la la » par tous les supporters de l’OL. Le défenseur international français, suspendu pour cette rencontre, ne figure donc pas sur la feuille de match de ce derby, contrairement à… Samuel Umtiti, néo-Barcelonais, mais pourtant annoncé dans les remplaçants lyonnais sur les deux écrans géants du stade à l’annonce de la composition rhodanienne. Troll ultime. Leur échauffement terminé, les hommes de Bruno Génésio regagnent les vestiaires au sprint, emmenés par leur capitaine, Corentin Tolisso, tandis qu’un pétard explose à proximité d’un jeune ramasseur de balle du Virage Sud, provoquant la colère du capo des Lyon 1950.

Boulettes de papier, Will Grigg et les signes de Jul


Les vingt-deux acteurs redébarquent sur la pelouse du Parc OL à 20h40 entre les deux jolis tifos réalisés par les kops des Virages Nord et Sud. Les feuilles de papier servant à ces animations visuelles sont ensuite utilisées comme projectiles pendant la rencontre et empêchent Romain Hamouma de tirer un corner à la 10e minute de jeu. Rappel à l’ordre du speaker : « Supporters, nous comptons sur vous pour ne rien lancer sur l’aire de jeu, merci. » Perturbé par toute cette agitation autour de sa personne, Romain « Cyril » Hamouma, touché au genou, quitte ses « petites beautés » prématurément et regagne directement les vestiaires à la 24e minute de jeu. Devant le faible niveau de jeu proposé par leur équipe, les supporters lyonnais donnent de la voix et enchaînent « Qui ne saute pas n’est pas lyonnais » et « grecque » pour réveiller leurs joueurs. Un message visiblement entendu par Nabil Fekir, énervé par son face-à-face manqué avec Ruffier en tout début de match, qui prend alors Selnæs de vitesse avant de déposer le cuir sur la tête de Sergi Darder, tout content de pouvoir ouvrir la marque dans ce derby et d’annoncer ainsi la naissance prochaine de son premier enfant. Le milieu de terrain espagnol n’oublie pas de venir remercier le passeur décisif, mais les deux hommes sont alors rejoints par deux supporters ayant réussi à pénétrer sur la pelouse avant d’être interceptés par les agents de sécurité. 1-0, 41e minute, le Parc OL peut alors entonner à pleins poumons le traditionnel chant anti-Stéphanois « Emmenez-moi à Geoffroy-Guichard » , récité chaque soir de match à la 42e minute, en hommage au numéro de département de la Loire et, donc, de la ville de Saint-Étienne.


Pendant la mi-temps, les jeunes du Cascol Oullins et du FC Bourg-Péronnas, deux clubs partenaires de l’OL, s’affrontent dans le cadre de l’Orange Football Challenge. Match nul entre les deux équipes mais les Oullinois l’emportent deux signes du rappeur Jul à zéro dans leurs célébrations. Les vingt-deux acteurs refont alors leur apparition sur le terrain. Anthony Lopes salue le public du Virage Sud qui lui lance en retour son nouveau chant « Lopes on fire, pas besoin de défenseurs » sur l’air du tube de l’Euro « Will Grigg’s on fire » à la gloire de l’attaquant nord-irlandais Will Grigg. « Ce chant, je l’ai découvert dans cette tribune, mais ce jour-là (Irlande du Nord - Ukraine au Parc OL pendant l’Euro, ndlr), elle était entièrement verte » , annonce d’un ton rieur Flo, le capo des 1950. Mais ce dimanche soir, impossible de voir une seule touche de vert dans les gradins du stade des Lumières. Alors que la LFP avait décidé d’octroyer 771 places aux groupes de supporters stéphanois dans le parcage visiteurs de l’enceinte (qui contient 3 000 places), ceux-ci ont préféré décliner la proposition, jugeant le nombre de places allouées ridiculement petit. Les 3 000 places de ce parcage visiteurs ont donc été remises en vente auprès du public lyonnais, comme cela avait été le cas lors du dernier derby à Gerland en novembre dernier.

Les shows Lopes et Ruffier, le record d’affluence battu


Si le public lyonnais affirme qu’Anthony Lopes n’a pas « besoin de défenseurs » , l’international portugais est tout heureux de voir le poteau repousser la tentative de Monnet-Paquet au début de la seconde période. Impeccable devant Pajot quelques minutes plus tard, il inspire son homologue Stéphane Ruffier qui sort le grand jeu face à Tolisso et Fekir. Les Lyonnais étouffent des Stéphanois essoufflés suite à leur match de Ligue Europa disputé jeudi contre Anderlecht (1-1), et Tousart, puis Darder manquent l’occasion d’inscrire le but du break. Un deuxième but qui sera finalement l’œuvre de Rachid Ghezzal, entré en jeu à la place d’un Mathieu Valbuena fantomatique, qui trompe Ruffier d’une frappe lointaine du gauche en fin de match. Les 57 051 spectateurs (record d’affluence battu) chavirent de bonheur et laissent éclater leur joie. Clément Turpin siffle la fin de ce premier derby de l’histoire au Parc OL, et Corentin Tolisso, accompagné de Jordan Ferri, court sauter dans les bras de son gardien et pote du centre de formation, Anthony Lopes. Le portier lyonnais se tourne alors vers le Virage Sud et lance un « On est chez nous ici, on est chez nous ! » plein de rage et de fierté. Des propos applaudis par un supporter avec un maillot de l'OL cuvée 2009, floqué Miralem Pjanić. Ce dimanche soir, les supporters des Gones peuvent pleinement savourer la première réussie contre les Verts dans le nouvel écrin. Viendra ensuite le temps de se pencher sur le prochain adversaire à défier au Parc OL : la Juventus Turin, en C1. La Juventus de Gonzalo Higuaín et d'un certain… Miralem Pjanić. Tiens, tiens.



Par Maxime Feuillet
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